LE SACRIFICE ET LE RESPECT. BY El-Hadj Malik El-Shabbazz A.K.A. Malcolm X

31 12 2010

«Le prix pour faire que les autres respectent vos droits

humains est la mort.»

Malcolm X





LEÇON 11 : BELGIQUE IMPÉRIALE, INDÉPENDANCE DU CONGO et DE LA FLANDRE. BY SHASHEMENETTI

30 12 2010

LA LEÇON 11 : L’INDÉPENDANCE DU CONGO et DE LA FLANDRE EST EN LIGNE.

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DE L’ORALITE A L’ECRITURE. by KAZAYIRE Marc

30 12 2010

DE L’ORALITE A  L’ECRITURE

Quant je visite certains lieux, je suis attiré par les objets, les grands arbres comme quoi l’eucalyptus qui datent de l’époque  coloniale. Malheureusement je ne me rends compte de leur valeur historique. C’est l’œuvre de nos grands parents qui nous relatent  le secret de ces marques de  l’histoire.

Toutefois, ce n’est qu’une tradition orale qui  avait  caractérisée  notre  période écoulée. C’est pourquoi Amadou Ham pâté Bâ voyant que l’oralité tend à être fragile par rapport à l’écrit  avait dit : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Cette fragilité résidait dans la manière de raconter de  bouche à  oreille  par un vieux à côté de ses fils et de ses petits fils et  par conséquent les éléments racontés sont vite oubliés. C’est dans ce contexte est venu après l’oralité la nécessité d’écrire d’où donc disaient nos ancêtres « verba volant, scripta  Manet » ce qui veut dire « les paroles s’envolent mais les écrits restent ».

Certains  sites historiques, les avenues publiques de l’époque changent régulièrement. Il est  difficile pour les générations de suivre l’évolution de l’histoire de leur pays. A cela s’ajoute la perte de l’identité culturelle. Quelqu’un a dit un jour qu’un peuple sans histoire est un peuple sans avenir.

Aujourd’hui ce n’est pas comme hier.  Les jeunes générations aiment et doivent véritablement écrire  et lire en s’inspirant de l’histoire du  passé. Bien plus, nous  félicitons  le  rôle joué  par les auteurs qui ont participé de près ou  de  loin à des grands  événements comme quoi  la première et  la seconde guerre mondiale, ont apportés quelques indices, quelques éclairages  indispensables pour les jeunes générations qui ont besoin de connaître le passé de  leurs ancêtres pour mieux aborder l’avenir. Ensuite, il y a le progrès  des moyens de communications. Les sources d’informations sont en peu  partout : les journaux, la presse orale et écrite, les reportages, les articles, les œuvres écrites des auteurs anciens et les discours des anciens.  Brefs, la tradition orale n’a pas encore de place d’ailleurs elle subie des frottements avec d’autres éléments de l’histoire.

Ce qui est écrit et  comme  le temps  est le meilleur juge de l’histoire devient l’histoire par essence. De même, l’histoire du passé bâtit celle de l’avenir. De mon côté, j’attends devenir grand  homme quand je lis à travers les  œuvres de mes contemporains l’histoire  par exemple de ce grand homme, libérateur  des hommes de couleur ; Gamal Abdel Nasser d’Egypte. Le  parcours historique de celui-ci  peut éveiller beaucoup de générations d’écrivains. En voyons ses exploits : Dans son discours d’Alexandrie, voyant que le creusement du célèbre canal de suez était bénéfique pour les grandes  puissances avait dit : « Nous reprendrons tous nos droits car le canal (de suez) est le  nôtre » Et, au fur du temps ce qu’il  a dit s’est concrétisé bien que  trop de  peine et  d’impatience.  C’est grâce  aux efforts fournis par nos lecteurs et écrivains  qui avaient sans cesse fait revivre l’histoire en l’ajoutant des  critiques  et  commentaires.  Ils  l’auraient même réécrite  bien que certains disent que  l’histoire ne se réécrit  pas. Pourtant elle  n’est pas statique mais elle est dynamique.

