LA FRANCE, DE L’ESCLAVAGE AU COLONIALISME. BY KARL APPELA

22 03 2011

Douce France, bâtie sur tant de souffrances
Douce France, pays de l’intolérance
Douce France, je te dis juste ce que je pense
Douce France, peu importe si ça t’offense

J’suis né dans le pays du code noir, du vin à table et des Francs-maçon
Où les monuments ont une drôle d’histoire et portent d’étranges significations
J’ai vu le compas et l’équerre, le triangle et son œil, alors j’ai compris
Que ce pays, oui cette chère patrie était elle aussi un temple illuminati
Une nation construite avec le sang et la souffrance des colonies
Du canal du Mozambique, du Sénégal au Mali, des Antilles jusqu’aux vallées d’Algérie

Douce France, bâtie sur tant de souffrances
Douce France, pays de l’intolérance
Douce France, je te dis juste ce que je pense
Douce France, peu importe si ça t’offense

Qui étaient ces hommes dont on me parlait en cours d’histoire
On m’a vanté leurs guerres, leurs conquêtes et leurs gloires
La France s’est bâtie avec le sang des colonies
Surement le sang impur dont s’abreuve cette patrie
Qui se cache devant l’occulte Franc-maçonnerie?
De Louis XIV à Mitterrand, beaucoup en ont fait partie
Oh douce France pays de l’hypocrisie
Ta déclaration des droits de l’homme porte le sceau illuminati
De Washington à Paris les mêmes discours de crotales
De Bush à Sarkozy, le même nouvel ordre mondial

Douce France, bâtie sur tant de souffrances
Douce France, pays de l’intolérance
Douce France, je te dis juste ce que je pense
Douce France, peu importe si ça t’offense

Oh douce France, cher pays de liberté
Accueille les immigrés avec ta douce fraternité
Partage équitablement selon ton égalité
Pourquoi seule une élite serait au courant de la vérité?
Oh douce France, cher pays du métissage
Tu as fait tes premiers bâtards avec des viols et des cris
Oh douce France, tu nous as volé notre héritage
Puis tu as tout blanchi dans tes écrits
Tu dis haut et fort que l’esclavage est aboli…
Pourquoi la Réunion est-elle encore Française aujourd’hui?
Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Nouvelle Calédonie et Polynésie
Les chaines ne sont plus à nos pieds mais dans nos esprits…

Douce France, bâtie sur tant de souffrances
Douce France, pays de l’intolérance
Douce France, je te dis juste ce que je pense
Douce France, peu importe si ça t’offense





LE NOUVEAU COLONIALISME. BY AIME CESAIRE

21 03 2011

Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Le colonialisme, c’est maintenir quelqu’un en vie, pour boire son sang goutte à goutte.

Si l’anéantissement d’un peuple est le dernier mot du progrès colonial, les Occidentaux peuvent se vanter d’avoir mené leur œuvre à bon terme.

Aimé Césaire.





LE RISQUE. BY MORTIMO PLANNO

13 03 2011

Il faut prendre des risques, il faut toujours prendre des risques. Mais l’attente comporte aussi un risque.

Le monde est au risque. Le monde sera demain à qui risquera le plus, prendra plus fermement son risque.

Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque.

MORTIMO PLANNO





LA BATAILLE D’ADOUA 1er mars 1896. BY L’EMPEREUR MENELIK II.

8 03 2011


La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au cœur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, le 1er mars 1896. Elle oppose les forces de l’Empire éthiopien du Negusse Negest Menelik II à celles du Royaume d’Italie dirigées par le colonel Baratieri. Elle achève, par la victoire des Éthiopiens, la première guerre italo-éthiopienne et clôt un 19e siècle marqué par les diverses tentatives de pénétration en Éthiopie menées par les puissances coloniales.

En Italie, l’époque est celle de l’alliance du gouvernement de Francesco Crispi avec la droite ; l’Éthiopie sort, quant à elle, d’une période de conquêtes des régions du sud et de réorganisation intérieure. La place tenue dans la bataille par les peuples nouvellement intégrés à l’Empire contribuera à la constitution de l’unité nationale éthiopienne moderne.

Pour ce qui est des relations entre les deux pays, la bataille d’Adoua met fin à la première guerre italo-éthiopienne débutée en 1895, à la suite de la contestation du traité de Wuchale par Ménélik II. Le Royaume d’Italie abandonne ainsi ses ambitions impérialistes en Éthiopie et signe le traité d’Addis Abeba abrogeant le traité à l’origine du conflit, le 26 octobre 1896.

Cette bataille reste célèbre par divers aspects. D’un point de vue international, elle marque les esprits dans la mesure où, en plein partage de l’Afrique, elle constitue la première victoire d’une nation africaine face aux volontés colonisatrices de l’Europe, démontrant ainsi l’inanité des théories raciales. Elle assure également un prestige international à l’Empire éthiopien et à Ménélik II, aussi bien auprès des peuples colonisés d’Afrique que des mouvements antiségrégationnistes des États-Unis et anticolonialistes d’Europe. Au niveau intérieur, la bataille d’Adoua garantit le maintien de l’indépendance éthiopienne et demeure un symbole de l’unité du pays. Elle est aujourd’hui encore célébrée chaque année, le 2 mars, en tant que jour de fête nationale.

 





L’INDEPENDANCE DU GHANA 6 mars 1957. by Kwame Nkrumah

5 03 2011

Kwame Nkrumah (1909-1972) fut l’homme politique qui mena le Ghana vers l’indépendance. Afin d’atteindre ce but, il appelle au boycott et à la désobéissance civile, ce qui lui vaut d’être emprisonné par les autorités britanniques jusqu’en 1951. Cette même année, les autorités britanniques organisent des élections législatives qui sont remportées par le CPP. Nkrumah, libéré, est alors nommé Premier ministre et collabore étroitement avec les autorités britanniques. Se basant sur la politique d’« Africanisation de l’administration, de panafricanisme et d’anticommunisme », il décide de développer les infrastructures de son pays grâce aux excédents de l’Office de commercialisation du cacao3. Ainsi, le domaine de l’éducation et celui de la santé enregistrent de véritables progrès.

Après les élections législatives de 1956, le CPP remporte les trois quarts des sièges. Nkrumah, fort de son succès, oblige alors le Royaume-Uni à concéder l’indépendance, qui est proclamée le 6 mars 1957. La Côte-de-l’Or devient ainsi la première colonie à obtenir son indépendance après le Soudan (1956). Le jour même de l’indépendance, Nkrumah décide d’abandonner le nom colonial du pays au profit de l’actuel, en hommage à l’Empire du Ghana. Tout en demeurant dans le Commonwealth, le Ghana devient, le 1er juillet 1960, une république que Nkrumah présidera jusqu’en 1966.