LA GUERRE D’ALGÉRIE. By FRANTZ FANON

26 08 2011

La guerre d’Algérie se déroule de 1954 à 1962 principalement sur le territoire des départements français d’Algérie, avec également des répercussions en France métropolitaine. Elle oppose l’État français à des indépendantistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN).

La guerre d’Algérie, qui est aussi une double guerre civile, entre les communautés d’une part et à l’intérieur des communautés d’autre part, entraîne de graves crises politiques jusqu’en France métropolitaine, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l’armée pour qu’elle utilise tous les moyens à sa disposition pour écraser définitivement l’insurrection, De Gaulle penche finalement pour l’indépendance en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l’armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir. Le conflit débouche, après les Accords d’Évian du 18 mars 1962, sur l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet de la même année, et entraîne l’exode de la population des Européens d’Algérie, dit Pieds-Noirs ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français.

Le terme officiellement employé à l’époque par la France était « évènements d’Algérie », bien que l’expression « guerre d’Algérie » ait eu cours dans le langage courant. Le terme de « guerre d’Algérie » a été officiellement adopté en France le 18 octobre 19996. Cette période de combats armés et d’échanges diplomatiques est désignée en Algérie, et à l’époque par les partisans de l’indépendance, sous le terme de « Révolution algérienne ». L’expression de révolution algérienne peut cependant également englober, dans le vocabulaire du pouvoir algérien, les réformes appliquées dans le pays après l’indépendance de 1962.

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Omar Al Mokhtar, le Cheikh des militants libyens. By Général Rodolfo Graziani

26 08 2011

Omar Al Mokhtar (1862-1931), surnommé « Cheikh des militants » est un cheikh libyen connu pour avoir organisé la résistance armée à la colonisation italienne de la Libye au début du xxe siècle.

Il est originaire de Janzour, village situé à l’est de Tobrouk en Cyrénaïque, de la tribu berbère arabisée Al-Bridane de Menife.

Il perd son père Mokhtar Ben Omar à 16 ans, lorsque celui-ci fait route pour le pèlerinage musulman à La Mecque. Il reçoit une éducation au sein des mosquées de la confrérie Sanoussi. Pendant 8 ans, il suit des cours de sciences islamiques à l’institut supérieur. Ses qualités morales lui attirent l’admiration des cheikhs et la confiance de ses chefs. Il est nommé en 1897, par El-Sayed El-Mahdi, cheikh de la mosquée Al-Okour.

Il ne se marie qu’une seule fois et a un fils, nommé Mohammad Omar Al-Mokhtar.

Répondant aux directives de l’émir Mohammed Idriss el-Sanoussi, Omar Al-Mokhtar se porte à la tête de la résistance à la colonisation italienne et adopte une stratégie de lutte contre les Italiens, fondée sur la formation d’un commandement militaire unifié, sur la collecte de taxes sur les animaux et les récoltes, alors que les tribus équipent les combattants en armes et en approvisionnements. Tous ces efforts font de la résistance un tissu socio-économique très solide.

Il engage une lutte de guérilla dans les forêts et vallées du Djebel Akhdar (la montagne verte) surplombant la côte de Cyrénaïque dans l’est libyen. Cette stratégie lui permet de tendre de multiples embuscades à l’ennemi et de prendre de surprise l’armée italienne, mieux organisée, nombreuse et bien armée.

En 1922, quand le pouvoir devient fasciste, l’Italie dénonce tous ses accords avec Idriss El-Senoussi et reprend l’épreuve de force militaire. Idriss El-Senoussi doit se réfugier en Égypte cette même année et les tribus de la résistance exercent le commandement effectif sous la direction d’Omar Al-Mokhtar.

Quand le mouvement de la résistance est confronté à des problèmes de ravitaillement en armes et en vivres, Omar El-Mokhtar demande l’aide d’Idriss El-Senoussi qui ne peut lui venir en aide en raison de ses propres difficultés financières.

Omar Al-Mokhtar poursuit cependant sa lutte. La résistance s’engage dans de multiples combats et le cercle des activités des moudjahidins s’élargit dans le Djebel Akhdar, les tribus arabes se joignent aux rangs des combattants.

Les Italiens essaient de faire cesser son combat en lui proposant une somme mensuelle de 50 000 francs, en échange de la signature par Sayed Reda, représentant d’Idriss El-Senoussi dans le mouvement de la résistance, d’un traité de paix avec eux, mais Omar Al-Mokhtar refuse par ces mots : « Notre foi profonde nous incite au djihad ».

Omar El-Mokhtar réussit à remporter plusieurs victoires contre l’armée italienne qui font sa renommée, dont les combats d’El-Kafra, El-Rahiba, Akila, El-Matmoura, Karassa.

Le 12 septembre 1931, alors qu’il effectue une mission d’exploration à la tête de 40 cavaliers, Omar Al-Mokhtar tombe dans une embuscade tendue par les Italiens. Il est arrêté et livré au commandement italien.

Graziani, le vice-maréchal du gouverneur général Baudina, de Tripoli et Barca, lui propose l’amnistie générale, à condition qu’il adresse un appel aux moudjahidins, les incitant à arrêter les combats. Mais Omar Al-Mokhtar refuse l’offre, préférant la mort au déshonneur.

Le 15 septembre 1931, il est jugé rapidement en une heure et quart, et condamné à mort. L’exécution a lieu le 16 septembre 1931, 20000 Libyens y assistent. Al-Mokhtar s’avançe à pas sûrs, répétant les deux chahada, avant d’être pendu. Puis les Italiens transportent son cadavre vers le cimetière d’El-Saberine à Benghazi et font garder sa tombe.

Général Rodolfo Graziani