Leçon 9 STEVE BIKO ET L’APARTHEID

Steve Biko et l’Apartheid

L’histoire de mille et une histoires

Bonjour à tous. Permettez-nous d’abord de vous présenter nos excuses pour ce (trop) long silence. Ce 9ème numéro de la Revue Afro Child méritait que l’on consacre une attention toute particulière à sa rédaction. Comment sinon vous rappeler, sans tomber dans la médiocrité, ces hommes et femmes qui se sont battus et, pour, certains, sont morts pour que leurs contemporains aient le droit et la liberté de se considérer comme des être humains?

Malheureusement, sur les quelques lignes qui vont suivre, il nous était impossible d’y résumer tous les combats de ces braves. Alors, qui choisir? D’autant plus que,outre le choix, l’humilité qu’impose chacun de ces héros, nous contraignait à d’énormes efforts de recherches … Mais, vous verrez, cela valait la peine!

Notre choix s’est porté sur un de ces noms dont la seule évocation réveille dans notre inconscient les éloges que nous réservons aux Grands Hommes, car c’était un Grand Homme : Biko.

I. BIKO : l’homme en quelques mots

Steve Biko, naît Stephen Bantu Biko le 18 décembre 1946 à Ginsberg, l’un des innombrables townships de King William’s Town, province du Cap. Avant même de fêter ses cinq ans, le jeune Biko est déjà confronté à la politique : en septembre 1951, un rassemblement de contestation emporte son père, Mzimkhayi, tué par un policier blanc. Plus tard, c’est son frère qui est emprisonné pour ses actions anti-apartheid.

Rien d’étonnant, donc, de voir Biko, corps et âme, s’engager très tôt (en fait, dès son entrée à l’université), dans la politique avec un charisme sans cesse croissant. A vrai dire, il n’est pas tout à fait exact de qualifier son engagement de purement politique. Pour lui, dès le début, l’objectif est de réveiller les masses noires, d’éveiller l’esprit de ses frères . Son parcours dans le mouvement anti-apartheid le montre, d’ailleurs, assez bien : il est d’abord élu au Conseil représentatif des étudiants noirs de l’Université de médecine de Durban. Mais, il ne tarde pas à se rendre compte que ces Conseils représentatifs et les Conférences de la National Union of South African Students (NUSAS), ne sont qu’un cache-misère et dissimulent mal un paternalisme blanc envers la jeunesse noire. En 1969, il crée le South African Student Organisation (SASO), puis, initie le Black Consciousness Movement pour matérialiser, dit-il « le rejet par l’homme noir du système de valeurs qui veut faire de lui un étranger dans son propre pays et qui détruit jusqu’à sa dignité humaine ».

Mais, avant de continuer, et afin de mieux comprendre son combat, reprenons en quelques paragraphes la longue, très longue, histoire de l’Afrique du Sud

II. L’AFRIQUE DU SUD: un carrefour de l’Histoire

Il faudrait des dizaines de tomes ne fusse que pour vous résumer l’histoire de l’Afrique du Sud. En fait, il semble même qu’il faille parler d’histoires au pluriel tellement les peuples et les cultures s’y croisent et y cohabitent, tantôt en paix, tantôt en guerre.

Aujourd’hui l’Afrique du Sud pèse près de 44 millions d’habitants (à la louche : 75% de noirs, 14% de blancs, 9% de métis et 2% d’asiatiques). Elle vient, par ailleurs, en première position sur le plan économique, en Afrique.

(a) Cap Town: une escale vers le « nouveau monde »

Les premiers témoignages écrits de l’histoire de l’Afrique du Sud coïncident avec l’arrivée des premiers européens. Mossel Bay, le 3 février 1488 : Bortolomeus Dias, marin portugais, en route vers les Indes avec l’expédition Carcharon Carcharias, fait escale à l’actuel Cap de Bonne-Espérance (baptisé ainsi par les soins de son commanditaire le roi du Portugal Jean II). Cependant, le Portugal hésite à y installer une colonie; quant à Dias, ses ambitions se portent plus sur la route des Indes que sur l’intérieur des terres sud-africaines. D’ailleurs, les khoïkhoï (qui peuples alors la Région) semblent eux-mêmes hésiter à accueillir ces étrangers … un peu trop étranges à leur goût.

Personne n’y prête grande attention à l’époque, mais, cette rencontre au Cap de Bonne Espérance entre les marins portugais et les khoïkhoï, va être le vrai point de départ de l’aventure historique de l’Afrique du Sud.

Quelques temps après que Dias ait doublé le Cap de Bonne Espérance (1488), Vasco De Gama ouvrait la route maritime des Indes (1498). Sur ses traces, toutes les grandes puissances de cette époque s’empressèrent d’établir leurs comptoirs en Orient. Mais, il fallut attendre que les Pays-Bas prennent la décision d’établir un point de ravitaillement pour la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, avant de voir les premiers blancs s’installer plus longuement sur les terres du Cap, aujourd’hui Cap Town. C’est à Jan van Riebeeck, en 1652, tout frais débarqué sur la côte avec ses 80 soldats, que reviendra le privilège d’être le pionnier de cette nouvelle terre.

On s’étonne de constater qu’entre ces pionniers soldats et les khoïsan (baptisés ‘hottentots’ ou bégayeurs en français en référence à leur click caractéristique de leur langue) s’installe des relations d’affaires relativement paisibles même si la nature se charge de temps à autre à les rappeler à la réalité en décimant tantôt les khoïsan par des maladies arrivées dans les valises des pionniers, tantôt les pionniers eux-mêmes par des maladies locales.

(b) Le Grand trek

En 1657, sur recommandation de Riebeeck, les premiers colons blancs vont s’installer en Afrique du Sud. Dès cet instant, les parcours historiques des différentes populations sud-africaines ne vont plus cesser de s’entrechoquer. En 1691, la colonie du Cap est officiellement proclamée. Les colons hollandais qui ont commencé à s’installer à l’intérieur des terres et qui manquent de mains d’œuvres, importent des esclaves de Guinée, d’Angola, de Malaisie ou encore de Madagascar (18ème Siècle). Ces derniers sont les actuels ‘Malais du Cap’.

Le Cap attirait, pour des raisons stratégiques, toutes les grandes puissances. C’est ainsi que, juste derrière les hollandais, vont débarquer les français (huguenots) persécutés par la révocation de l’Edit de Nantes, puis les anglais. L’Empire Britannique, en guerre avec les Pays-Bas, va conquérir le Cap de Bonne-Espérance et liquider la défunte Compagnie des Indes Orientales (déjà en faillite en 1798).

L’inimitié ne va cesser de croître entre les fermiers ou « boers » (hollandais) et les anglais devenus l’élite politique et économique. Elle atteint son paroxysme en 1812: cette année-là, les hottentots (souvenez-vous : ce sont les peuples khoïsan) obtiennent, avec l’aide des britanniques, que les tribunaux traitent de leurs plaintes contre leurs employeurs (la plupart du temps esclavagistes), rompant ainsi la sacro-sainte hiérarchisation des classes sociales basées sur les races et la couleur de la peau; hiérarchisation qui mettait bien évidemment le noir tout en bas … si ce n’est en deçà. Mais, c’est en 1833 que la cassure fût parachevée, lorsque les britanniques, galvanisés par leur succès politique et économique, abolirent l’esclavage et commencèrent une campagne de dénigrement de l’Afrikaans (« créole » néerlandais).

Insatisfaits et mécontents, plusieurs milliers de fermiers Afrikaners (« boers ») vont alors décider de rompre tout lien avec la colonie du Cap et de pénétrer l’intérieur des terres. C’est le début de ce que l’on va plus tard appeler le « Grand trek » qui, au fil du temps, va contribuer à créer la mythologie d’une Afrique du Sud blanche, peuplée d’une tribu blanche « élue », à la recherche de sa terre promise, et n’hésitant plus à revendiquer son africanité : « ik ben een Afrikaners ».

