LE SACRIFICE ET LE RESPECT. BY El-Hadj Malik El-Shabbazz A.K.A. Malcolm X

31 12 2010

«Le prix pour faire que les autres respectent vos droits

humains est la mort.»

Malcolm X

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LEÇON 11 : BELGIQUE IMPÉRIALE, INDÉPENDANCE DU CONGO et DE LA FLANDRE. BY SHASHEMENETTI

30 12 2010

LA LEÇON 11 : L’INDÉPENDANCE DU CONGO et DE LA FLANDRE EST EN LIGNE.

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DE L’ORALITE A L’ECRITURE. by KAZAYIRE Marc

30 12 2010

DE L’ORALITE A  L’ECRITURE

Quant je visite certains lieux, je suis attiré par les objets, les grands arbres comme quoi l’eucalyptus qui datent de l’époque  coloniale. Malheureusement je ne me rends compte de leur valeur historique. C’est l’œuvre de nos grands parents qui nous relatent  le secret de ces marques de  l’histoire.

Toutefois, ce n’est qu’une tradition orale qui  avait  caractérisée  notre  période écoulée. C’est pourquoi Amadou Ham pâté Bâ voyant que l’oralité tend à être fragile par rapport à l’écrit  avait dit : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Cette fragilité résidait dans la manière de raconter de  bouche à  oreille  par un vieux à côté de ses fils et de ses petits fils et  par conséquent les éléments racontés sont vite oubliés. C’est dans ce contexte est venu après l’oralité la nécessité d’écrire d’où donc disaient nos ancêtres « verba volant, scripta  Manet » ce qui veut dire « les paroles s’envolent mais les écrits restent ».

Certains  sites historiques, les avenues publiques de l’époque changent régulièrement. Il est  difficile pour les générations de suivre l’évolution de l’histoire de leur pays. A cela s’ajoute la perte de l’identité culturelle. Quelqu’un a dit un jour qu’un peuple sans histoire est un peuple sans avenir.

Aujourd’hui ce n’est pas comme hier.  Les jeunes générations aiment et doivent véritablement écrire  et lire en s’inspirant de l’histoire du  passé. Bien plus, nous  félicitons  le  rôle joué  par les auteurs qui ont participé de près ou  de  loin à des grands  événements comme quoi  la première et  la seconde guerre mondiale, ont apportés quelques indices, quelques éclairages  indispensables pour les jeunes générations qui ont besoin de connaître le passé de  leurs ancêtres pour mieux aborder l’avenir. Ensuite, il y a le progrès  des moyens de communications. Les sources d’informations sont en peu  partout : les journaux, la presse orale et écrite, les reportages, les articles, les œuvres écrites des auteurs anciens et les discours des anciens.  Brefs, la tradition orale n’a pas encore de place d’ailleurs elle subie des frottements avec d’autres éléments de l’histoire.

Ce qui est écrit et  comme  le temps  est le meilleur juge de l’histoire devient l’histoire par essence. De même, l’histoire du passé bâtit celle de l’avenir. De mon côté, j’attends devenir grand  homme quand je lis à travers les  œuvres de mes contemporains l’histoire  par exemple de ce grand homme, libérateur  des hommes de couleur ; Gamal Abdel Nasser d’Egypte. Le  parcours historique de celui-ci  peut éveiller beaucoup de générations d’écrivains. En voyons ses exploits : Dans son discours d’Alexandrie, voyant que le creusement du célèbre canal de suez était bénéfique pour les grandes  puissances avait dit : « Nous reprendrons tous nos droits car le canal (de suez) est le  nôtre » Et, au fur du temps ce qu’il  a dit s’est concrétisé bien que  trop de  peine et  d’impatience.  C’est grâce  aux efforts fournis par nos lecteurs et écrivains  qui avaient sans cesse fait revivre l’histoire en l’ajoutant des  critiques  et  commentaires.  Ils  l’auraient même réécrite  bien que certains disent que  l’histoire ne se réécrit  pas. Pourtant elle  n’est pas statique mais elle est dynamique.

