L’INDEPENDANCE DU KENYA. By Dedan Kimathi Waciuri

25 10 2011

Dedan Kimathi Waciuri (31 Octobre 1920 à 1918 Février 1957) est un chef rebelle du Kenya qui a lutté contre le gouvernement colonial britannique au Kenya dans les années 1950. Il a été condamné et exécuté en 1957 pour assassinat et terrorisme. Il est le héro de l’Indépendance du Kenya.

Le gouvernement colonial britannique au Kenya le considérait comme un terroriste, tout comme les nombreux Kenyans qui s’opposaient aux Mau Mau. Le mouvement Mau Mau a tué au moins deux mille civils du Kenya, 32 colons européens, et 200 soldats britanniques durant leur soulèvement de huit ans. Les unités britanniques ont tué 20 000 Mau Mau dans les combats, pendu plus de 1000 suspects Mau Mau, et internés plus de 70.000 civils Kikuyu.

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LA TRAHISON. By THE UNITED SNAKES OF AMERIKA

25 10 2011

Un traître est plus dangereux qu’un fou. Un beau visage est un traître qui se fait craindre et qu’on regarde avec plaisir.

Depuis toujours les grands hommes ont leurs disciples et c’est toujours Judas qui rédige la biographie.

LE SERPENT NOIR





LA CONTROVERSE DE VALLADOLID. By BARTOLOME DE LAS CASAS ET SEPULVEDA

10 10 2011

La Controverse de Valladolid porta en 1550 sur le statut des Indiens d’Amérique et opposa le dominicain Bartolomé de Las Casas et le philosophe Sepúlveda devant un légat du pape dans une église de Valladolid. L’enjeu politique pour Charles Quint était d’autoriser l’esclavage des Indiens d’Amérique, contre la position officielle de l’Église catholique.

Charles Quint, après avoir autorisé l’esclavage des Indiens en 1517, l’avait interdit en 1526 sur une recommandation du Conseil des Indes, qu’il avait institué en 1524.

Sous l’autorité du pape Paul III, exprimée par les bulles Veritas ipsa (2 juin 1537) et Sublimis Deus (le 9 juin1537), Rome avait déjà condamné l’esclavage des Indiens et affirmé leur droit, en tant qu’êtres humains, à la liberté et à la propriété (voir aussi religions et violence).

Mais Charles-Quints, confronté à la diffusion de la Réforme en Europe, ne souhaitait pas s’en remettre à l’autorité de Rome sur un tel sujet.

Las Casas, moine dominicain, considérait que les Indiens sont des hommes à part entière, qu’ils possèdent bien une âme. Las Casas voyait les Indiens, dans leur dénuement, comme le peuple le plus proche de celui du paradis originel. Ainsi, il fallait introduire la religion catholique par la douceur sans perturber leur mode de vie. De plus, il critique le comportement des colons, qui massacraient la population et qui agissaient contre la religion. Il s’opposait à Sépulveda, un philosophe, grand admirateur d’Aristote, qui pensait lui, au contraire, que les Indiens étaient des hommes inférieurs, des esclaves-nés.

Sépulveda cherchait d’abord à justifier et légitimer la conquête de ces nouveaux territoires par les Européens. Face à lui, Las Casas défendait une vision idyllique de l’Indien, « très doux, sincère et modeste », « dépourvu de rancune, de haine, de désir de vengeance ».

Les principaux débats portèrent sur les interrogations suivantes :

Qui sont les Indiens ?

Les Indiens d’Amérique appartiennent-ils à l’humanité ?

Quel traitement leur réserver ?

Le verdict du légat du Pape fut prononcé en faveur de la position de Las Casas : les Amérindiens ont bien une âme, c’est à dire qu’ils sont intégralement humains.

Bien que la mise en œuvre de cette décision rencontrât de fortes oppositions et fût largement sabotée par les colonisateurs, elle devint la position officielle, tant du roi d’Espagne que de l’Église catholique. Dans un codicile du verdict, le légat du Pape aurait préconisé l’utilisation des Africains comme main d’œuvre servile au regard des retombées économiques qu’aurait eu sa décision. Contrairement à ce que d’aucuns affirment, cette suggestion n’enclencha pas le commerce triangulaire : en effet le premier navire d’esclaves africains accosta dans les Antilles dès 1518, bien avant la controverse de Valladolid.

La pratique

À la fin du XVIIe siècle, le Code noir promulgué en France, par exemple, entérine ce qui est déjà un état de fait. L’esclavage n’y est ni expliqué, ni justifié : il existe. La pratique est établie. Il s’agit de lui ajouter un cadre juridique. En d’autres termes, le sort des Africains et du commerce triangulaire s’est joué en l’espace d’environ un siècle.

Ensuite, aux XVIIIe et XIXe siècles, alors que se développe une idéologie raciste sur une base cette fois pseudo-scientifique, le mythe de la « malédiction de Cham » réapparaît pour justifier l' »infériorité » des Noirs dans le contexte esclavagiste puis colonialiste.

À cet égard, deux pays occupent une place particulière dans la relation entre l’esclavage des Africains et la prétendue malédiction de Cham : les États-Unis et le Congo belge.

Le pasteur Auguste-Laurent Montandon écrit ainsi en 1848 dans un ouvrage scolaire : Étude des récits de l’Ancien en forme d’instructions pour les écoles du dimanche : « Il suffit de vous désigner les nègres pour vous rappeler à quel point la sentence de Noé s’est accomplie sur la postérité de Cham.» On trouve aussi un livret scolaire de 1911, publié au Congo belge par les Sœurs du Précieux Sang, et dans lequel trois chants mentionnent un lien causal entre la malédiction lancée par Noé et l’esclavage dans lequel le Congo était maintenu par les musulmans avant la venue de la Belgique.