La force d’un stylo pour la défense de l’Afrique. by NDAYIKENGURUKIYE Dismas

10 12 2010

La force d’un stylo pour la défense de l’Afrique

Selon le Nigérien Fela Kuti, Directeur littéraire à la fondation nationale des arts, le stylo est plus fort que le Fusil. Au moment où l’écriture s’est révélée comme un moyen sûr pour assurer la perpétuation de l’Histoire et de la culture d’un peuple donné, et une arme redoutable pour changer les événements il est fort compréhensible de voir les sociétés avec écriture plus fortes que les sociétés sans écriture en occurrence les sociétés Africaines.

Pourquoi alors il s’avère nécessaire aux Africains de prendre la plume que afin d’écrire sur l’Histoire de leur continent ? Aristote a dit que l’Histoire est contenue dans une pile de documents sans explanation ni systématisation. En effet, l’adage selon lequel l’Afrique serait sans Histoire est archifaux tous les peuples ont une Histoire, au départ elle est orale avec des bases mythologiques. On peut affirme que l’Histoire commence justement avec l’apparition de l’écriture, ce n’est pas alors étonnant d’avoir l’Afrique longtemps marquée par une tradition orale car la grande majorité du peuple Africain a connu l’écriture un peu tardivement. Actuellement on ne peut pas nier catégoriquement l’existence des écrits sur l’Histoire de l’Afrique seulement beaucoup d’entre-eux  ont été écrits par les Blancs colonisateurs avec plus ou moins de subjectivité puisqu’il voulaient protéger leur intérêts et ne disposaient pas de connaissance larges du continent Africain. De plus, un petit nombre d’intellectuels Africains qui ont essayé de rassembler les données afin d’écrire sur l’Histoire de l’Histoire de l’Afrique ont rencontré certains obstacles dus à la tradition orale. Cette dernière consiste en une transmission des informations et de connaissances de génération en génération par voie orale, a posé de la confusion, la dégradation des événements, manque de crédibilité vis-à-vis de la constitution de l’Histoire de l’Afrique. Il s’impose alors une impérieuse nécessite aux Africains de constituer la tradition orale un une tradition écrite (Histoire).Quelle la place de l’Histoire dans la vie d’un peuple ? Le Secrétaire de la congrégation pour l’Education  catholique, Monseigneur Jean-Louis Bruguès a souligné que le passé détient la clef de l’avenir. En effet, chaque détails de l’Histoire aussi simple puisse t-il paraître à des répercussions sur le futur d’une manière ou d’une autre. Ce-ci est prévisible dans différents pays de l’Afrique actuelle. De cette manière, suite à l’ignorance du passé, et au manque de documents écrits dignes de foi sur le passé, on assiste par exemple à des formes de vengeances entre les différentes composantes sociales. En guise d’illustration on peut citer le cas de conflits inter-éthiniques au Burundi et au Rwanda où les Hutus et les Tutsis se jettent au tort sur les crimes du passé tout en se basant sur des informations orales qui pourraient être en quelque sorte erronées. D’après l’Histoire, les sociétés d’écriture se sont manifestées fortes grâce au stylo en vue de domination. En effet pour le cas de la colonisation la force du stylo est encore plus remarquable que ce soit du côté du colonisateur et du colonisé. Les textes écrites par les Blancs colonisateurs donnaient une fausse image de l’Afrique tout en voulant justifier la nécessité de leur mission « civilisatrice » – la colonisation du peuple « primitif » noir. Heureusement par après, on a assisté à une montée des aînés écrivains noirs qui ont combattu le colonisateur non pas par le fusil mais par le stylo. Prenons l’exemple de l’œuvre de Ferdinand Oyono Le Vieux Négre et la  Médaille dans laquelle il montre les abus et la non coopération des colonisateurs. Dans cette même optique, les sociétés d’écritures notamment les sociétés Européennes ont pu sauvegarder leur Histoire en tous ses détails, elle leur sert d’expérience et de source d’inspiration pour l’avenir. Pour illustrer cela prenons le cas de la Révolution Française qui s’est étendue sur une longue période et qui a fini par marquer la France au point de vue Historique en constituant des bases pour la République Française et des références pour la plupart des Etat du monde. En définitif, dans le but de ne pas continuer à assister à un manque des documents suffisants sur Histoire de l’Afrique, de se montre fort au milieu des sociétés  qui ont connu l’écriture longtemps avant l’Afrique, les jeunes Africains sont appelés à prendre un stylo. Ils sont appelés à donner l’importance aux événements qui se passent autour d’eux, à approcher les vieillards afin de leur questionner sur le passé avec l’intention de constituer des documents écrits Historiques, riches et crédibles qui serviront les générations futures.