A  cela  s’ajoute l’histoire de son  pays  même .La nécessité de la présenter  n’est autre   que  orienter les jeunes  générations à suivre le cours , le rythme de l’évolution historique  de leur pays et par conséquent innover d’avantage .ce sont  entre autre les pyramides , l’Egypte connue qu’il  avait  donné asile à Jésus pourchassé , un pays  qui  fût un jour le berceau d’une grande civilisation (l’arithmétique , l’agriculture et l’artisanat qui ont prospéré depuis des siècles ,les sciences mystérieuses comme  l’embaumement et l’architecture). Ces traces historiques servent  même  d’écriture et de réécriture par des fouilles dites archéologiques et  pour cause permettent d’autres découvertes. Bien évidement, nos ancêtres l’avaient  dit : «  Nul n’a le droit  d’effacer une page de l’histoire   d’un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme ».

L’autre  grand repère historique  est Martin LUTHER  King à qui OBAMA s’est  inspiré. N’est-ce pas  nous  pouvons être inspiré  de  cette  manière par ses paroles  et ses écrits ? On  peut  imiter son style  et  du coup  être  influencé en   écriture.                                                 Quant à OBAMA donc, disait-il « Change we  need ».Nous  voulons un changement. A quoi cela  tire référence ? C’est justement les  propos  de ses arrières. Tout  le  peuple du  monde avait perçu ce  slogan comme  un rêve. D’âpres  LUTHER ,son rêve consistait à révéler qu’un noir  aura  à s’assoir et à  regarder   ce  qui se fait  au  milieu  des  blancs pour    enfin prendre le  devant de  la  scène.

A côté d’être instructive, l’histoire  a besoin  d’être débarrassée de ses oripeaux comme disait Hassan  II : «   L’histoire est une grande dame qui n’a pas  besoin, grâce  à Dieu de soubrettes pour la maquiller  afin  de la   rendre plus  jolie. Elle  reste   toujours l’histoire  et fait apparaitre  comme  il faut,  quand il  faut, où il faut »

Toutefois, l’histoire    d’un  peuple n’est  pas  toujours  écrite  selon ces circonstances agréables. Elle sera  présenté et  énoncée n’importe  quand et  n’import où. Nous .vivons  actuellement le  rythme et le dynamique de  l’histoire  de  la  guerre désastreuse de  libération de l’Algérie pour se débarrasser de l’occupation française. A cet  ordre d’idée , il ya  la première et  la seconde guerre   mondiale  et  le pourquoi de ce  dynamisme .La  perpétuité   de  ce  dynamisme  nous  plonge   dans la  volonté  de  rompre avec  les inégalités ,les  traitements malsains  etc. En effet, avec ses  hauts et ses bas , ses  excès  et  ses défauts , ses crimes et ses purges, ses actions d’éclat et  ses faiblesses, la  guerre sous   toutes  ses   formes doit  impérativement livrer ses  secrets .Ils sont  ceux de la  nation et du peuple  .Et  s’agissent   là    d’un  passé encore  récent  ,  il    faut   nécessairement   l’assumer  en  tout  état  de cause  .C’est là  l’unique  moyen  de  surmonter   les problèmes  dont les pays  vivent depuis la recherche  de    leurs indépendances  jusqu’à nos  jours pour mieux  appréhender le futur.

Néanmoins, ce qui est surprenant  est qu’on assiste    aujourd’hui à des traditionnels  commémorations notamment où  on fustige contre  l’usage de la  bombe  atomique   , se référant  justement à  celle lancée sur    IROSHIMA  et NAGASAKI   et  pour cause   mettait   fin à  la  fin à la seconde guerre mondiale. C’est une autre histoire.  En  plus, pourquoi les  français célèbrent  à leur traditionnelle occasion la  révolution de  Juillet   1789 ? Justement  on  apprend les  jeunes générations ; futurs  dirigeants  à mettre fin à  des abus causés par la guerre  et  cela   se fait  à travers les concours d’écritures  , les projections des films , les commentaires s’y rapportant etc.