Une des conséquences les plus imémdiates de ce Grand Trek fût la conquête du vaste territoire qui forme l’Etat actuel d’Afrique du Sud. D’ailleurs, est-ce si incongru de se demander, aujourd’hui, si le Grand trek a pris fin? Ce qui est sûr, c’est qu’une conquête progresse ou recule, elle ne stagne pas! Il vous appartient, dès lors, d’apporter votre propre jugement sur la question.

A chacune des progressions de ces trekboers (fermiers conquérants) vers l’intérieur des terres sud-africaines, les anglais leur emboîtaient le pas, annexant à tour de bras des provinces au sous-sol gorgées d’or et de diamants . Une guerre succédant à une autre (de 1880 avec la tentative échouée britannique d’annexer le Transvaal et l’apparition des premiers camps de concentration, à 1902 avec le Traité de Vereeniging constatant la défaite des afrikaners), les anglais finirent par arriver à leurs fins: entamer la création d’un ‘dominion’ unissant toutes les colonies d’Afrique du Sud (Cap, Natal, Transvaal et Orange).

(c) Le National Christianisme: « la tribu blanche derrière le dieu blanc »

Dans l’Histoire de l’Afrique du Sud, ce ne sont pas les conflits et les guerres qui font défaut. Leurs causes et la nature des belligérants se déclinent à l’infini: tantôt c’étaient xhosas contre zoulou ou contre britanniques, tantôt les britanniques contre boers …

Mais, il est un face-à-face meurtrier qui a façonné le paysage politique actuel de l’Afrique du Sud: les zoulous et les trekboers. Dans l’ombre des querelles entre anglais et boers, se développait la nation des Nguni amazoulou (Ceux du ciel), communément appelée l’Empire Zoulou. C’est à la tête d’une immense et impitoyable armée de 100.000 hommes, que le Roi Shaka va se lancer vers le Sud-Ouest à la conquête de nouveaux territoires. Son armée ne tarde pas à se heurter aux fameux trekbœrs qui, bien que moins nombreux, sont nettement mieux armés. Il va s’avérer, très vite, que la confrontation sera inévitable, les zoulous accusant les boers d’annexer des terres appartenant depuis des millénaires aux populations noires, les boers revendiquant, quant à eux leur africanité et donc leur droit sur ces terres. Une bataille reste dans les mémoires pour avoir été la plus sanglante de toutes, la Blood River Battle.: 500 boers, 10.000 zoulous … sans surprise, la poudre des boers s’imposa, mais les boers durent payer un très lourd tribut humain! Cette bataille a servi de socle à la méfiance des populations blanches envers les noires et plus tard au racisme et à l’apartheid. Elle fonde la mythologie de l’invincible homme blanc naturellement destiné à dominer l’homme noir et à conquérir ses terres. Elle inspire, aujourd’hui, la devise du parti d’extrême droite NP (National Parti): la « tribu blanche derrière le dieu blanc »

(d) L’apartheid « Les peuples inférieurs n’ont qu’à faire le choix: servir ou mourir »

Les victoires dans les guerres contre les populations noires (en particulier les zoulous), la résistance plutôt réussie contre la domination britannique, incitent les boers, désormais fièrement afrikaners, à (re)convoiter le pouvoir politique. Le tout premier Premier Ministre ‘élu’ d’Afrique du Sud (1910) sera d’ailleurs un afrikaner : le Général Louis Botha.

Pour les afrikaners les plus radicaux, les peuples noirs, et encore moins les britanniques, n’ont aucune légitimité sur la terre d’Afrique du Sud. Ainsi, par des arguments qu’ils vont prétendre historiques, cette frange d’afrikaners affirme que les noirs n’ont jamais vécu au Cap ni d’ailleurs dans certaines régions de l’intérieur et que, par conséquent, ce sont des envahisseurs qui s’en prennent à des terres appartenant aux blancs.

Un épisode va contribuer plus fondamentalement à désunir les destinés des sud-africains noirs et des sud-africains blancs : lors des différents conflits, des tentatives de conciliations vont avoir lieu. L’une d’entre elles, malheureusement, se soldera par le massacre des négociateurs boers envoyés auprès du Roi Zoulou. Tous les liens sont, alors, définitivement rompus et les boers se promettent de « lier leur destin à leur seul Volk (peuple) et à Dieu ». La République Natalia venait de naître. Lorsqu’ils reprennent le pouvoir politique, cet épisode n’était pas oublié. Malgré que ce soit une branche modérée des afrikaners qui ait accédé, avec Louis Botha, aux hautes fonctions politiques, leur première préoccupation va rester la protection du peuple blanc contre la puissance démographique des noires. L’Union de l’Afrique du Sud va, alors adopter, le 31 mai 1910, une Constitution ségrégationniste. Dès 1911, la Native Labour Regulation Act réglemente le travail indigène puis, en 1913, la loi sur la propriété foncière indigène limite à 7,8 % du territoire les régions où les Noirs peuvent acquérir des terres. C’est pour protester contre cette dernière mesure que va se créer le 8 janvier 1912 à Bloemfontein le A.N.C. ou African National Congress avec pour but d’unifier les différents peuples africains de l’Union de l’Afrique du Sud afin de défendre leurs droits et leurs libertés.

Mais, cet embryon d’apartheid ne va pas suffire aux plus radicaux, comme ils ne vont non plus s’émouvoir outre mesure du jeune A.N.C. L’un d’eux, le Général James Hertzog crée en 1914 le Parti National avec pour but de rompre tout lien non seulement avec les noirs d’Afrique du Sud mais également avec les britanniques. Il défend une idéologie qui est un subtil mélange de religion chrétienne et de peau blanche: le national christianisme (« pour une Afrique blanche » disent ses partisans). Il existait, cependant, encore plus radicaux que lui: en 1915 se met en route la Boederbond (Ligue des Frères) dont le programme est simple : la promotion du Volk (peuple afrikaner) et de son identité. Elle devient vite le Club de gentlemen ou il faut être vu pour asseoir son influence dans les sphères politiques et économiques. Jan Smuts, le successeur de Louis Botha, en est, cela va de soi, membre ! Mais, il choisit de s’allier aux modérés. Mauvais cheval ! Dès 1922, le Parti National organise insidieusement le chaos social déclenchant à tout va des émeutes avec des revendications ouvertement racistes. Jan Smuts réprime cette rébellion dans le sang, ce qui lui fait perdre tout crédit aux yeux de la population blanche. Il tente, alors, de se rattraper en faisant voter des lois instaurant la ségrégation résidentielle des régions urbaines et créant des réserves ethniques (1923), sans pouvoir reconquérir l’électorat afrikaner.

En 1924, c’est le très nationaliste et très ségrégationniste James Hertzog qui prend le poste de Premier Ministre. Il abolit l’anglais comme langue officielle et met à sa place l’afrikaans ; il fait également adopter un hymne national vantant les racines blanches de l’Afrique du Sud. A côté de ces mesures symboliques qui ne tardent pas à faire de lui le sauveur de la nation afrikaner, il reprend et accélère le processus ségrégationniste.

Mais, dans les années 1930, une aile encore plus radicale se détache du Parti National : le Parti National Purifié sur l’initiative d’un pasteur du nom de Daniel Malan. Raciste dans l’âme, son objectif est de faire de l’Afrique du Sud une nation blanche . Pour lui, il ne faut pas seulement parler de ségrégation, mais, affirmer que la race blanche des afrikaners est dominante et que les autres ‘races’, particulièrement les noirs, les indiens et les métis (« coloured ») sont, non seulement des envahisseurs, mais surtout inférieurs et qu’ils sont tenus de faire un choix entre servir ou mourir. Ce schisme va faire des émules : de groupuscules pronazis tels que l’Ossewa Branderwag se forment et, comble de réussite, produisent même deux Premiers Ministres : Hendrik Verwoerd et Balthazar John Vorster. En 1942, la commission Sauer recommande un durcissement des lois ségrégationnistes. Son rapport se réfère explicitement au nouveau concept d’Apartheid qui puise principalement son inspiration dans les lois ségrégationnistes en vigueur dans le sud des Etats-Unis d’Amériques.