A  cela  s’ajoute l’histoire de son  pays  même .La nécessité de la présenter  n’est autre   que  orienter les jeunes  générations à suivre le cours , le rythme de l’évolution historique  de leur pays et par conséquent innover d’avantage .ce sont  entre autre les pyramides , l’Egypte connue qu’il  avait  donné asile à Jésus pourchassé , un pays  qui  fût un jour le berceau d’une grande civilisation (l’arithmétique , l’agriculture et l’artisanat qui ont prospéré depuis des siècles ,les sciences mystérieuses comme  l’embaumement et l’architecture). Ces traces historiques servent  même  d’écriture et de réécriture par des fouilles dites archéologiques et  pour cause permettent d’autres découvertes. Bien évidement, nos ancêtres l’avaient  dit : «  Nul n’a le droit  d’effacer une page de l’histoire   d’un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme ».

L’autre  grand repère historique  est Martin LUTHER  King à qui OBAMA s’est  inspiré. N’est-ce pas  nous  pouvons être inspiré  de  cette  manière par ses paroles  et ses écrits ? On  peut  imiter son style  et  du coup  être  influencé en   écriture.                                                 Quant à OBAMA donc, disait-il « Change we  need ».Nous  voulons un changement. A quoi cela  tire référence ? C’est justement les  propos  de ses arrières. Tout  le  peuple du  monde avait perçu ce  slogan comme  un rêve. D’âpres  LUTHER ,son rêve consistait à révéler qu’un noir  aura  à s’assoir et à  regarder   ce  qui se fait  au  milieu  des  blancs pour    enfin prendre le  devant de  la  scène.

A côté d’être instructive, l’histoire  a besoin  d’être débarrassée de ses oripeaux comme disait Hassan  II : «   L’histoire est une grande dame qui n’a pas  besoin, grâce  à Dieu de soubrettes pour la maquiller  afin  de la   rendre plus  jolie. Elle  reste   toujours l’histoire  et fait apparaitre  comme  il faut,  quand il  faut, où il faut »

Toutefois, l’histoire    d’un  peuple n’est  pas  toujours  écrite  selon ces circonstances agréables. Elle sera  présenté et  énoncée n’importe  quand et  n’import où. Nous .vivons  actuellement le  rythme et le dynamique de  l’histoire  de  la  guerre désastreuse de  libération de l’Algérie pour se débarrasser de l’occupation française. A cet  ordre d’idée , il ya  la première et  la seconde guerre   mondiale  et  le pourquoi de ce  dynamisme .La  perpétuité   de  ce  dynamisme  nous  plonge   dans la  volonté  de  rompre avec  les inégalités ,les  traitements malsains  etc. En effet, avec ses  hauts et ses bas , ses  excès  et  ses défauts , ses crimes et ses purges, ses actions d’éclat et  ses faiblesses, la  guerre sous   toutes  ses   formes doit  impérativement livrer ses  secrets .Ils sont  ceux de la  nation et du peuple  .Et  s’agissent   là    d’un  passé encore  récent  ,  il    faut   nécessairement   l’assumer  en  tout  état  de cause  .C’est là  l’unique  moyen  de  surmonter   les problèmes  dont les pays  vivent depuis la recherche  de    leurs indépendances  jusqu’à nos  jours pour mieux  appréhender le futur.

Néanmoins, ce qui est surprenant  est qu’on assiste    aujourd’hui à des traditionnels  commémorations notamment où  on fustige contre  l’usage de la  bombe  atomique   , se référant  justement à  celle lancée sur    IROSHIMA  et NAGASAKI   et  pour cause   mettait   fin à  la  fin à la seconde guerre mondiale. C’est une autre histoire.  En  plus, pourquoi les  français célèbrent  à leur traditionnelle occasion la  révolution de  Juillet   1789 ? Justement  on  apprend les  jeunes générations ; futurs  dirigeants  à mettre fin à  des abus causés par la guerre  et  cela   se fait  à travers les concours d’écritures  , les projections des films , les commentaires s’y rapportant etc.