L’histoire peut conduire a la révolution à un soulèvement  populaire. En effet, au printemps de 1789 et avec la mauvaise  récolte  des  céréales de l’année 1788 en France, l’histoire nous dit que ceci  à  provoqué  une flambée des prix. L’économie  connaissait périodiquement   de  telles chertés mais , cette  fois la crise de substance  a  fait naitre  une  révolution .A  cela  s’ajoutait une  crise  financière .cependant ,  c’est le grogne, l’opinion  qui chemine, qui monte et grandi ;ce qui  pourrait  commencer « une  révolution nationale ». A cette effet,  le  peuple en se basant  à l’histoire tente  à  attribuer le  régime  en  place de celui qui  est le plus  mauvais  de  toutes  les  espèces de  gouvernement. En  outre ,  des  comparaisons  ne manquent  pas selon  lesquelles  ce président par  rapport  à l’autre  pourrait   faire mieux. Tout cela se fait dans l’optique de revolutionner les choses et du coup rendre la situation meilleure.

Enfin,  l’Afrique d’avant les indépendances, la  littérature  était  purement  orale. Actuellement, elle  a perdue sa  valeur parce qu’elle était en concurrence  avec celles  écrites .cette perte de valeur trouve son  origine dans le rôle qu’a  joué les établissements  scolaires dans lesquels nos leaders indépendantistes avaient été formé. A  cela  s’ajoute la volonté manifeste de  leurs écrits. De même , les thèmes  qu’ils traitaient notamment les  abus de l’indépendance ,la  première et la seconde guerre mondiale, la  tyrannie des grands  chefs,  les inégalités sociales  etc., influencent et  influenceront nos rédacteurs et  lecteurs en général.

Je recommanderai  tout en chacun  de profiter  le cours des  événements bons ou mauvais que ce soient pour produire.

KAZAYIRE Marc





LEÇON 10 : INVERSION NORD-SUD. BY SHASHAMANE

29 12 2010

LA LECON 10 «  INVERSION NORD-SUD, L’AUSTRALIE DEVIENT LA BOREALIE et L’AFRIQUE DU SUD DEVIENT L’AFRIQUE DU NORD!! » EST EN LIGNE.

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L’IMMORTALITÉ. BY GANDHI

26 12 2010

Les satisfactions égoïstes conduisent à la destruction, la

renonciation conduit à l’immortalité.

Gandhi





DE LA TRADITION ORALE A L’ECRITURE, LES DÉFIS ET LES NÉCESSITÉS ACTUELS. BY IRATUNGA Didier

25 12 2010

DE  LA TRADITION ORALE A L’ECRITURE, LES DÉFIS ET LES NÉCESSITÉS ACTUELS

Au cours de l’histoire de l’humanité, divers faits varient suivant un rythme. Des structures sociales, religieuses, politiques,… aux divers moyens d’expression artistique et intellectuelle, on observe un changement incessant. La culture est appelée à se détacher de la nature d’où son dynamisme. La culture varie dans le temps et dans l’espace durant l’histoire et suivant les sociétés. Les sociétés n’évoluent pas de la même manière et au même rythme.

L’histoire des sociétés plus avancées est au début de tradition orale. L’Iliade et l’Odyssée nous le montre bien. Les doctrines des grandes religions ont été transmises par leurs fondateurs d’abord oralement. Jésus et Mahomet n’ont pas donné des livres de religions mais ceux-ci ont été rédigés progressivement par leurs disciples. La vie et la philosophie de Socrate sont contenues dans les ouvrages de ses disciples.

L’Afrique n’échappe pas à la tradition orale. Nul n’ignore qu’en l’absence de sources écrites, l’histoire se base sur les sources orales. Les épopées et les légendes relatent la vie des héros, les contemporains de nos rois et de nos princes parlant de leurs expériences. Les fables, les contes, les poésies pastorales les chants de circonstances et autres sagesses ancestrales servent à détendre les gens , à les instruire moralement sans oublier relater leur vécu quotidien et leurs activités.

La tradition orale n’épargne pas non plus le Burundi car faisant partie  intégrante de l’Afrique. Nos parents et nos grands-parents ont attendu la cuisson de la nourriture le soir en écoutant les contes et les fables. Ils ont gardé le bétail et appris les poésies pastorales. Nos grands-mères ont chanté des berceuses portant nos parents sur  le dos.