Et pendant ce temps, que font les noirs d’Afrique du Sud ? Ils ne somnolent pas et pour cause ! Dès 1944, une branche radicale de jeunes avec pour chefs de fils des noms aujourd’hui connus de tous tels que Nelson Mandela , Walter Sisulu et Oliver Tambo forme une ligue militante et active au sein de l’A.N.C. Ils veulent organiser des manifestations de masse afin de faire trembler le pouvoir établi et d’obtenir une égalité raciale. Première victoire: une Commission (Commission ‘Fagan’) se penche sur les rapports raciaux. Jan Smuts, revenu aux affaires au prix de diverses alliances plus ou moins heureuses, décide de suivre les conclusions de la Commission ‘Fagan’ préconisant une certaine libéralisation du système racial, l’abolition des réserves ethniques, entre autres. Grand mal lui en a pris car, aux suivantes élections (1948), il perd son siège de Premier Ministre au profit du fameux pasteur Malan. La première mesure de ce nouveau gouvernement sera d’adopter, en 1950, les lois organisant l’Apartheid (ou le développement séparé des races).

C’est la naissance des townships construits spécialement pour les noirs. Les afrikaners (du moins les plus radicaux) haïssent, certes, les britanniques, mais ils se méfient encore plus du ‘péril’ noir. Le gouvernement de Malan imprime, donc, dans les cœurs des blancs sud-africains que l’apartheid est la seule solution pour pouvoir rester dans leurs pays. Dès cet instant, plus aucun parti politique ne pût s’imposer lors d’une élection sans faire allégeance à l’Apartheid.

(e) la résistance: BIKO dans tout ce cirque…

En 1952, la résistance noire, initiée comme nous l’avons vu plus haut par les jeunes de l’A.N.C., entame avec en tête de cortège Walter Sisulu, la battue des campagnes pour sensibiliser les masses et initier des actions contre les restrictions politiques, sociales et résidentielles imposées aux gens de couleurs.

Parallèlement, naissent d’autres mouvements anti-apartheid tels que la résistance non-violente de Mahatma Mohandas Gandhi pour les droits des indiens de l’Afrique du Sud. Pour le Mahatma, le sort des Indiens d’Afrique du Sud et du monde dépend du soutien que l’Inde (« la mère patrie »), peut leur offrir. Il bannit de son combat la violence, apprenant à répondre par des grèves de la faim à l’oppression qui affame ses semblables et exhortant ses semblables à ne consommer et à ne se vêtir que de ce qu’on est capable de produire. A la même époque, voit également le jour l’African People’s Organisation fondé en 1902 par le docteur Abdullah Abdurahman défendant les droits des colorés (« coloured » ou métis). Certains mouvements civiques blancs vont se joindre plus tard à la lutte contre l’apartheid en rédigeant, en 1955, une Charte de la liberté appelant à l’unité de tous les peuples sud-africains.

En 1960, 69 protestataires pacifiques sont tués par la police (le massacre de Sharpeville) et propulse l’Afrique du Sud dans l’actualité internationale. La même année, Albert Mvumbi Luthuli, dirigeant de l’A.N.C., obtient le Prix Nobel de la Paix et l’Afrique du Sud est interdite des Jeux Olympiques, exclue du Commonwealth, mise au ban de l’ONU (à la création de laquelle l’Afrique du Sud avait contribué). Les dirigeants sud-africains prennent peur et interdisent sans appel tous les mouvements noirs qui entrent alors dans la clandestinité et certains de leurs leaders se radicalisent: Nelson Mandela initie l’aile militaire de l’A.N.C. (Umukhonto we sizwe ou la lance de la Nation) et Robert Sobukwe fonde le PAC (Pan Africaniste Congress) . Qu’à cela ne tienne, le gouvernement sud-africain ne se décourage pas et porte un coup terrible à l’ANC en emprisonnant la plupart de ses dirigeants pour haute trahison.

En 1966, c’est l’œuvre d’un fou qui va couper court à l’ascension de l’apartheid : Hendrik Verwoerd, alors ministre des affaires ‘indigènes’, est assassiné par un illuminé. S’ensuit une période de méfiance, voire de paranoïa, dans les instances dirigeantes qui ne laissent plus rien passer. Ainsi, après que M.C. Botha , ministre de l’éducation ‘bantu’, ait fait imposer, en 1975, l’afrikaans comme langue officielle dans l’enseignement, les écoliers noirs des townships descendent dans les rues en signe de protestation. Réponse du pouvoir : tirez sur tout ce qui bouge! Le 16 juin 1976, 20.000 écoliers manifestent à Soweto. La police ne fait pas dans la dentelle et tire dans le tas. Hector Pieterson, 13 ans, reçu la première balle mortelle. La mort de cet adolescent choque la communauté internationale qui se garde, cependant, de toute réaction hostile contre le gouvernement de l’apartheid … Mais, le bel édifice commençait déjà à se fissurer!

C’est un martyr, Steve Biko, qui va être le début de la fin de l’apartheid. L’engagement de Biko a ceci de particulier, qu’il est résolument non-violent. Dans le contexte que l’on vient de décrire, cela peut sans doute étonner. Mais, ça démontre également à quel point le jeune Biko avait pris la mesure de la situation et avait assimilé les leçons de l’Histoire de son pays. En effet, vous l’aurez remarqué, en Afrique du Sud et ailleurs la violence n’a jamais produit que de la violence.

Biko voulait accomplir un travail sur le long terme. Il estimait – et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui nous ont poussé à le choisir – que les noirs devaient éveiller leurs esprits; ne jamais se considérer comme des victimes ; reprendre en mains leur propre histoire et leur propre destinée. Et pour atteindre ce but, Biko avait compris que l’essentiel résidait dans l’instruction qui permettrait à ses frères noirs de se forger une opinion propre. D’un autre côté, Biko exhortait les blancs, sans les opposer aux autres sud-africains, à se départir de leur complexe de supériorité (héritage d’un long processus historique).

Cette façon étrange de se battre pour les droits de ses frères, ce travail de fonds sans émeutes ou déclarations politiques fracassantes, déroutaient et énervaient au plus haut point les partisans de l’apartheid. Ils ne savaient pas par quel bout le faire vaciller. En effet, ils avaient pu faire condamner les dirigeants de l’ANC pour haute trahison en se fondant sur leurs actions militantes. Ils avaient même réussi à faire quitter le pays la majeur partie des leaders noirs (entendez ceux qui avaient échappé à la prison). Par contre, le Black Consciousness Movement était totalement irréprochable si ce n’est cette manie de vouloir « éveiller la conscience noire ». Le seul recours : museler d’une manière ou d’une autre ce Biko. Fin août 1977, il est arrêté (pour la nième fois) et remis au QG de la police de Port Elizabeth où il est torturé puis finalement lâchement assassiné.

La mort de Steve Biko va horrifier le monde entier: tuer un pacifiste, fût-il noir et résistant, n’était pas chose tolérable pour les mouvements internes qui se radicalisent et la communauté internationale qui tourne officiellement le dos au gouvernement sud-africain.

Biko assassiné, la branche armée de l’A.N.C. va commanditer des attentats à la bombe de plus en plus violents jusqu’à celui du 20 mai 1983 à Pretoria qui va être le plus meurtier. Dans les townships, les émeutes raciales et autres boycotts se multiplient. En parallèle, le pays, soumis à un embargo économique et financier très contraignant, se voit lâcher par ses derniers alliés.

