FRED HAMPTON MORT A 21 ANS

18 11 2013

FRED HAMPTON MORT A 21 ANS

Fred Hampton (30 août 1948 à Monroe – 4 décembre 1969 à Chicago) est un activiste afro-américain américain, membre du Black Panther Party.
En prison, il rencontre Jose « Cha Cha » Jimenez, membre d’un gang chicano de Chicago qu’il transforme à sa libération, en 1969, en groupe des Young Lords. Hampton deviendra l’un des initiateurs de la Rainbow Coalition avec les Young Lords et d’autres collectifs.
Leader du Black Panther Party dans l’Illinois, il travaille à une alliance avec le gang Blackstone Rangers. Dans le cadre de COINTELPRO, le dirigeant du FBI Edgar Hoover autorisa personnellement des opérations de déstabilisation de cette coordination.
Fred Hampton fut assassiné dans son appartement, pendant son sommeil, lors d’un assaut mené par le FBI et des policiers du Chicago Police Department dans le cadre de l’opération COINTELPRO. L’assaut avait été préparé par l’agent infiltré O’Neil, qui avait réussi à devenir garde du corps d’Hampton. Mark Clark, qui dirigeait la section de Peoria (Illinois) du BPP, fut également tué lors de l’assaut, et plusieurs autres membres blessés, dont Ronald « Doc » Satchell, Blair Anderson et Verlina Brewer. Les survivants, dont la fiancée d’Hampton enceinte de huit mois, Deborah Johnson, ainsi que Brenda Harris, Louis Truelock et Harold Bell, furent tous inculpés de « tentative de meurtre » sur les policiers – bien qu’aucune balle n’ait été tirée – et la caution demandée fixée à 100 000 dollars. Quatre jours après l’assaut, Geronimo Pratt fut la cible d’un raid analogue à Los Angeles.
Un documentaire produit par Mike Gray et sorti en 1971, intitulé The Murder of Fred Hampton, rend compte de cet événement. La manipulation du FBI fut tellement explicite qu’elle mena à des inculpations pour obstruction d’enquête contre le procureur général Hanrahan et une douzaine d’officiers de la police de Chicago. Toutefois, les charges furent abandonnées après un arrangement avec les survivants du raid en 1972, selon lequel eux aussi bénéficieraient de la suspension des poursuites. Les survivants se joignirent toutefois aux mères des victimes pour demander réparation, et en 1982 le juge fédéral John Grady accorda 1,85 million de dollars en dédommagements aux familles, soulignant la présence d’une « conspiration pour exclure de leurs droits civiques les Black Panthers » .