Même si l’école moderne n’existait pas encore pour nous apprendre à lire et à écrire, la famille et l’entourage étaient là pour éduquer et instruire. Le père tenait toujours de faire de son fils un homme responsable et valeureux. La mère tenait à faire de sa fille une femme respectueuse et respectable. L’entourage quant à lui était appelé à veiller sur l’enfant d’autrui en l’absence de ses parents. Dès le bas âge, les parents apprenaient à leurs enfants les tâches appropriées à chacun : garder le bétail, travaux de ménage, travaux champêtres, s’occuper des bébés,…

Malgré l’inexistence de l’écriture, les divers moyens d’expression orale et ont été transmis depuis les temps immémoriaux de génération en génération et de bouche à oreille. Les grandes bibliothèques n’existaient pas encore dans nos villes, les écoles n’étaient pas encore disséminées ici et là dans le pays, les médias n’existaient pas encore. Les générations précédentes ont su léguer un  riche patrimoine aux suivantes.

L’histoire réserve toujours des surprises. Les peuples n’échappent pas au contact avec d’autres. Les contacts commencent d’abord entre peuples voisins. Nos rois ont entretenu des relations d’amitié avec ceux des royaumes voisins. En plus des relations d’amitié, il ya eu des guerres de conquêtes et des invasions. Qui n’a jamais entendu parler  des conquêtes de Ntare Rugamba ou appris le cours d’histoire à l’école? De même que les résistances de Mwezi Gisabo contre les envahisseurs. Ensuite, les peuples plus ou moins éloignés entrent en contact. Les Romains ont fait des conquêtes. L’Islam a conquis le Moyen-Orient et l’Afrique du  Nord. Les européens ont créé des empires coloniaux au-delà de l’Atlantique et de la Méditerranée.

Les européens sont arrivés au Burundi  au dix-neuvième siècle en nous  apportant pas mal de nouveautés parmi lesquelles l’école pour nous apprendre à lire et à écrire. Un autre moyen d’expression voit le jour : l’écriture. Les défis à implanter  l’école dans nos sociétés sont nombreux. Qui gardera le bétail ? Qui va aider dans les diverses tâches ménagères ? Qui aidera dans les champs ? Puisque les enfants vont passer des journées à l’école. A cela s’ajoute les autres charges : matériel scolaire, uniformes, frais de scolarité,… L’école c’est pour les enfants paresseux, pour les enfants turbulents,… Les enfants travailleurs doivent rester aider leurs parents. Ces derniers oubliaient des fois qu’ils étaient entrain de préparer un avenir  meilleur aux enfants déconsidérés alors qu’ils opprimaient ceux admirés et aimés.  Monseigneur Stanislas KABURUNGU ancien évêque du diocèse catholique de Ngozi a confié au journal IWACU que son père l’avait envoyé à l’école pour se débarrasser car il était un enfant turbulent. La distinction entre garçons et filles reste un autre défi. Pas d’école pour les filles. Si on accorde des faveurs à nos sœurs, c’est le strict minimum c’est-à-dire l’enseignement de base ou encore plus l’enseignement technique.  Les autres défis sont entre autre sont que les adultes voulant étudier  sont peut-être jugés plus vieux pour suivre le même parcours que les enfants. Des fois apparaît aussi un certain complexe d’étudier ensemble avec leurs enfants ou ceux du même âge que ces derniers d’où l’alphabétisation sorte de scolarisation  moins poussée. A mon avis, l’alphabétisation ne suffit pas. Les gens âgés, s’ils ont la détermination d’étudier, doivent avoir les mêmes opportunités que les enfants et méritent même des encouragements. On voit actuellement des militaires démobilisés remettre l’uniforme scolaire. Des pères de famille suivent des cours du soir dans des universités privées pour multiplier leurs chances à l’emploi.