En réaction, le gouvernement se braque et tente de réprimer tout soulèvement. Pieter Botha , Premier Ministre d’alors, fait déployer, en 1985, 35.000 hommes dans les townships. Il proclame, en 1986, l’état d’urgence. Mais, rien n’y fait ! Il est contraint d’abolir quantité de lois de l’apartheid (telle que celle interdisant les mariages mixtes ou les Petty apartheid). C’est son successeur, Frederik De Klerk, à partir de 1989, qui va porter le coup fatal à l’apartheid : il termine d’abolir les dernières lois ‘apartheid’ ; il fait adopter, en 1996, une nouvelle Constitution dans le respect des particularismes ; il libère Mandela et engage les pourparlers avec l’A.N.C., revenu dans les bonnes grâces de la politique. Mai 1994, un gouvernement d’union nationale avec des ministres A.N.C. voit le jour. Le bon vieil apartheid est mort !

Que dire de mieux pour illustrer le fait que Biko (ou plutôt sa mort) a engagé l’Afrique du Sud sur une voie heureuse ? Il disait d’ailleurs lui-même que quitte à mourir autant que sa mort serve une cause qui n’a pas été entendue de son vivant.

III. En a-t-on fini avec l’apartheid?

L’Apartheid est le produit de centaines d’années d’histoire et de mythes. Ne faisons, donc, pas le procès de l’Apartheid! « Regardons d’abord la poutre dans notre œil avant de voir la brindille dans l’œil de notre voisin. » Ceci dit, après ces quelques pages de révision, nous pouvons au moins être d’accord sur un point: l’apartheid sud-africain prend ses racines dans une singularité qui a fait que d’anciens colons ont pris souche dans cette partie de l’Afrique, l’ont viscéralement aimée, qu’ils en sont arrivés à ignorer, gommer, leurs racines européennes, et à revendiquer leur africanité; une africanité qu’ils ont voulue supérieure à toute autre revendication de la sorte, en particulier venant des noirs, indiens et autres métis.

La question cruciale, à laquelle nous ne pouvons que vous suggérer la lectures des textes qui suivent, est la suivante: l’Apartheid n’est-il qu’un mauvais souvenir? Pas sûr … pas sûr! Lisez plutôt!

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La Voix des Hommes

« Les mots, les sons, le pouvoir, sont les symboles de l’Homme.
C’est ce que nous utilisons contre l’oppression.
On ne se sert ni de bâtons, ni de pierres, ni de fusils.
Un de nos messages pour la planète dit :
Rassemblons-nous, sœurs et frères,
Le Temps nous échappe.
Ecoutez la Voix des Hommes, Elle appelle tout le monde.
Cette Voix est pour tous ceux qui l’accepteront… »

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Je rends hommage à Steve Biko.
Qui était Steve Biko ?
Un homme consciencieux
qui, à ses risques et périls, a lutté pour que l‘Homme noir puisse jouir de ses droits
en tant qu‘être humain.
Aujourd’hui Steve Biko est certes mort.
Mais il doit continuer à vivre en chaque africain.
Chaque africain doit s’inspirer de la pensée de Steve Biko
ainsi que de tous les grands hommes et femmes noirs consciencieux
qui ont luttés pour la revendication de la reconnaissance de ses droits de l‘Homme noir.
Je rends hommage à tous ceux-là aussi.
S’inspirer de tous ces gens, c’est faire prendre à l‘Afrique le chemin vers la liberté.
Le chemin de sa libération

Rabia MINT

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Politics and Public Policy in Southern Africa – Southern Africa in the new millennium.
Pamela Francesca Samantha MELONI
Student number 206520810
Wednesday, September 05th, 2007

In their article Ahwireng-Obeng and McGowan analyze the position of South African economy within the world and make predictions for its future. In the first part of the article, they focus particularly in the role of South Africa within the Southern African region, and Africa as a whole. They analyse the actions and position of the newly democratic South Africa in the continent and demonstrates that in the field of trade, infrastructures, telecommunications and investment the Republic is increasingly hegemonic. In fact South Africa exports a lot in Southern Africa (the eleven other members of SADC are the most important for the Republic) and the trade with Africa as a whole is increasing rapidly, making the continent the largest regional export market for South Africa. Countries such as Botswana and Lesotho are totally dependent on South Africa for regional trade. It is important to note that this trade is highly unequal: in fact South Africa exports a lot more to the rest of SACU than it imports from them. Moreover most SADC countries are dependent upon South African transportation network for their trade with South Africa and with the rest of the world. Regarding telecommunications, South Africa is unrivalled within Southern Africa: its level of connectivity is even as good as most European countries. Another important fact is the constantly growing and aggressive expansion of South African businesses into the rest of Africa. In fact, all over the region and the continent there are an increasing number of South African investments (banks, hotels…). The main problem with that is the fact that they expand at the expense of local producers and manufacturers. They conclude by saying that there is a polarization between South Africa (which is industrialized) and the rest of the SADC (which is mainly agricultural).
The second part of the article deals with the hegemony of South Africa within a world-system perspective. According to the theory of World-Systems (which distinguishes three zones of economic activity, namely the core, the periphery and the semi-periphery) South Africa is a semi-peripheral state because it is both exploited (by the UE) and exploiter (Southern Africa). Moreover, because of South Africa superiority in economy and technology the authors argue that South Africa can be described as being a Northern semi-peripheral power surrounded by Southern peripheries. In other words South Africa fits the role of a semi-peripheral member of the world system. As such it is supported by important core organizations such as the G7. The authors then try to understand if the country is using its power as a regional partner, or as a regional hegemon. According to them the Republic is more a selfish hegemon in the SADC region.

In her article, Linda Freeman focuses on the controversial support given by President Thabo Mbeki’s government to Robert Mugabe in Zimbabwe. This support is a paradox as it goes against Mbeki’s project of an African Renaissance and seriously challenges Western support for NEPAD. Moreover Mbeki and Mugabe don’t even share the same vision for the continent (Mugabe is not a supporter of the African Renaissance) and their macro-economic policy are different (Mugabe is not excited about NEPAD). Freeman then explains the reasons behind this support. Firstly, the decision has been made because of Mbeki desire to respect and backed the continental opinion. In fact many African leaders, intellectuals and individuals outside Zimbabwe strongly support Mugabe’s policies. This position ensures that South Africa is now seen as a truly African power (not one dominated by Whites’ interest). Secondly, Mbeki argued that Zimbabwe is a sovereign country and so there is little that it can do about the present crisis. This is not true because the Republic has the means to stop the violence in Zimbabwe. The third reason comes from the fact that the South African government seems to be incapable to articulate a cohesive strategy on the matter. Fourthly this support can be traced back to the struggle for liberation from white minority-rule in the region. In this respect the South African government feels a link with Mugabe’s policies. The author then analyses the impact of the Zimbabwean crisis into South Africa. Firstly, there was a fear that what was happening to Zimbabwe will serve as a model among poor black South Africans and give them ideas to do the same. This has brought the question of land reform as an imperative in the political agenda of South Africa as well.
Another important factor is that the question of Zimbabwe has divided the members of the triple alliance (ANC; the Congress of South African Trade Unions and the South African Communist Party). In fact the COSATU and the SACP strongly disapproved the government’s position on Zimbabwe. Moreover the government was also criticized by senior political leaders within the ANC, leaders of opposition political parties, civil society, and the press in South Africa. However, despite all these critics the government did not change is line of conduct regarding Zimbabwe. Another important consequence to the crisis is the number of Zimbabweans who are coming to South Africa and other neighbouring countries, leading to other issues (crime, unemployment…) Finally Mbeki’s position has put into serious question the concept of a ‘rainbow nation’ and the vision of a non-racial South Africa.

