WOUNDED KNEE Février 1973 : le renouveau de la cause indienne ? By RUSSELL MEANS

26 01 2012

Wounded Knee est généralement considéré comme l’évènement qui met fin à 400 ans de guerres indiennes. À strictement parler pourtant, le massacre n’est pas le dernier conflit entre les Amérindiens et l’armée des États-Unis.

Une escarmouche a lieu à la Mission Drexel le lendemain du massacre de Wounded Knee, qui entraîne la mort d’un soldat de la cavalerie et en blesse six autres appartenant au 7e de cavalerie. Cet évènement à la Mission Drexel fut presque totalement éclipsé par le drame de la veille. Les danseurs Lakota qui ont été persuadés de se rendre préfèrent fuir en apprenant ce qui s’est passé à Wounded Knee. Ils brûlent plusieurs bâtiments de la mission puis attirent un escadron du 7e de cavalerie dans un guet-apens et le harcèlent jusqu’à l’arrivée des renforts du 9e régiment de cavalerie.

Février 1973 : le renouveau de la cause indienne ?

Plus de quatre-vingts ans après le massacre du 29 décembre 1890, le 27 février 1973, Wounded Knee est le théâtre d’un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l’American Indian Movement. Ce jour-là, près de 300 Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendent au village de Wounded Knee et l’occupent pour exiger qu’on reconnaisse leurs droits et leur terre. Les membres d’une nouvelle organisation indienne, l’AIM s’étaient auparavant exprimés au centre communal de Calico (Dakota du Sud) pour dénoncer les pratiques du président tribal Dicky Wilson, accusé d’être un « homme du pouvoir blanc » dans sa gestion de la réserve.

Cet évènement est raconté dans un livre publié par les Akwesasne Notes en 1973 : Voices from Wounded Knee. Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee, à travers la participation à l’évènement de Mary Crow Dog.

En quelques heures, plus de 2 000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses, etc. Le siège dure 71 jours et fait deux morts dont Franck Clearwater, un Indien qui se reposait dans une église. Une paix est signée et les deux camps acceptent de désarmer.

Les Indiens ont instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé.

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LE BURUNDI NÉO-COLONIAL. By CHRISTINE BASTIN

23 01 2012

Le néocolonialisme décrit une politique impérialiste propre aux anciennes puissances coloniales vis-à-vis de leurs anciennes colonies, ainsi que plus généralement les méthodes d’influences occultes au profit des pays colonisateurs et de leurs grandes entreprises. Le terme néocolonialisme fait référence à la continuité historique de la transition des colonies à des nations officiellement indépendantes, et aux méthodes n’étant pas beaucoup plus louables que le colonialisme proprement dit.

Le néocolonialisme se décline en plusieurs approches. En lieu et place d’un contrôle militaire officiel, les puissances néocolonialistes utilisent des prétextes humanitaires et démocratiques pour justifier la présence militaire. Les révoltes sont écrasées par des méthodes de contre-insurrection. L’usage de la propagande de guerre permet d’obtenir le consentement des populations occidentales, et de fait, les média liés aux intérêts des grandes entreprises exploitantes et de vente d’armes taisent en grande partie les événements où la responsabilité des grandes puissances est directement concernée.

D’autre part, des accords commerciaux avec les dirigeants faisant usage de la corruption, des méthodes financières pour générer ou entretenir une dette odieuse, et de façon relativement officielle des politiques économiques et culturelles (appelé aussi impérialisme culturel) afin de dominer des pays moins puissants. Selon certains, la simple domination économique revient à contrôler de facto les nations visées.

Le Burundi est, de facto, resté dans ces liens esclavagistes féroces, tant culturels qu’économiques.

Christine Bastin





Go Khla Yeh. By GERONIMO

7 01 2012

Geronimo, né le 16 juin 1829 et mort le 17 février 1909, appelé à sa naissance Go Khla Yeh (celui qui baille), était un guerrier apache qui a combattu le Mexique et les États-Unis.

Né en Arizona dans la tribu des Apaches Bedonkohe à Nodoyohn Canyon, au Mexique (actuellement Clifton, Nouveau-Mexique) près de la Rivière Gila. Fils de Taa di tlish hn et de Gha den dini (Celle qui est traversée par la lumière), il n’a jamais été chef, mais en tant qu’homme-médecine (Chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Tazha, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh était un leader de la tribu des Apaches Nednis. Il est appelé également Guu ji ya (l’astucieux).