Dans des sociétés sans écriture au début, elle apparaît comme un apport des envahisseurs et des colonisateurs. Elle était même conçue comme un instrument d’acculturation et de négation de soi. D’une part c’est vrai car il ya des gens plus instruits qui méprisent leurs semblables. En apprenant la géographie et l’histoire par exemple, il naît une tendance à adopter les modes de vie des Européens ou des Américains alors qu’ils ne partagent pas les mêmes réalités. D’autres gens ayant eu la chance de voyager un peu vont jusqu’à oublier ou faire semblant d’oublier leur langue maternelle. Apprendre le français, l’anglais, le swahili,… est important pour les relations internationales mais oublier le kirundi est la négation de soi, de son histoire et de sa culture. D’autre part c’est faux. L’école en plus d’apprendre à lire et à écrire sert comme outil d’éducation. Les enfants apprennent obligatoirement l’obéissance, la propreté,  les Travaux Pratiques Agricoles. C’est aussi la clé de développement de la patrie.

En plus de l’instruction, l’information est une autre grande nécessité. Les gens ont besoin de connaître ce qui se passe aux alentours et pourquoi pas à travers le monde entier. Même les moins instruits ou les analphabètes sont capables d’écouter la radio et de regarder la télévision ce qui ne suffit pas comme outils d’information. Encore faut-il lire les journaux, lire les ouvrages divers, utiliser l’internet ce qui laisse comprendre que l’information ne se conçoit pas en grande partie sans alphabétisation, sans scolarisation.

Les bibliothèques sont en grades partie remplis d’ouvrages d’auteurs étrangers. Nous pouvons créer nos œuvres littéraires. Par exemple nos contes et nos fables peuvent être rassemblés dans des livres au même titre  les contes de Perrault et les fables de La Fontaine. Les poésies pastorales et les berceuses peuvent être recueillies à titre d’œuvres poétiques. Actuellement il n’est plus question de transmission orale de génération en génération, de s’asseoir autour d’un feu dehors, d’aller faire paître les vaches car les pâturages se font rares. Au moment où la famille se rassemble actuellement devant un poste de télévision et que le bétail tend à être nourri dans les enclos, faut-il savoir comment les choses se présentaient avant. Les générations actuelles et les générations futures ainsi que des étrangers ont besoin de connaître comment notre peuple a évolué au cours de l’histoire. Nous étudions l’histoire de l’Europe, de l’Amérique,… ainsi que leurs modes de vie. Les étrangers qui visitent notre pays seraient intéressés à connaître nos réalités, notre passé, …

Ainsi l’écriture apparaît d’une nécessite capitale.  C’est un outil de base car il s’apprend dès le début et ouvre vers d’autres horizons. Elle permet d’appendre et d’informer. Encore permet-elle de garder. C’est une source non moins importante de l’histoire car les paroles s’envolent mais les écrits restent. Pourquoi ne contribuerait-elle pas à sauvegarder notre patrimoine culturel et même à le faire connaître jusqu’au-delà de nos frontières ?

IRATUNGA Didier

 





Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique. By Seth NDUWAYO

22 12 2010

« Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique »

Généralement, beaucoup des parents, si pas tous, envoient leurs enfants a l’école. Cela suppose que les parents reconnaissent les bienfaits de l’école et l’importance des connaissances que leurs enfants acquièrent. Cependant, en Afrique et plus particulièrement au Burundi, le nombre d’écoliers qui suivent leurs études diminue très sensiblement. Par conséquent, les enfants qui parviennent à finir l’école primaire sont très peu, d’autres s’arrêtent dans les premières années de l’école secondaire et très peu encore parviennent à faire et finir les études universitaires. L’école instruit les élèves. Ces derniers, au fur et à mesure d’apprendre font confiance en eux même. Cependant, l’Afrique a le taux le plus élevé des analphabètes. Ces derniers rencontrent beaucoup de problèmes dans leurs communautés et si leur nombre est le plus grand au niveau du pays ou de la région, ces derniers ont mal à se développer. Les conséquences deviennent nombreuses à savoir ne pas savoir et écrire son histoire exacte, manquer sa place dans ce monde rapide, ne pas maintenir et propager sa culture… ;bref, évolution politique, économique et sociale presque immobile.