In his article, Arrigo Pallotti, focuses on the SADC organization and its economic strategy since the early 1990s. His main preoccupation is the trade liberalisation promoted by the organisation within Southern Africa during the last decade and he wants to demonstrate that the policy taken by the SADC regarding this issue is a failure. To demonstrate its thesis he analyses the way through which the SADCC became the SADC in 1992 and demonstrates that the Treaty of Windhoek was not well adopted. To begin with this Treaty was not clear about its objectives and functions: little was said regarding the line of conduct that will be adopted by the SADC (if it was going to adopt a development or market strategy). Moreover the SADC policy did not present any radical changes but rather follow the already existing tactics regarding economic regionalism in the developing world. Another important agreement for the organization is the SADC Trade Protocol of 1996. It called for the gradual removal of trade barriers among the SADC member states over an eight year period. However the negotiations which were supposed to give more details regarding the implementation of the Protocol were finalized only in 1998. This is due to a number of issues and inter-state tensions among the SADC members, the most important one being the issue of rules of origin. As a result the final ratification and implementation of the Protocol was constantly postponed and was even about to be cancelled. It also put serious doubt among members vis-à-vis South Africa and its ambitions in the region. These tensions surrounding the trade protocol show that the trade liberalisation is not able to promote equitable and sustainable development in the region. Another example of failure is the fact that since 1996 SADC member states have tried to define a new industrialisation strategy for Southern Africa to complement the regional trade liberalisation process. Two drafts were rejected and the actual one is still not satisfying.
Thus, during the last decade, the SADC members have been unable to reach an agreement to develop a common strategy for the development of economic independence in the region.
Finally the author focuses on the trade imbalance among Southern African states. At present South Africa is still economically hegemonic in the region. It is important to note that South African investments in the Southern region of Africa have not been equal. In fact, in the period 1997-2001, South Africa has mainly invested in Mauritius and Mozambique.
Pallotti concludes that the SADC policy of liberalisation of inter-state economic relations have done nothing but accentuate the polarisation of economic development in the SADC region during the 1990s. Instead of promoting equality and developing the economy of SADC members, the policy has helped mainly South Africa which was already hegemonic in the region.

Bibliography
Freeman, L (2005) South Africa’s Zimbabwe Policy: Unravelling the Contradictions. JCAS Vol.23 No. 2. pp147-172

McGowan P.J and Ahwireng-Obeng F (1998) Partner or Hegemon? South Africa in Africa. Parts 1&2. Journal of Contemporary African Studies, Volume 16 Nos. 1&2, January and July 1998.

Pallotti, A (2004) SADC: A Development Community without a Development Policy? Review of African Political Economy Vol 31. No. 101 pp.513-531.

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L’apartheid et ses formes actuelles : Existe-t-il encore des formes d apartheid modernes ?
Sans toutefois avoir beaucoup de renseignement en ce qui concerne ce phénomène, pour ma part, l’existence de l’apartheid est, à ce jour, beaucoup moins définie et, a perdue toute son officialité. Néanmoins, il n’en reste pas moins perceptible pour les personnes susceptibles d’y être confrontées. Actuellement, le phénomène est mondial seuls diffèrent les acteurs et le milieu. Le principe et les préjudices bien que plus subtils sont bel et bien présents et partout. Les exemples que nous pouvons retenir sont la difficulté pour un groupe de personnes étrangères à un pays et, secrètement non désirées par ce dernier, à trouver un emploi même étant qualifié. Retenons aussi l’organisation des villes de ces même « pays d’accueil » qui consiste généralement à placer les êtres défavorisés en périphérie (ex : citées…).
La relation entre ces deux illustrations me parait dès lors évidente.

Pour quelles raisons ce phénomène prônant l’inégalité a-t-il évolué ?
Je pense qu’il a changé par l’influence de la mondialisation et j’entend par là, la présence plus qu’importante d’organisations humanitaires dans les pays dits en voie de développement et ou les droits de l’homme ne sont, nous le savons bien, peu respecté, a mon plus grand regret. Un facteur important est la vulgarisation des médias qui donne à tout un chacun la possibilité d’être renseigné sur ce qu’il se passe dans notre monde. Il y a donc, à ce jour, une opposition virulente a l’encontre des systèmes qui se disent officiellement inégalitaires. La tendance politique actuelle étant le « politiquement correct », tout pays, territoires ou autre qui à la volonté de développer un tel gouvernement se doit d’être subtil et donc plus discret.
Le mépris, pour sévir, se doit, de nos jours d’allier finesse et discrétion.

Lors de l’atelier d’écriture, nous nous sommes interrogé sur le statut de martyr et donc à partir de quand une personne est amenée à être considérée comme tel.
A cette question je répondrai que le martyr est un être qui meurt pour ses idées en contradiction totale à la politique du pays et de ses relations étrangères, à son système économique, et surtout, aux intérêts économiques que le pays entretient avec les pays du monde (pour le cas de l’occident, il est triste de remarquer que le profit n’est que leur).
A ceci nous pouvons rajouter que le martyr à su rassembler des foules et faire parler de lui le cas échéant, peut-être n’aurions-nous jamais entendu parlé de lui.
Enfin, pour ma part, ce statut est souvent attribué et ce, par l’occident (sans amalgame abusif).
Il y a donc manipulation. Qu’est donc un réel martyr ? Cela relève du domaine de la subjectivité.
 

Julien PENING

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Comme je l ai longtemps entendu, l apartheid fut un système qui permis de conserver le pouvoir, les ressources minières et les richesses de l Afrique du Sud a une minorité blanche de la population sud africaine. Il a représente la plus grande ségrégation raciale vécue en Afrique marquant une séparation ethnique tant au point de vue géographique, social et culturel que politique. Pour ma part, l apartheid me prouve à quel point l homme est si égoïste et cruel. Comment l homme peut il être ainsi ? Tout simplement parce que l homme met toujours son propre intérêt et l intérêt de ses proches avant celui de tous les autres. Des lors qu Il met a l écart toute personne qui n est pas son semblable, son acte est typiquement conforme au sens littéral de la signification de l apartheid : « une séparation ». Pourquoi est ce si dur d appliquer la vision idéaliste de l égalité des hommes peu importe leurs origines et donc leurs différents ? Juste parce que l homme reste un homme et qu il est de sa nature d être égoïste ? Tant de questions auxquelles je n arrive pas a trouver une réponse exacte.

Il est vrai, l apartheid est une partie de l histoire de l Afrique du Sud qui touche profondément chaque jeune adolescent africain mais malheureusement dont nous avons juste cet aperçu global de ce que ça a était. Tant de choses sont a dire comme le combat pour la liberté de Steve Biko, leader de la communauté noire d Afrique du Sud pour la lutte contre l apartheid mais je ne peux le faire aisément pour l unique raison que je n ai jamais eu cette utilité d approfondir mes connaissances en histoire, ces dernières se limitant a celles données au secondaire. Dois je être critique ou être montré du doigts ? Certes, je pense que oui. Pourquoi nous, la majorité d jeunes africains, sommes nous si désintéressés à l histoire de nos ancêtres ? L histoire de notre Afrique ? Nous rendons nous compte que ceci nous rendrait sans passe donc sans histoire ? Malheureusement je pense qu au moment même, il est difficile de s en persuader. Tant de belles choses sur l Afrique sont à découvrir, connaître et à faire partager à tout notre entourage mais aussi à faire sujet de réflexion.

INARUKUNDO Clémentine

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Steve Biko et l’apartheid
Alice BIREHA

On ne peut pas parler de Steve Biko sans parler de l’apartheid en Afrique du sud.

Pour les jeunes noirs africains, qu’est ce que ça leur évoque « l’apartheid » ou « Steve Biko » ? Ont-ils idée de ce qu’il a fait ?
Non je ne pense pas ! Et je ne les blâmerais pas car on est tous dans le même cas !
En Afrique ou partout ailleurs, on est tellement envahie par le style/mode de vie des américains, que tout jeune noir veut leur ressembler tout en oubliant d’où il vient. Cela est grave… !!

