LA COLONISATION HUMANITAIRE. BY LEOPOLD II

9 04 2011

Dans son ouvrage De iure belli ac pacis (1625), Hugo Grotius avait déjà abordé la possibilité d’intervenir dans le cas où un tyran commettrait des actes abominables.

L’idée d’aller dans un pays étranger pour y « aider » la population est ancienne : au xix eme siècle, on parlait alors « d’intervention d’humanité ». Les Européens appelaient ainsi leurs actions pour aller, officiellement, sauver les chrétiens vivants en Turquie, mais officieusement, pour déstabiliser le Sultan de Turquie, Abdülhamid II. Au nom de cette « intervention d’humanité », des « atrocités » furent invoquées.

Hugo Grotius (de son nom d’origine Huig de Groot ou Hugo de Groot (Delft, 10 avril 1583- Rostock, 28 août 1645), est un juriste des Provinces Unies (aujourd’hui Pays-Bas) qui posa les fondations du droit international, fondé sur le droit naturel. Il se situe au tout premier rang des penseurs de la science juridique et de la philosophie de l’État.

Avocat protestant hollandais, il a été conseillé de la compagnie néerlandaise des Indes orientales. Inspiré par Thomas Erastus, il a forgé une théorie de l’État et de la puissance civile dont il a présenté avec minutie et beaucoup de vigueur intellectuelle les articulations internes et internationales. Son œuvre la plus célèbre est De jure belli ac pacis. Elle marque la naissance du droit international public.

Il fut aussi philosophe, apologiste chrétien, dramaturge, et poète. Le trait dominant de ce grand humaniste fut une volonté œcuménique d’enquête qui ne lui laissa aucun répit. Il n’a pas cessé de militer pour un ordre authentiquement humain et pour une chrétienté ouverte, purifiée par un retour à ses sources.

La Bibliothèque du Palais de la Paix à La Haye garde la Collection Grotius, qui possède un grand nombre de livres de et sur Hugo Grotius. La collection était fondée sur une donation de Martinus Nijhoff de 55 éditions de De jure belli ac pacis libri tres.

La Société américaine de droit international a tenu une série annuelle de Conférences sur Grotius depuis 1999.

 





30 MARS 1894. DÉPORTATION DE BEHANZIN ROI D’ABOMEY.

2 04 2011

Il est couronné le 6 janvier 1890, après la mort de son père, le roi Da-Da Glélé Kini-Kini, le 30 décembre 1889, après 40 ans de règne. Son combat contre les troupes françaises commandées par le général Alfred Dodds (1892-1894) prend fin le 15 janvier 1894 lorsqu’il signe sa reddition.

Le 30 mars 1894, Béhanzin est déporté par les autorités françaises sur l’île de la Martinique où, avec sa famille et sa suite, il réside au Fort Tartenson. Il quitte la Martinique en 1906 et meurt d’une pneumonie à Blida en Algérie, quelques mois plus tard. Sa dépouille retrouve le sol ancestral. Il est solennellement inhumé à Djimé, en 1928.

Les troupiers l’appelaient « Bec en zinc ». Son emblème personnel porte un œuf, un requin et deux cocotiers car son nom signifie « l’œuf du monde ou le fils du requin ». Grand amateur de vins français, sa cave fait le bonheur des troupes qui occupent son palais.

 





La guerre est toujours une défaite. La paix est toujours une victoire. By Count Ossie

2 04 2011

La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées.

La guerre est toujours une défaite. La paix est toujours une victoire.

L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat.

By Count Ossie