Beaucoup d’Africains voient leur sous-développement dans les conséquences de la colonisation. Mais après la colonisation, qu’est-ce qu’on fait contrairement aux colonisateurs ? Plus d’un peut penser que les problèmes auxquels l’Afrique fait face sont aggravés par la prépondérance de l’analphabétisme. Il est difficile pour une population d’attendre un développement durable si sa grande majorité est analphabète. Le grand problème qu’il y a c’est l’extrême analphabétisme. Les pays d’Afrique, Caraïbe et du Pacifique, donc du tiers monde, sont ceux qui ont le taux d’analphabétisme le plus élevé au monde ; et par conséquent les moins développés. L’alphabétisation est une « acquisition des connaissances et des compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en évolution rapide et un droit fondamental de la personne humaine« . Les analphabètes, malgré qu’ils soient des citoyens, sont souvent incapables de comprendre la situation politique, économique et sociale de leur pays. Donc les analphabètes semblent être inconscients des  conflits politiques basés sur le soif du pouvoir, la violation des lois nationales que internationales, l’intolérance politique, religieuse, régionale,…, l’extrême pauvreté qui hante une plus grande partie du monde en général, la torture, l’injustice, l’impunité, la corruption passive et active, la privation des droits fondamentaux et ceux d’expression, violations  de leurs droits qui sont commises parfois par les dirigeants, la mauvaise gouvernance et plus particulièrement la corruption abondante qui est l’une des causes de l’extrême pauvreté. « Quand on lit, on trouve des idées et quand on trouves des idées, on trouve la réalité« . Si on essaie d’analyser, sur le plan écriture et lecture, les occidentaux inventèrent l’imprimerie environ au 15ème siècle. Par conséquent, les révolutions américaine et française ont été nourries par des idées des philosophes qu’on trouvait dans des livres ou qui étaient exposées aux salons. S’il n’y avait pas été d’écritures, on pourrait penser que le monde restait stable d’autant qu’on n’aurait jamais remarqué de changements. On pourrait penser que la démocratie ne se serait pas installée en dehors de la Grèce. Personne, sauf les gens de ces localités et certains voyageurs, n’aurait su les merveilles du monde,….Donc grâce a l’écriture, on est au courant de tout et de rien,on choisit que faire entre ceci et cela ; bref, on devient « savant ». Le grand problème n’est pas alors d’être analphabètes mais de ne pas avoir la volonté de faire un changement. «Where there is the will, there is the way« . Cela signifie que là où il y a la volonté, il y a aussi des possibilités.

Parmi les problèmes auxquels l’Afrique fait face, il y a aussi celui de ne pas savoir son histoire exacte. L ‘Afrique est titulaire d’une tradition orale qu’on ne qualifierait jamais d’histoire. Pourquoi une tradition orale et non une histoire ? Au fait, les connaissances qui se transmettent d’une personne à l’autre et d’une génération à l’autre ne mérite pas de prendre l’appellation de l’ »histoire ». Parce que chacun dira telle ou telle autre chose à sa façon et plus souvent d’une manière subjective. Plus grave encore, après deux ou trois générations, l’ »histoire » ne sera plus la même. En ce cas, on dira donc des histoires et non l’histoire. C’est pourquoi alors par exemple les Burundais ne convergent pas sur leur histoire. Si par exemple l’histoire du Burundi était écrite en sa période, il y aurait des chances qu’elle ne soit pas contestée. Les sociétés avec écritures, malgré qu’elles sont passées dans de difficultés ont construit sur une forte fondation. Les occidentaux par exemple, grâce aux événements et faits passés enregistrés, peuvent déterminer ce qu’il veulent être en comparant une période à la période médiévale, à l’obscurantisme, au siècle des lumières, à la renaissance ….Malgré que les Africains, sauf les Egyptiens, aient connu l’écriture récemment, ils peuvent aussi déterminer leur avenir en suivant des modèles qui ont existés  qu’ils peuvent trouver dans des livres. L’histoire du continent en général et du Burundi en particulier n’est pas vue de la même façon ni dans la même optique. Le grand problème est qu’une grande partie de la population burundaise ne sait pas lire ; car, dans cette même histoire controversée, le lecteur pourrait distinguer des éléments vrais des éléments faux et plus, écrire des critiques, des corrections…afin de contribuer à la restitution d’une histoire acceptable et exacte. »Quand on écrit dans le temps, on construit une histoire vraie mais quand on écrit après le temps, les spéculateurs profitent pour falsifier l’histoire« . Il y a moyen de connaître le passé, mais s’il est difficile, connaissons le présent tout en recherchant le passé. L’écriture peut nous aider beaucoup à trouver des références et des repères. L’histoire d’un peuple est un contribuable dans la construction et le développement de leur pays. Et d’ailleurs l’ »incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé » et l’ »ignorance du passe affaiblit le citoyen, la société et la démocratie« .

