Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique. By Seth NDUWAYO

22 12 2010

« Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique »

Généralement, beaucoup des parents, si pas tous, envoient leurs enfants a l’école. Cela suppose que les parents reconnaissent les bienfaits de l’école et l’importance des connaissances que leurs enfants acquièrent. Cependant, en Afrique et plus particulièrement au Burundi, le nombre d’écoliers qui suivent leurs études diminue très sensiblement. Par conséquent, les enfants qui parviennent à finir l’école primaire sont très peu, d’autres s’arrêtent dans les premières années de l’école secondaire et très peu encore parviennent à faire et finir les études universitaires. L’école instruit les élèves. Ces derniers, au fur et à mesure d’apprendre font confiance en eux même. Cependant, l’Afrique a le taux le plus élevé des analphabètes. Ces derniers rencontrent beaucoup de problèmes dans leurs communautés et si leur nombre est le plus grand au niveau du pays ou de la région, ces derniers ont mal à se développer. Les conséquences deviennent nombreuses à savoir ne pas savoir et écrire son histoire exacte, manquer sa place dans ce monde rapide, ne pas maintenir et propager sa culture… ;bref, évolution politique, économique et sociale presque immobile.

Beaucoup d’Africains voient leur sous-développement dans les conséquences de la colonisation. Mais après la colonisation, qu’est-ce qu’on fait contrairement aux colonisateurs ? Plus d’un peut penser que les problèmes auxquels l’Afrique fait face sont aggravés par la prépondérance de l’analphabétisme. Il est difficile pour une population d’attendre un développement durable si sa grande majorité est analphabète. Le grand problème qu’il y a c’est l’extrême analphabétisme. Les pays d’Afrique, Caraïbe et du Pacifique, donc du tiers monde, sont ceux qui ont le taux d’analphabétisme le plus élevé au monde ; et par conséquent les moins développés. L’alphabétisation est une « acquisition des connaissances et des compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en évolution rapide et un droit fondamental de la personne humaine« . Les analphabètes, malgré qu’ils soient des citoyens, sont souvent incapables de comprendre la situation politique, économique et sociale de leur pays. Donc les analphabètes semblent être inconscients des  conflits politiques basés sur le soif du pouvoir, la violation des lois nationales que internationales, l’intolérance politique, religieuse, régionale,…, l’extrême pauvreté qui hante une plus grande partie du monde en général, la torture, l’injustice, l’impunité, la corruption passive et active, la privation des droits fondamentaux et ceux d’expression, violations  de leurs droits qui sont commises parfois par les dirigeants, la mauvaise gouvernance et plus particulièrement la corruption abondante qui est l’une des causes de l’extrême pauvreté. « Quand on lit, on trouve des idées et quand on trouves des idées, on trouve la réalité« . Si on essaie d’analyser, sur le plan écriture et lecture, les occidentaux inventèrent l’imprimerie environ au 15ème siècle. Par conséquent, les révolutions américaine et française ont été nourries par des idées des philosophes qu’on trouvait dans des livres ou qui étaient exposées aux salons. S’il n’y avait pas été d’écritures, on pourrait penser que le monde restait stable d’autant qu’on n’aurait jamais remarqué de changements. On pourrait penser que la démocratie ne se serait pas installée en dehors de la Grèce. Personne, sauf les gens de ces localités et certains voyageurs, n’aurait su les merveilles du monde,….Donc grâce a l’écriture, on est au courant de tout et de rien,on choisit que faire entre ceci et cela ; bref, on devient « savant ». Le grand problème n’est pas alors d’être analphabètes mais de ne pas avoir la volonté de faire un changement. «Where there is the will, there is the way« . Cela signifie que là où il y a la volonté, il y a aussi des possibilités.