Qu’évoque alors « l’apartheid » & « le personnage de Steve Biko »?
Pour ceux qui ne le savaient pas, l’apartheid est un mot afrikaans qui signifie « séparation ». C’est un système qui organisait la hiérarchie des droits pour chaque catégorie raciale. Il y a à préciser que le pouvoir politique appartenait à la minorité blanche.

Qu’a fait Steve Biko ?
Steve Biko était un leader du « Mouvement de la Conscience Noire » ; mouvement créé en 1969 comme premier syndicat étudiant exclusivement noir pour lutter contre l’apartheid. Sa philosophie de la « conscience noire » prônait que les noirs retrouvent leur fierté et se libèrent eux-mêmes, en rejetant toute aide des blancs. Sa lutte devait commencer au niveau psychologique : « l’homme noir devait prendre conscience de la nécessité de faire front commun avec ses frères contre l’oppression ».

« Faire front commun avec ses frères… » ?
Est-ce que nous jeunes noirs africains savons ce que cela signifie ?
Avons-nous idée de la portée de cette phrase ?? Je ne le pense pas… !
Si c’est le cas, il est temps qu’on s’intéresse à notre histoire ; pas seulement à celle qui concerne notre pays d’origine (comme tout le monde le pense), mais à l’histoire de l’Afrique toute entière. C’est ce qui fera notre force
Que l’on vient du sud, du Nord, de l’Ouest ou de l’Est de l’Afrique, on est tous les mêmes. On vient du même continent et on a la peau noire !!
Même dans les pays étrangers où l’on vit, les autochtones ne nous différencient pas, on est des noirs, sans plus !!
Pourquoi alors entre nous, on continue à se diviser, à se différencier !!??
Prenons exemple sur nos leaders, ne les oublions pas !!!
Ils nous ont laissé une richesse, exploitons là !

« L’union fait la force »

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You in a me land
Quite illegal
You’re in a me land
Dig out me gold
In a me land
Digging out me pearls
In a me land
Dig out me diamonds

We a go fight against apartheid
We got to fight against apartheid

You’re in a me land
And you build up your ‘partment
You’re in a me land
You build up you’re regimes
You’re in a me land
Only talk ’bout justice
You’re in a me land
Handing down injustice

You’re in a me land
You no build no school for black children
No hospital for black people
You build your prison
You build their camp

Africa’s for black man
Remember
There certain place in Africa
Black man get no recognition

You cross the border
You shoot off the children
Cross the border
Shoot down women
Cross the border
You take your might
Cross the border
To beat for right

As for majority
Majority rule, yea
Who need minority
But that couldn’t rule, yea

You break off
Break off from Britain
You’re quite illegal
Right where you are
You get your forces
From colonial powers
Taking my diamonds
Filling ballistic missiles

Peter TOSH

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C’est pas évident d’écrire quelque chose de structurer sur Steve Biko, surtout que personnellement je ne connais pas ou plutôt je ne connaissais pas son histoire. C’est à travers « cry freedom » que je l’ai découvert et je dois dire que son histoire, sa vie, sa philosophie, m’ont beaucoup touché. J’ai appris que c’était un privilégié qui a su entreprendre des études et qui au cours de sa vie a pris conscience que son peuple, les noirs, était persécuté, exploité et méprisé par un système mis en place par une minorité de blancs, l’apartheid.

Ce qui m’a le plus touché, ce n’est pas qu’il ait pris conscience de cela, ni même qu’il ait décidé de mettre en danger sa situation de privilégié commençant sa lutte pour les noirs d’Afrique du Sud mais c’est plutôt la forme qu’il a donné à son combat. Il a choisi la non-violence. Il y a plusieurs formes de lutte mais pour moi la plus noble et la plus dure est cette dernière. Elle demande une conviction, une force et une détermination que peu de gens ont, et pour les noirs, en tant qu’africains, je suis fier que notre continent possède des lutteurs de la trempe de Biko.

Il y aurait beaucoup à dire mais je vais conclure en disant que Steve est mort pour notre liberté, pas seulement nous, les africains du sud, mais nous les noirs. Alors à notre tour, prenons conscience que le monde actuel, de façon délibéré ou non, nous ségrége. On n’a pas trouvé de mot précis comme « apartheid », mais de nouveaux mots comme « loi sur l’immigration », test ADN, dette africaine…Si on y prend pas garde, ça risque d’être les prémisses ( si ce n’est pas déjà trop tard ) d’un apartheid nouveau, les mêmes conséquences mais une forme différente.

Georges NIMUBONA

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Pour un homme
Avait-il fait la paix
Et pris le temps
Avant ce jour –

S’est-il donné de l’amour
Avant que le monde
Se referme sur lui –

Que faut-il dire
Sur ces pierres qu’il aimait ?

(in Lunes de gaz)
Hadelin FERONT

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Espoir
Gaël FAYE

Quand ils m’auront tout pris jusqu’a mon dernier souffle.
Et qu’ils auront tarit ma sueur, et entassés mon peuple à fond de cale
Enlevé a mon corps sa beauté de cache-sexe et marqués ma chaire noire au fer blanc
Quand ils auront épuisés mes membres noueux et sélectionnés mon pedigree
Quand j’aurais tout perdu jusqu’à l’essence même de ma vie, de ma culture et de ma langue
Que je ne serais plus, ni africain, ni Bambara, ni même guerrier mandingue,
Qu’ils auront fait de moi une marchandise pour les grandes échoppes du monde,
Qu’ils m’appelleront Bilal ou Cham au nom de leur croix ou de leur croissant
Que j’aurais traversé des lacs de sang, des flaques de larmes, des armes dans ma chaire noire
Alors je chanterais ma complainte pour la relève du désespoir,
Pour mon Afrique cambriolée, pour moi qui danse au bout d’une potence
Pour ma dignité, mes fleurs d’insolence et leurs semences
Pour eux qui s’éclaffent de ma condition d’esclave
Qui savent de leurs ronces d’insomnies que déjà les lueurs s’exclament
Que sous le triste soleil et la torpeur des cieux
Un jour mon fils s’appellera Monsieur

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La liste d’inventions des savants du peuple noir
AssainteteJah!
LA SAINTE FAMILLE JAH