L’histoire peut conduire a la révolution à un soulèvement  populaire. En effet, au printemps de 1789 et avec la mauvaise  récolte  des  céréales de l’année 1788 en France, l’histoire nous dit que ceci  à  provoqué  une flambée des prix. L’économie  connaissait périodiquement   de  telles chertés mais , cette  fois la crise de substance  a  fait naitre  une  révolution .A  cela  s’ajoutait une  crise  financière .cependant ,  c’est le grogne, l’opinion  qui chemine, qui monte et grandi ;ce qui  pourrait  commencer « une  révolution nationale ». A cette effet,  le  peuple en se basant  à l’histoire tente  à  attribuer le  régime  en  place de celui qui  est le plus  mauvais  de  toutes  les  espèces de  gouvernement. En  outre ,  des  comparaisons  ne manquent  pas selon  lesquelles  ce président par  rapport  à l’autre  pourrait   faire mieux. Tout cela se fait dans l’optique de revolutionner les choses et du coup rendre la situation meilleure.

Enfin,  l’Afrique d’avant les indépendances, la  littérature  était  purement  orale. Actuellement, elle  a perdue sa  valeur parce qu’elle était en concurrence  avec celles  écrites .cette perte de valeur trouve son  origine dans le rôle qu’a  joué les établissements  scolaires dans lesquels nos leaders indépendantistes avaient été formé. A  cela  s’ajoute la volonté manifeste de  leurs écrits. De même , les thèmes  qu’ils traitaient notamment les  abus de l’indépendance ,la  première et la seconde guerre mondiale, la  tyrannie des grands  chefs,  les inégalités sociales  etc., influencent et  influenceront nos rédacteurs et  lecteurs en général.

Je recommanderai  tout en chacun  de profiter  le cours des  événements bons ou mauvais que ce soient pour produire.

KAZAYIRE Marc





LEÇON 10 : INVERSION NORD-SUD. BY SHASHAMANE

29 12 2010

LA LECON 10 «  INVERSION NORD-SUD, L’AUSTRALIE DEVIENT LA BOREALIE et L’AFRIQUE DU SUD DEVIENT L’AFRIQUE DU NORD!! » EST EN LIGNE.

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L’IMMORTALITÉ. BY GANDHI

26 12 2010

Les satisfactions égoïstes conduisent à la destruction, la

renonciation conduit à l’immortalité.

Gandhi





DE LA TRADITION ORALE A L’ECRITURE, LES DÉFIS ET LES NÉCESSITÉS ACTUELS. BY IRATUNGA Didier

25 12 2010

DE  LA TRADITION ORALE A L’ECRITURE, LES DÉFIS ET LES NÉCESSITÉS ACTUELS

Au cours de l’histoire de l’humanité, divers faits varient suivant un rythme. Des structures sociales, religieuses, politiques,… aux divers moyens d’expression artistique et intellectuelle, on observe un changement incessant. La culture est appelée à se détacher de la nature d’où son dynamisme. La culture varie dans le temps et dans l’espace durant l’histoire et suivant les sociétés. Les sociétés n’évoluent pas de la même manière et au même rythme.

L’histoire des sociétés plus avancées est au début de tradition orale. L’Iliade et l’Odyssée nous le montre bien. Les doctrines des grandes religions ont été transmises par leurs fondateurs d’abord oralement. Jésus et Mahomet n’ont pas donné des livres de religions mais ceux-ci ont été rédigés progressivement par leurs disciples. La vie et la philosophie de Socrate sont contenues dans les ouvrages de ses disciples.

L’Afrique n’échappe pas à la tradition orale. Nul n’ignore qu’en l’absence de sources écrites, l’histoire se base sur les sources orales. Les épopées et les légendes relatent la vie des héros, les contemporains de nos rois et de nos princes parlant de leurs expériences. Les fables, les contes, les poésies pastorales les chants de circonstances et autres sagesses ancestrales servent à détendre les gens , à les instruire moralement sans oublier relater leur vécu quotidien et leurs activités.

La tradition orale n’épargne pas non plus le Burundi car faisant partie  intégrante de l’Afrique. Nos parents et nos grands-parents ont attendu la cuisson de la nourriture le soir en écoutant les contes et les fables. Ils ont gardé le bétail et appris les poésies pastorales. Nos grands-mères ont chanté des berceuses portant nos parents sur  le dos.