Parmi les problèmes auxquels l’Afrique fait face, il y a aussi celui de ne pas savoir son histoire exacte. L ‘Afrique est titulaire d’une tradition orale qu’on ne qualifierait jamais d’histoire. Pourquoi une tradition orale et non une histoire ? Au fait, les connaissances qui se transmettent d’une personne à l’autre et d’une génération à l’autre ne mérite pas de prendre l’appellation de l’ »histoire ». Parce que chacun dira telle ou telle autre chose à sa façon et plus souvent d’une manière subjective. Plus grave encore, après deux ou trois générations, l’ »histoire » ne sera plus la même. En ce cas, on dira donc des histoires et non l’histoire. C’est pourquoi alors par exemple les Burundais ne convergent pas sur leur histoire. Si par exemple l’histoire du Burundi était écrite en sa période, il y aurait des chances qu’elle ne soit pas contestée. Les sociétés avec écritures, malgré qu’elles sont passées dans de difficultés ont construit sur une forte fondation. Les occidentaux par exemple, grâce aux événements et faits passés enregistrés, peuvent déterminer ce qu’il veulent être en comparant une période à la période médiévale, à l’obscurantisme, au siècle des lumières, à la renaissance ….Malgré que les Africains, sauf les Egyptiens, aient connu l’écriture récemment, ils peuvent aussi déterminer leur avenir en suivant des modèles qui ont existés  qu’ils peuvent trouver dans des livres. L’histoire du continent en général et du Burundi en particulier n’est pas vue de la même façon ni dans la même optique. Le grand problème est qu’une grande partie de la population burundaise ne sait pas lire ; car, dans cette même histoire controversée, le lecteur pourrait distinguer des éléments vrais des éléments faux et plus, écrire des critiques, des corrections…afin de contribuer à la restitution d’une histoire acceptable et exacte. »Quand on écrit dans le temps, on construit une histoire vraie mais quand on écrit après le temps, les spéculateurs profitent pour falsifier l’histoire« . Il y a moyen de connaître le passé, mais s’il est difficile, connaissons le présent tout en recherchant le passé. L’écriture peut nous aider beaucoup à trouver des références et des repères. L’histoire d’un peuple est un contribuable dans la construction et le développement de leur pays. Et d’ailleurs l’ »incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé » et l’ »ignorance du passe affaiblit le citoyen, la société et la démocratie« .

Le citoyen, la société et la démocratie sont des termes clés et centre de débats d’aujourd’hui. Dans ce siècle de vitesse, un citoyen fait objet d’un débat. Il est dit d’un citoyen d’avoir une très grande importance dans le développement de son pays et il est très protégé par beaucoup de lois tant nationales qu’internationales. Cependant  les citoyens africains en général et ceux du Burundi en particulier n’en sont pas conscients. Toujours à cause de l’analphabétisme. Par exemple, une plus grande partie de la population ne savent ce qui est écrit dans la constitution. Ce n’est pas seulement le citoyen qui perd mais aussi son pays. A niveau de la société, la culture qui est l’ensemble des aspects intellectuels, artistiques et des idéologies d’une civilisation ou d’un groupe particulier manque des bases solides. L’analphabétisme fait que les citoyens se limitent sur les éléments culturels propagés à petite envergure par la tradition orale. Les principes démocratiques sont à la page aujourd’hui. La démocratie étant le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple est une des piliers de la mondialisation. En effet, la mondialisation désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle du monde. Comment  est-ce que par exemple un burundais peut être un citoyen du monde sans même savoir comment lire et écrire même sa langue ? Savoir écrire et lire sa langue est le minimum, car il peut suivre ce qui se fait au monde à partir de chez lui. Bien plus, la  mondialisation évoque aussi des transferts et des échanges internationaux des biens, de main d’œuvres et des connaissances. A ce temps ci de la mondialisation donc, il ne suffit pas seulement de connaître sa langue natale seulement mais aussi d’autres langues (français, anglais principalement et espagnol, latin, portugais, deutsche, swahili…) afin de pouvoir communiquer avec une grande partie de notre monde « village ». Je pense qu’il faut éradiquer l’analphabétisme. Il faut que les gens privés de compétences de base en aient. C’est une dignité. C’est aussi un droit pour chaque citoyen. Il  faut ouvrir les frontières délimitées par l’analphabétisme afin de maximiser les chances de se développer. Les idées sont là, les pensées aussi ; il faut savoir lire et écrire afin de les trouver et les transmettre.  » Les paroles s’envolent mais les écrits restent« . Ce monde rapide appartient à ceux qui sont rapides. La capacité de communiquer étant un avantage, les pays qui ont beaucoup d’analphabètes ne peuvent pas gagner assez.

Finalement, l’alphabétisation s’avère très nécessaire sur tous les plans afin de quitter le sous développement vers un développement durable. L’importance de l’alphabétisation est essentiellement capitale. Partout où on va, tout qu’on fait, on a besoin de lire et d’écrire. A part des compétences et des connaissances de base, l’homme a besoin de s’épanouir, donc avoir des compétences et des connaissances plus vastes et variées. Parmi ces compétences et connaissances, on a besoin de connaître son histoire exacte, la critiquer, la corriger et la restituer. L’histoire nous apprend comment vivre notre présent. Nous avons aussi besoin de répertorier tous les éléments culturels de notre culture. Avec ces compétences et ces connaissances un peu épanouies, nous pouvons préserver notre culture face aux invasions et dominations culturelles étrangères. Sur le plan économique, nous n’avons pas besoin des compétences de base, plutôt on a besoin des connaissances épanouies. Il faut même savoir manupiler l’Internet qui est devenu l’instrument de communication le plus rapide à l’échelle locale et mondiale. Aujourd’hui, grâce à l’Internet, on connaître tout et on peut être connecté partout, avec tout le monde à partir de chez soi!

Seth NDUWAYO

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