Le citoyen, la société et la démocratie sont des termes clés et centre de débats d’aujourd’hui. Dans ce siècle de vitesse, un citoyen fait objet d’un débat. Il est dit d’un citoyen d’avoir une très grande importance dans le développement de son pays et il est très protégé par beaucoup de lois tant nationales qu’internationales. Cependant  les citoyens africains en général et ceux du Burundi en particulier n’en sont pas conscients. Toujours à cause de l’analphabétisme. Par exemple, une plus grande partie de la population ne savent ce qui est écrit dans la constitution. Ce n’est pas seulement le citoyen qui perd mais aussi son pays. A niveau de la société, la culture qui est l’ensemble des aspects intellectuels, artistiques et des idéologies d’une civilisation ou d’un groupe particulier manque des bases solides. L’analphabétisme fait que les citoyens se limitent sur les éléments culturels propagés à petite envergure par la tradition orale. Les principes démocratiques sont à la page aujourd’hui. La démocratie étant le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple est une des piliers de la mondialisation. En effet, la mondialisation désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle du monde. Comment  est-ce que par exemple un burundais peut être un citoyen du monde sans même savoir comment lire et écrire même sa langue ? Savoir écrire et lire sa langue est le minimum, car il peut suivre ce qui se fait au monde à partir de chez lui. Bien plus, la  mondialisation évoque aussi des transferts et des échanges internationaux des biens, de main d’œuvres et des connaissances. A ce temps ci de la mondialisation donc, il ne suffit pas seulement de connaître sa langue natale seulement mais aussi d’autres langues (français, anglais principalement et espagnol, latin, portugais, deutsche, swahili…) afin de pouvoir communiquer avec une grande partie de notre monde « village ». Je pense qu’il faut éradiquer l’analphabétisme. Il faut que les gens privés de compétences de base en aient. C’est une dignité. C’est aussi un droit pour chaque citoyen. Il  faut ouvrir les frontières délimitées par l’analphabétisme afin de maximiser les chances de se développer. Les idées sont là, les pensées aussi ; il faut savoir lire et écrire afin de les trouver et les transmettre.  » Les paroles s’envolent mais les écrits restent« . Ce monde rapide appartient à ceux qui sont rapides. La capacité de communiquer étant un avantage, les pays qui ont beaucoup d’analphabètes ne peuvent pas gagner assez.

Finalement, l’alphabétisation s’avère très nécessaire sur tous les plans afin de quitter le sous développement vers un développement durable. L’importance de l’alphabétisation est essentiellement capitale. Partout où on va, tout qu’on fait, on a besoin de lire et d’écrire. A part des compétences et des connaissances de base, l’homme a besoin de s’épanouir, donc avoir des compétences et des connaissances plus vastes et variées. Parmi ces compétences et connaissances, on a besoin de connaître son histoire exacte, la critiquer, la corriger et la restituer. L’histoire nous apprend comment vivre notre présent. Nous avons aussi besoin de répertorier tous les éléments culturels de notre culture. Avec ces compétences et ces connaissances un peu épanouies, nous pouvons préserver notre culture face aux invasions et dominations culturelles étrangères. Sur le plan économique, nous n’avons pas besoin des compétences de base, plutôt on a besoin des connaissances épanouies. Il faut même savoir manupiler l’Internet qui est devenu l’instrument de communication le plus rapide à l’échelle locale et mondiale. Aujourd’hui, grâce à l’Internet, on connaître tout et on peut être connecté partout, avec tout le monde à partir de chez soi!

Seth NDUWAYO