Même si l’école moderne n’existait pas encore pour nous apprendre à lire et à écrire, la famille et l’entourage étaient là pour éduquer et instruire. Le père tenait toujours de faire de son fils un homme responsable et valeureux. La mère tenait à faire de sa fille une femme respectueuse et respectable. L’entourage quant à lui était appelé à veiller sur l’enfant d’autrui en l’absence de ses parents. Dès le bas âge, les parents apprenaient à leurs enfants les tâches appropriées à chacun : garder le bétail, travaux de ménage, travaux champêtres, s’occuper des bébés,…

Malgré l’inexistence de l’écriture, les divers moyens d’expression orale et ont été transmis depuis les temps immémoriaux de génération en génération et de bouche à oreille. Les grandes bibliothèques n’existaient pas encore dans nos villes, les écoles n’étaient pas encore disséminées ici et là dans le pays, les médias n’existaient pas encore. Les générations précédentes ont su léguer un  riche patrimoine aux suivantes.

L’histoire réserve toujours des surprises. Les peuples n’échappent pas au contact avec d’autres. Les contacts commencent d’abord entre peuples voisins. Nos rois ont entretenu des relations d’amitié avec ceux des royaumes voisins. En plus des relations d’amitié, il ya eu des guerres de conquêtes et des invasions. Qui n’a jamais entendu parler  des conquêtes de Ntare Rugamba ou appris le cours d’histoire à l’école? De même que les résistances de Mwezi Gisabo contre les envahisseurs. Ensuite, les peuples plus ou moins éloignés entrent en contact. Les Romains ont fait des conquêtes. L’Islam a conquis le Moyen-Orient et l’Afrique du  Nord. Les européens ont créé des empires coloniaux au-delà de l’Atlantique et de la Méditerranée.

Les européens sont arrivés au Burundi  au dix-neuvième siècle en nous  apportant pas mal de nouveautés parmi lesquelles l’école pour nous apprendre à lire et à écrire. Un autre moyen d’expression voit le jour : l’écriture. Les défis à implanter  l’école dans nos sociétés sont nombreux. Qui gardera le bétail ? Qui va aider dans les diverses tâches ménagères ? Qui aidera dans les champs ? Puisque les enfants vont passer des journées à l’école. A cela s’ajoute les autres charges : matériel scolaire, uniformes, frais de scolarité,… L’école c’est pour les enfants paresseux, pour les enfants turbulents,… Les enfants travailleurs doivent rester aider leurs parents. Ces derniers oubliaient des fois qu’ils étaient entrain de préparer un avenir  meilleur aux enfants déconsidérés alors qu’ils opprimaient ceux admirés et aimés.  Monseigneur Stanislas KABURUNGU ancien évêque du diocèse catholique de Ngozi a confié au journal IWACU que son père l’avait envoyé à l’école pour se débarrasser car il était un enfant turbulent. La distinction entre garçons et filles reste un autre défi. Pas d’école pour les filles. Si on accorde des faveurs à nos sœurs, c’est le strict minimum c’est-à-dire l’enseignement de base ou encore plus l’enseignement technique.  Les autres défis sont entre autre sont que les adultes voulant étudier  sont peut-être jugés plus vieux pour suivre le même parcours que les enfants. Des fois apparaît aussi un certain complexe d’étudier ensemble avec leurs enfants ou ceux du même âge que ces derniers d’où l’alphabétisation sorte de scolarisation  moins poussée. A mon avis, l’alphabétisation ne suffit pas. Les gens âgés, s’ils ont la détermination d’étudier, doivent avoir les mêmes opportunités que les enfants et méritent même des encouragements. On voit actuellement des militaires démobilisés remettre l’uniforme scolaire. Des pères de famille suivent des cours du soir dans des universités privées pour multiplier leurs chances à l’emploi.

Dans des sociétés sans écriture au début, elle apparaît comme un apport des envahisseurs et des colonisateurs. Elle était même conçue comme un instrument d’acculturation et de négation de soi. D’une part c’est vrai car il ya des gens plus instruits qui méprisent leurs semblables. En apprenant la géographie et l’histoire par exemple, il naît une tendance à adopter les modes de vie des Européens ou des Américains alors qu’ils ne partagent pas les mêmes réalités. D’autres gens ayant eu la chance de voyager un peu vont jusqu’à oublier ou faire semblant d’oublier leur langue maternelle. Apprendre le français, l’anglais, le swahili,… est important pour les relations internationales mais oublier le kirundi est la négation de soi, de son histoire et de sa culture. D’autre part c’est faux. L’école en plus d’apprendre à lire et à écrire sert comme outil d’éducation. Les enfants apprennent obligatoirement l’obéissance, la propreté,  les Travaux Pratiques Agricoles. C’est aussi la clé de développement de la patrie.