1. LA LAMPE ÉLECTRIQUE : inventée le 13.09.1881 par Joseph V. Nichols et Lewis H. Latimer.

2. L’ANTENNE PARABOLIQUE : inventée le 07 juin 1887 par Granville T. Woods

3. LA PRODUCTION SUCRIERE AMELIOREE : inventée le 10 décembre par Norbert Rilleux

4. L’AIGUILLAGE DES TRAINS : inventé le 31 octobre 1899 par William F. Burr

5. L’EXCAVATRICE DES POMMES DE TERRE : inventée le 23 avril 1895 par F.J. Wood

6. CAPSULES DES BOUTEILLES ET JARRES : inventée le 13.9.1898

7. BIDON (JERRICANE) : inventé le 17 février 1891 par Albert C. Richardson

8. PANNEAU DE PROTECTION DES LITS : inventé le 13 août 1895 par Lewis A. Russel

9. MOTEUR A COMBUSTION : inventé le 05 juillet 1892 par Andrew J. Beard

10. MASQUE A GAZ : inventé le 13 octobre 1914 par Garett A. Morgan

11. BOUCHE DE SECOURS INCENDIE : inventée le 07 mai
1878 par Joseph R. Winters

12. LA CHAISE BALANCOIRE : inventée le 15 novembre
1881 par Payton Johnson

13. CHARPENTE METALLIQUE (DE VOITURE) : inventée le 02
février 1892 par Carter William

14. TABLE DE CUISSON A VAPEUR : inventée le 26 octobre
1897 par Carter William

15. LENTILLES DE PROTECTION DES YEUX : inventée le 02
novembre 1880 par Powell Johnson

16. L’ASCENSEUR : inventé le 11 octobre 1867 par
Alexander Miles

17. LE TAILLE CRAYON : inventé le 11 octobre 1867 par
John L. Loove

18. DISPOSITIF DE COUPLAGES DES VOITURES DE TRAIN :
inventé le 10.10.1899 par Andrew J. Beard

19. LES MANEGES POUR DIVERTISSEMENT : inventés le 19
décembre 1899 par Granville T. Woods

20. LA CHEMINEE DE LOCOMOTIVE : améliorée le 23 mai
1871 par Landron Bell

21. LA LANTERNE ou LA LAMPE TEMPETE : inventée le 19
août 1884 par Michael C. Hamey

22. LE PIANO MECANIQUE : inventé le 11 juin 1912 par
Joseph H. Dickinson

23. L’AMENAGEMENT DES WAGONS-LITS : inventé le 08
octobre 1870 par John W. West

24. LA BALANCE PORTABLE : inventée le 03 novembre 1896
par John W. Hunter

25. LES W.C ( TOILETTES ) : inventés le 19 décembre
1889 par Jérome B. Rhodes

26. LE CACHET ET LE TAMPON : inventés le 27 février
1883 par William B. Purvis

27. LE REFRIGERATEUR ( FRIGO ) : inventé le 14 juillet
1891 par John Stenard

28. L’INTERRUPTEUR ( LE COMMUTATEUR ) : inventé le 1er
janvier 1889 par Granville T. Woods

29. LE REVELATEUR PHOTOGRAPHIQUE : inventé le 23 avril
1895 par Clatonia Joaquin Dorticus

30. LA GALOCHE ( COUVRE CHAUSSURE ) :inventée le 08
février 1898 par Alvin L. Rickman

31. LA MACHINE A COMPOSTER : inventée le 22 juin 1897
par William Barry

32. LA FONDEUSE-MOULEUSE : inventée le 14 mars 1876
par David A.Fisher

33. LE BALAI-LAVEUR : inventé le 13 juin 1893 par
Thomas W.Steward

34. LA MACHINE A ECRIRE : inventée le 07 avril 1885
par Lee S. Burridge et Newman R. Mashman

35. LE PROTEGE-DOCUMENT ( papiers ) : inventé le 02
novembre 1886 par Henry Brown

36. LE MANCHE D’ENREGISTREUR : inventé le 08 janvier
1918 par Joseph Hunter Dickinson

37. LE SYSTEME D’ALARME DES TRAINS : inventé le 15
juin 1897 par Richard A. Butler

38. LA TERRINE ou LA MOULE A GLACES : inventée le 02
février 1897 par Alfred L. Cralle

39. LE SECHE-LINGE : inventé le 07 juin 1892 par
George T. Sampson

40. LA PEINTURE ET LES COLORANTS : inventés le 14 juin
1927 par George Washington Carver

41. LES FREINS DE VOITURE : inventés le 06 août 1872
par John V. Smith

42. LA MACHINE A PETRIR : inventée le 07 août par
Joseph H.Dickinson

43. LA MACHINE DE CORDONNERIE : inventée le 20 mars
1884 par Jan E. Matzeliger

44. LE STYLO PLUME A RESERVOIR : inventé le 07 janvier
1890 par William B. Purvis

45. LE TUNEL POUR TRAIN ELECTRIQUE : inventé le 17
juillet 1888 par Granville T. Woods

46. LE FEU DE SIGNALISATION (feu rouge) : inventé le
20 novembre 1923 par Garett A. Morgan

47. LA GUITARE : inventée le 30 mars 1886 par Robert
F. Flemmings Jr

48. LA BOITE AUX LETTRES : inventée le 27 octobre 1891
par Philip B. Downing

49. LE PEIGNE A CHEVEUX : inventé le 21 décembre 1920
par Walter H. Sammons

50. LE TROLLEY ELECTRIQUE SUR RAIL : inventé le 19
septembre 1893 par Elbert R. Robinson
51. LES COUPES-BISCUITS MECANIQUES : inventés le 30
novembre par Alexander Ashbourne

52. LE FOUET BATTEUR D’ŒUFS : inventé le 05 février
1884 par Willis Johnson

53. LA TABLE DE REPASSAGE : inventée en 1892 par Sarah
Boone

54. LES ROTATIVES DE PRESSE (imprimerie) : inventées
le 17 septembre 1878 par W.A Lavalette

55. LE SYSTEME DE SECURITE DES ASCENSEURS : inventé le
02 avril 1895 par James Cooper

56. LA BALAYEUSE DES RUES : inventée le 17 mars 1890
par Charles B. Brooks

57. LE PORTE-BAGAGES DU VELO : inventé le 26 décembre
1899 par Jerry M. Certain

58. LES SYSTEMES ET LES APPAREILS TELEPHONIQUES :
inventés le 11.10.1887 par Granville T. Woods

59. LA TONDEUSE A GAZON : inventée le 09 mai 1899 par
John Albert Burr

60. LES VITESSES AUTOMATIQUES (des véhicules) :
inventées le 06 décembre 1932 par Richard B. Spikes

61. LES POUBELLES (bac à ordures) : inventées le 03
août 1897 par Lloyd P. Ray

62. LA PRESSE A AGRUME : inventée le 08 décembre 1896
par John T. White

63. LES PORTES DE SECURITE (pour ponts à bascules) :
inventées le 07 octobre 1890 par Humphrey Reynolds

64. LE THERMOSTAT : inventé le 06 mars 1928 par David
N. Crosthwait Jr

65. LE CADRE DU VELO : inventé le 10 octobre 1899 par
Isaac R. Johnson

66. LE FER A CHEVAL : inventé le 23 août 1892 par
Oscar E. Brown

67. LE LANDAU (poussette) : inventé le 18 juin 1889
par William H. Richardson

68. LE PIEGE A RAT AUTOMATIQUE : inventé le 31 août
1881 par Williaù S. Campbell

69. LA MOISSONNEUSE-BATTEUSE : inventée le 07 août par
Robert P. Scott

70. LA SELLE DE CHEVAL : inventée par William D. Davis
71. LE MORS DE CHEVAL : inventé le 25 octobre 1892 par
Lincoln F. Brown