Toutes fois, on ne peut pas parler de l’Histoire d’un peuple sans faire appel à la sa culture car toutes les deux forment un tout cohérent. Pour Boas, comprendre une culture exige d’entendre le passé. Avant d’aller plus loin, voyons d’abord la définition de la culture proposée par l’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et effectifs, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». Partant de cette définition, il y a lieu d’affirmer que l’Afrique a toujours souffert d’un impérialisme culturel des sociétés d’écriture. De nos jours il y a des Africains qui sont des Africains seulement de leur peau noire, mais avec des idées et des modes de vie propres aux Blancs. Le stylo a la puissance de sauvegarder et diffuser la culture d’un peuple. En effet, les sociétés d’écriture ont toujours produits des textes qui ont la tendance de glorifier leurs cultures et dénigrer les cultures de l’Afrique. Par l’exemple le roman intitulé Heart of Darkness produit par un Anglais du nom de Joseph Conrad, dans lequel il monte que les Africains sont des peuples primitifs et leur culture primitive. Néanmoins, des patriotes intellectuels Africains ont pris le stylo pour contrecarrer cette tendance de dénigrer la culture de l’Afrique. Citons à titre d’exemple la naissance de la Négritude qui est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre Histoire et de notre culture. Cette définition est tiré d’une Revue L’Etudiant Noir créée par Léopord Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Damas. Pourquoi les jeunes Africains ont l’habitude de croiser leur bras devant leur culture qui est envahie alors qu’ils ont les aînés qui ont allumé la première lampe notamment Léopord Sédar S. et Aimé Césaire ?

Comment un stylo peut servir comme une arme redoutable pour changer les choses positivement ? Au lieu de prendre les armes pour s’attaquer aux gouvernements tyrans de certains pays Africains il faudrait que les Africains s’habituent au combat pour dénoncer les abus en s’armant  d’un stylo. Un patriote Algérien du nom de Ammi Said nous donne les exemples en montrant que l’instauration de II ème république ne se fera pas sans sacrifice il déclare : «  Oui, il faudra écrire Histoire de ce peuple respectable avec une autre plume que seule des traîtres, des violeur des menteurs, des voleurs des usurpateur,…qui n’ont pas eu honte d’avoir transformé un pays fier et fort en est pays sans avenir ni repères ».               Dans cette même optique d’utiliser les écrits pour attaquer les institutions, des sociétés qui ont connu l’écriture longtemps avant les sociétés Africaines ont montré la place importante des écrits. Par exemple, quand Victor Hugo s’est violemment opposé au coup d’Etat du 20 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III a signé un décret d’expulsion de Victor Hugo. Réfugié à Bruxelles Victor Hugo a écrit un texte combat Napoléon le Petit, un des plus brillant pamphlets politique jamais écrit contre le despote. Ces deux  exemples l’un d’Ammi Said et l’autre de Napoléon cités ci –dessus suffisent pour éveiller les Africains à pointer du doigt aux abus des gouvernements par des écrits au lieu de faire la course aux armes pour corriger les dirigeants.

 

Pour conclure, dans la mesure où le peuple sans Histoire est un peuple sans avenir, le stylo occupe une place prépondérante dans le passage de la tradition orale à la tradition écrite (Histoire). De plus le stylo sert à sauvegarder et diffuser des valeurs culturelles d’un peuple à travers le monde. Finalement, il est une arme redoutable dans le combat pour la révolution et le changement positif- combat contre les abus des gouvernements. Un appel est alors lancé à tous les jeunes Africains à manifester l’amour de leur cher continent en prenant un stylo afin de contribuer à leur Histoire et leur culture.

 

NDAYIKENGURUKIYE  Dismas

Burundi, Province Gitega, Commune Giheta Colline Gisuru

 

 

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