En plus de l’instruction, l’information est une autre grande nécessité. Les gens ont besoin de connaître ce qui se passe aux alentours et pourquoi pas à travers le monde entier. Même les moins instruits ou les analphabètes sont capables d’écouter la radio et de regarder la télévision ce qui ne suffit pas comme outils d’information. Encore faut-il lire les journaux, lire les ouvrages divers, utiliser l’internet ce qui laisse comprendre que l’information ne se conçoit pas en grande partie sans alphabétisation, sans scolarisation.

Les bibliothèques sont en grades partie remplis d’ouvrages d’auteurs étrangers. Nous pouvons créer nos œuvres littéraires. Par exemple nos contes et nos fables peuvent être rassemblés dans des livres au même titre  les contes de Perrault et les fables de La Fontaine. Les poésies pastorales et les berceuses peuvent être recueillies à titre d’œuvres poétiques. Actuellement il n’est plus question de transmission orale de génération en génération, de s’asseoir autour d’un feu dehors, d’aller faire paître les vaches car les pâturages se font rares. Au moment où la famille se rassemble actuellement devant un poste de télévision et que le bétail tend à être nourri dans les enclos, faut-il savoir comment les choses se présentaient avant. Les générations actuelles et les générations futures ainsi que des étrangers ont besoin de connaître comment notre peuple a évolué au cours de l’histoire. Nous étudions l’histoire de l’Europe, de l’Amérique,… ainsi que leurs modes de vie. Les étrangers qui visitent notre pays seraient intéressés à connaître nos réalités, notre passé, …

Ainsi l’écriture apparaît d’une nécessite capitale.  C’est un outil de base car il s’apprend dès le début et ouvre vers d’autres horizons. Elle permet d’appendre et d’informer. Encore permet-elle de garder. C’est une source non moins importante de l’histoire car les paroles s’envolent mais les écrits restent. Pourquoi ne contribuerait-elle pas à sauvegarder notre patrimoine culturel et même à le faire connaître jusqu’au-delà de nos frontières ?

IRATUNGA Didier

 





Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique. By Seth NDUWAYO

22 12 2010

« Analphabétisme : quittes mon pays, quittes l’Afrique »

Généralement, beaucoup des parents, si pas tous, envoient leurs enfants a l’école. Cela suppose que les parents reconnaissent les bienfaits de l’école et l’importance des connaissances que leurs enfants acquièrent. Cependant, en Afrique et plus particulièrement au Burundi, le nombre d’écoliers qui suivent leurs études diminue très sensiblement. Par conséquent, les enfants qui parviennent à finir l’école primaire sont très peu, d’autres s’arrêtent dans les premières années de l’école secondaire et très peu encore parviennent à faire et finir les études universitaires. L’école instruit les élèves. Ces derniers, au fur et à mesure d’apprendre font confiance en eux même. Cependant, l’Afrique a le taux le plus élevé des analphabètes. Ces derniers rencontrent beaucoup de problèmes dans leurs communautés et si leur nombre est le plus grand au niveau du pays ou de la région, ces derniers ont mal à se développer. Les conséquences deviennent nombreuses à savoir ne pas savoir et écrire son histoire exacte, manquer sa place dans ce monde rapide, ne pas maintenir et propager sa culture… ;bref, évolution politique, économique et sociale presque immobile.