72. LE COUVRE SABOT (pour chevaux) : inventé le 19
avril 1892 par Robert Coates

73. LA CROSSE DE GOLF : inventée le 12 décembre par
George F. Grant

74. LE CONDITIONNEMENT D’AIR (split) : inventé le 12
juillet 1949 par Frederck M. Jones

75. LA GACHETTE DE FUSIL (le détonateur) : inventée le
03 mai 1897 par Edward R. Lewis

76. APPAREILS AUTOMATIQUES DE PÊCHE : inventés le 30
mai par George Cook

77. L’ARROSOIR DE GAZON : inventé le 4 mai 1897 par
Joseph H. Smith

78. LE TELEGRAPHE DES CHEMINS DE FER : inventé le 28
août 1888 par Granville T. Woods

79. LES APPAREILS de TRANSMISSION de messages via
l’électricité : inventés le 7 avril 1885 par Granville
T. Woods

80. LE DISPOSITIF DE TRANSFERT des courriers postaux :
inventé le 24 mai 1917 par J.C. Jones

81. EXTINCTEUR DE FEU : inventé le 26 mars 1872 par
Thomas J. Martain

82. LE DISPOSITIF DE TRANSPORT DES FRETS : inventé le
10 octobre 1899 par John W. Butts

83. LE LIT PLIANT : inventé le 18 juillet 1899 par
L.C. Bailey

84. LES TRINGLES DES RIDEAUX : inventés le 04 août
1896 par W.S Grant

85. LE CANAPE-LIT CONVERTIBLE : inventé le 05 octobre
1897 par J.H. Evans

86. LAVE-VITRES ELECTRIQUES : inventé le 27 septembre
1882 par A.L. Lewis

87. LA MOISSONNEUSE : inventée le 03 juin 1890 par
H.L. Jones

88. LE DIRIGEABLE : inventé le 20 février 1900 par
J.F. Pickering

89. LA RAMASSEUSE DE COTON : inventée le 05 juin 1894
par Georges W. Murray

90. LES LUBRIFIANTS DE MOTEUR : inventés le 15
novembre 1898 par Elijah Mc Coy

91. LA MACHINE DE GRAISSAGE A VAPEUR : inventée le 04
juillet 1876 par Elijah Mc Coy

92. BANDE MAGNETIQUE D’ORDINATEURS : inventée le 24
août 1971 par Larry T. Preston

93. LA PEDALE DE COMMANDE : inventée le 05 octobre
1886 par Minnis Hadden

94. ANTENNE DE DETECTION PAR RADARS : inventée le 11
juin 1968 par James E. Lewis

95. SUPERCHARGEUR POUR MOTEUR A COMBUSTION : inventé
le 03 février 1976 par Joseph A. Gamell

96. Automatisation chargement et déchargement du
courrier postal : inventée le 13.02.1945 par Gus
Burton

97. ENGINS DE LEVAGE et MONTE-CHARGE : inventé le 02
mai par Mary Jane Reynolds

98. LA CELLULE ELECTRIQUE GAMMA : inventée le 06 juin
1971 par Henry T. Sampson

99. LE SYSTEME DE REFRIGERATION (FRIGO et CONGELATEUR)
: inventé le 04 novembre 1879 par Thomas Elkins

100. LA SIGNALISATION (balises d’aéroport, grues,
immeubles,…) : inventée le 30 mars 1937 par Lewis
WW. Chubb

101. DOSAGE DE LA MELANINE : à partir de la peau,
inventé par Cheikh Anta Diop

102. LE SHAMPOING : à partir de l’arachide, inventé
par George Washington Carver

103. LE VINAIGRE : à partir de l’arachide, inventé par
George Washington Carver

104. LE SAVON : à partir de l’arachide, inventé par
George Washington Carver

105. LA POUDRE DE TOILETTE : à partir de l’arachide,
inventée par George Washington Carver

106. LA FARINE : à partir de la pomme de terre,
inventée par George Washington Carver

107. L’ENCRE : à partir de la pomme de terre, inventé
par George Washington Carver

108. LE TAPIOCA : à partir de la pomme de terre,
inventé par George Washington Carver

109. L’AMIDON : à partir de la pomme de terre, inventé
par George Washington Carver

110. LE CAOUTCHOUC SYNTHETIQUE : à partir de la pomme
de terre, inventé par George Washington Carver

111. LA CONSERVATION DES ALIMENTS : inventée par Lloyd
A. Hall

112. LA STERILISATION DES ALIMENTS : inventée le 8
février 1938 par Lloyd A. Hall

113. MOUSSE IGNIFUGE CONTRE LE FEU : utilisée pendant
la 2nd guerre mondiale, inventée par Percy L. Julian

114. SYNTHESE DE LA PHYSOSTIGMINE : pour le traitement
du glaucome , inventée par Percy L. Julian

115. SYNTHESE DE LA PROGESTERONE : inventée par Percy
L. Julian

116. SYNTHESE DE LA CORTISONE : inventée le 10 août
1954 par Percy L. Julian

117. SYNTHESE ORGANIQUE DE LA PHEROMONE : inventée par
Bertram Oliver Fraser-Reid

118. SYNTHESE DE L’OLIGOSACCHARIDE : inventée par
Bertram Oliver Fraser-Reid

119. FILAMENT DE CARBONE : pour la lampe à
incandescence : inventé le 17 juin 1882 par Lewis
Howard Latimer

120. APPAREIL DE REFROIDISSEMENT et DE DESINFECTION :
inventé le 12 janvier 1886 par Lewis Howard Latimer

121. RHEOSTAT FIABLE : inventé par Granville T. Woods
le 13 octobre 1896

122. TROISIEME RAIL : pour le métro, inventé par
Granville T. Woods le 29 janvier 1901

123. UN FREIN AUTOMATIQUE à AIR COMPRIME : inventé par
Granville T. Woods en 1905

124. UN FREIN ELECTROMECANIQUE : inventé par Granville
T. Woods en 1887

125. UN INTERRUPTEUR AUTOMATIQUE de circuits
électriques : inventé par Granville T. Woods en 1889

126. UNE COUVEUSE ARTIFICIELLE : inventé par Granville
T. Woods en 1890

127. PACEMAKER (régulateur pour stimulateur cardiaque)
: inventé par Otis Boykin

128. OPERATION A CŒUR OUVERT : inventé par Daniel Hale
Williams le 9 juillet 1893

129. TEST DE DEPISTAGE DE LA SYPHILIS : inventé par
William A. Hinton en 1936

130. COLLET pour les fractures cervicales : inventé
par Louis Tompkins Wright

131. TRAITEMENT des MALADIES VENERIENNES (avec
l’auréomycine) : inventé par Louis Tompkins Wrigh

132. CONSERVATION DU SANG : inventé par Charles
Richard Drew

133. LA POLYTHERAPIE (utilisation de la chimiothérapie
contre le CANCER) : inventée parJane Cooke Wright

134. TRANSPLANTATION du REIN (2ieme au monde) : par
Samuel L. KOUNTZ

135. CONSERVATION du REIN (durant plus de 50 heures) :
par Samuel L. KOUNTZ

136. ANTIDOTE contre les SURDOSES de BARBITURIQUE :
inventé par Arnold Hamilton Maloney

137. MACHINE A MONTER LES EMPEIGNES (soulier) :
inventé par Jan Earnst Matzeliger

138. FIXATEUR POUR CHEVEUX : inventé par Garrett A.
Morgan

139. ANEMOMETRE : inventé par Philip G. Hubbard

140. CAMERA-SPECTROGRAPHE (transporté par Apollo 16) :
inventé par George R. Carruthers

A bientôt de vous lire

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5 responses

13 04 2008
Mint rabia

« Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles.
Etendez vos ailes et envolez- vous! Et ne vous contentez jamais des grains que l’on vous jette ».

James Aggrey.

27 04 2008
afrochild
27 04 2008
kongolo

Chers amis,
Je suis fort ravi du dynamisme que vous êtes entrain d’imprimer à notre association.Je vous en félicite de tout coeur et vous exhorte à poursuivre sur cette lancée.Je ne manquerai pas vous apporter tout le soutien que vous attendez de moi.
Mon agenda ne m’aura pas permis d’être physiquement à vos côtés ces derniers mois.
D’ores et déjà,je vous transmets en attaché un article sur Aimé Césaire, ce phare du monde noir ( et au-delà)que tous les jeunes devraient s’efforcer de mieux connaître.Vous pouvez le publier sur le website.

11 05 2008
Mint rabia

‘‘L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé.’’

Steve Biko.

29 03 2011
iwmanuls2

Salutations à toutes et tous ,

En premier lieu , donnez-moi l’opportunité de vous montrer ma gratitude pour chacune des super infos que j’ai rencontrées sur cet cool forum .

Je ne suis pas certaine d’être au meilleur endroit mais je n’en ai pas vu de meilleure .

Je proviens de Georgetown, canada . J’ai 38 ans et j’élève 5 très gentils enfants qui sont tous âgés entre 10 et 13 années (1 est adoptée ). J’aime particulièrement beaucoup les animaux et j’essaie de leur présenter les biens qui leur rendent la vie plus festive .

Merci d’avance pour toutes les superbes délibérations à venir et je vous remercie surtout de votre compréhension pour mon français moins que parfait: ma langue de naissance est le chinois et je tempte d’apprendre mais c’est très compliqué !

Au plaisir!

Arthru

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