Beaucoup d’Africains voient leur sous-développement dans les conséquences de la colonisation. Mais après la colonisation, qu’est-ce qu’on fait contrairement aux colonisateurs ? Plus d’un peut penser que les problèmes auxquels l’Afrique fait face sont aggravés par la prépondérance de l’analphabétisme. Il est difficile pour une population d’attendre un développement durable si sa grande majorité est analphabète. Le grand problème qu’il y a c’est l’extrême analphabétisme. Les pays d’Afrique, Caraïbe et du Pacifique, donc du tiers monde, sont ceux qui ont le taux d’analphabétisme le plus élevé au monde ; et par conséquent les moins développés. L’alphabétisation est une « acquisition des connaissances et des compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en évolution rapide et un droit fondamental de la personne humaine« . Les analphabètes, malgré qu’ils soient des citoyens, sont souvent incapables de comprendre la situation politique, économique et sociale de leur pays. Donc les analphabètes semblent être inconscients des  conflits politiques basés sur le soif du pouvoir, la violation des lois nationales que internationales, l’intolérance politique, religieuse, régionale,…, l’extrême pauvreté qui hante une plus grande partie du monde en général, la torture, l’injustice, l’impunité, la corruption passive et active, la privation des droits fondamentaux et ceux d’expression, violations  de leurs droits qui sont commises parfois par les dirigeants, la mauvaise gouvernance et plus particulièrement la corruption abondante qui est l’une des causes de l’extrême pauvreté. « Quand on lit, on trouve des idées et quand on trouves des idées, on trouve la réalité« . Si on essaie d’analyser, sur le plan écriture et lecture, les occidentaux inventèrent l’imprimerie environ au 15ème siècle. Par conséquent, les révolutions américaine et française ont été nourries par des idées des philosophes qu’on trouvait dans des livres ou qui étaient exposées aux salons. S’il n’y avait pas été d’écritures, on pourrait penser que le monde restait stable d’autant qu’on n’aurait jamais remarqué de changements. On pourrait penser que la démocratie ne se serait pas installée en dehors de la Grèce. Personne, sauf les gens de ces localités et certains voyageurs, n’aurait su les merveilles du monde,….Donc grâce a l’écriture, on est au courant de tout et de rien,on choisit que faire entre ceci et cela ; bref, on devient « savant ». Le grand problème n’est pas alors d’être analphabètes mais de ne pas avoir la volonté de faire un changement. «Where there is the will, there is the way« . Cela signifie que là où il y a la volonté, il y a aussi des possibilités.

Parmi les problèmes auxquels l’Afrique fait face, il y a aussi celui de ne pas savoir son histoire exacte. L ‘Afrique est titulaire d’une tradition orale qu’on ne qualifierait jamais d’histoire. Pourquoi une tradition orale et non une histoire ? Au fait, les connaissances qui se transmettent d’une personne à l’autre et d’une génération à l’autre ne mérite pas de prendre l’appellation de l’ »histoire ». Parce que chacun dira telle ou telle autre chose à sa façon et plus souvent d’une manière subjective. Plus grave encore, après deux ou trois générations, l’ »histoire » ne sera plus la même. En ce cas, on dira donc des histoires et non l’histoire. C’est pourquoi alors par exemple les Burundais ne convergent pas sur leur histoire. Si par exemple l’histoire du Burundi était écrite en sa période, il y aurait des chances qu’elle ne soit pas contestée. Les sociétés avec écritures, malgré qu’elles sont passées dans de difficultés ont construit sur une forte fondation. Les occidentaux par exemple, grâce aux événements et faits passés enregistrés, peuvent déterminer ce qu’il veulent être en comparant une période à la période médiévale, à l’obscurantisme, au siècle des lumières, à la renaissance ….Malgré que les Africains, sauf les Egyptiens, aient connu l’écriture récemment, ils peuvent aussi déterminer leur avenir en suivant des modèles qui ont existés  qu’ils peuvent trouver dans des livres. L’histoire du continent en général et du Burundi en particulier n’est pas vue de la même façon ni dans la même optique. Le grand problème est qu’une grande partie de la population burundaise ne sait pas lire ; car, dans cette même histoire controversée, le lecteur pourrait distinguer des éléments vrais des éléments faux et plus, écrire des critiques, des corrections…afin de contribuer à la restitution d’une histoire acceptable et exacte. »Quand on écrit dans le temps, on construit une histoire vraie mais quand on écrit après le temps, les spéculateurs profitent pour falsifier l’histoire« . Il y a moyen de connaître le passé, mais s’il est difficile, connaissons le présent tout en recherchant le passé. L’écriture peut nous aider beaucoup à trouver des références et des repères. L’histoire d’un peuple est un contribuable dans la construction et le développement de leur pays. Et d’ailleurs l’ »incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé » et l’ »ignorance du passe affaiblit le citoyen, la société et la démocratie« .

Le citoyen, la société et la démocratie sont des termes clés et centre de débats d’aujourd’hui. Dans ce siècle de vitesse, un citoyen fait objet d’un débat. Il est dit d’un citoyen d’avoir une très grande importance dans le développement de son pays et il est très protégé par beaucoup de lois tant nationales qu’internationales. Cependant  les citoyens africains en général et ceux du Burundi en particulier n’en sont pas conscients. Toujours à cause de l’analphabétisme. Par exemple, une plus grande partie de la population ne savent ce qui est écrit dans la constitution. Ce n’est pas seulement le citoyen qui perd mais aussi son pays. A niveau de la société, la culture qui est l’ensemble des aspects intellectuels, artistiques et des idéologies d’une civilisation ou d’un groupe particulier manque des bases solides. L’analphabétisme fait que les citoyens se limitent sur les éléments culturels propagés à petite envergure par la tradition orale. Les principes démocratiques sont à la page aujourd’hui. La démocratie étant le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple est une des piliers de la mondialisation. En effet, la mondialisation désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle du monde. Comment  est-ce que par exemple un burundais peut être un citoyen du monde sans même savoir comment lire et écrire même sa langue ? Savoir écrire et lire sa langue est le minimum, car il peut suivre ce qui se fait au monde à partir de chez lui. Bien plus, la  mondialisation évoque aussi des transferts et des échanges internationaux des biens, de main d’œuvres et des connaissances. A ce temps ci de la mondialisation donc, il ne suffit pas seulement de connaître sa langue natale seulement mais aussi d’autres langues (français, anglais principalement et espagnol, latin, portugais, deutsche, swahili…) afin de pouvoir communiquer avec une grande partie de notre monde « village ». Je pense qu’il faut éradiquer l’analphabétisme. Il faut que les gens privés de compétences de base en aient. C’est une dignité. C’est aussi un droit pour chaque citoyen. Il  faut ouvrir les frontières délimitées par l’analphabétisme afin de maximiser les chances de se développer. Les idées sont là, les pensées aussi ; il faut savoir lire et écrire afin de les trouver et les transmettre.  » Les paroles s’envolent mais les écrits restent« . Ce monde rapide appartient à ceux qui sont rapides. La capacité de communiquer étant un avantage, les pays qui ont beaucoup d’analphabètes ne peuvent pas gagner assez.

Finalement, l’alphabétisation s’avère très nécessaire sur tous les plans afin de quitter le sous développement vers un développement durable. L’importance de l’alphabétisation est essentiellement capitale. Partout où on va, tout qu’on fait, on a besoin de lire et d’écrire. A part des compétences et des connaissances de base, l’homme a besoin de s’épanouir, donc avoir des compétences et des connaissances plus vastes et variées. Parmi ces compétences et connaissances, on a besoin de connaître son histoire exacte, la critiquer, la corriger et la restituer. L’histoire nous apprend comment vivre notre présent. Nous avons aussi besoin de répertorier tous les éléments culturels de notre culture. Avec ces compétences et ces connaissances un peu épanouies, nous pouvons préserver notre culture face aux invasions et dominations culturelles étrangères. Sur le plan économique, nous n’avons pas besoin des compétences de base, plutôt on a besoin des connaissances épanouies. Il faut même savoir manupiler l’Internet qui est devenu l’instrument de communication le plus rapide à l’échelle locale et mondiale. Aujourd’hui, grâce à l’Internet, on connaître tout et on peut être connecté partout, avec tout le monde à partir de chez soi!

Seth NDUWAYO





Comment faire rêver une jeunesse peu enthousiaste et atypique? By BITANGIMANA Lazare

20 12 2010

L’ANALPHABETISME, NOTRE ENNEMI

L’analphabétisme est l’ennemi numéro un du développement africain. Comment faire rêver une jeunesse en grande partie analphabète ? Comment faire aimer la lecture à celui qui ne sait même pas écrire son nom ? Comment inciter à la créativité ? Que pourrait-on faire pour une jeunesse alphabétisée mais peu intéressée par la lecture ? Dans le cas du Burundi, on lit autre chose que le livre. Lire et boire se confondent. Des centres de lecture même s’ils existent en petit nombre sont ouverts chaque jour : ils sont rarement pleins. Cette attitude n’est pas de nature à permettre de faire rêver, d’embarquer la jeunesse vers l’aventure, d’éradiquer complètement l’analphabétisme mais plutôt de permettre l’enracinement de la médiocrité. Comment, à partir d’une histoire lue parviendrait-on à créer sa propre histoire ? L’écrivain est un créateur d’histoires et des personnages . Il a besoin de lecteurs pour que les œuvres qu’il a produites lui assurent un revenu . Quelle serait la place d’un écrivain dans une société où le taux d’analphabètes est toujours élevé ? Comment pourrait-il tirer profit des œuvres qu’il a déjà produites ? La lecture c’est un loisir, dirait-on. Dans les milieux ruraux, le livre n’est pas mieux considéré. Il ne préoccupe pas beaucoup de personnes. Même un élève sachant bien lire et écrire, il n’en fait pas une préoccupation, il manifeste peu d’intérêt à la lecture (sauf quelque exception). Le milieu dans lequel on vit n’est pas de nature à permettre de consacrer son temps à la lecture si ce n’est par obligation. Vivre loin des centres urbains éclairés ne permet pas de faire quoi que ce soit. Par exemple un élève qui rentre de l’école doit faire une marche de plus d’une heure, les cahiers dans ses mains pour regagner la maison parentale perchée sur les collines couvertes d’épaisses plantations de bananeraies. A la maison, il s’occupe d’abord des travaux de la famille : puiser de l’eau au marigot, chercher du bois de chauffe, prépare à manger. Il ne songera qu’à la préparation de ses cours après ces travaux. Des travaux variés selon la région dans laquelle on se trouve. Des hauteurs du Burundi profond, un vieil homme gratte les cordes de l’inanga (une sorte de cithare traditionnelle). Des enfants accourent pour danser au rythme de cet instrument . Dans l’enclos, des chèvres attachées bêlent .Les voisins se réunissent pour se faire servir d’urwarwa (la bière de banane en kirundi). Le soleil se couche. Les hommes fragilisés par la fatigue des travaux des champs forment un cercle autour d’une cruche débordante, les chalumeaux entre les doigts. Des belles voix féminines entonnent une chanson qui est reprise par des hommes dont leur cadence craque le sol et soulève la poussière. Les vaches rentrent à l’étable. Derrière, un berger avec un bâton étendu sur ses épaules déclame un poème aux paroles flatteuses. Dans la cuisine, une femme presque étouffée par une fumée s’active énergiquement pour servir à manger à ses convives. Sa fille qui doit passer un test de contrôle le lendemain, aide sa mère.Attiré par le vacarme des danseurs, quelqu’un appelle de derrière l’enclos. C’est Monsieur le directeur. On lui fait un place .Il se penche sur la cruche et en fait une longue gorgée .Tous s’étonnent .La fille se cache dans la maison. Elle ne veut pas que Monsieur le Directeur constate qu’elle ne prépare pas ses leçons. Et pourtant, la nuit tombe déjà…. De nombreux jeunes des milieux ruraux vivent dans des conditions pareilles. Le milieu dans lequel on fait ses études influe beaucoup sur l’attitude à adopter devant un livre. Comment s’y prendre quand on doit étudier dans une école ne pouvant même disposer des manuels scolaires ou ne tenant pas dans les rayons de sa bibliothèque si elle existe d’un nouveau livre de lecture ? Que faire quand un professeur de français n’incite pas ses élèves à aimer le livre ? Ainsi donc être ou avoir été au banc de l’école n’est pas synonyme d’éprouver un besoin de lire. Il est facile d’identifier des personnes qui savaient lire et écrire mais qui commencent à oublier certaines lettres de l’alphabet. Les exemples de ce genre ne manquent pas, il suffit de pénétrer dans le Burundi profond ou dans n’importe quel autre coin reculé de n’importe quel pays africains. Il est facile de découvrir une personne sachant lire uniquement sans qu’il soit capable d’écrire. De telles personnes, je les ai vues de mes propres yeux. Toutes ces difficultés handicapent les initiatives visant la promotion des jeunes écrivains, les rares qui puissent exister. Construire une société, une jeunesse intéressée par le livre ; c’est imaginer les mécanismes à mettre en œuvre pour réussir le changement des mentalités qui doit d’abord être précédée par une amélioration des conditions de vie. La pauvreté ne permet pas de s’acheter un bon livre .Entre le livre et la ration journalière difficilement gagnée, on choisit de sauver la vie et de se passer aisément du livre. Comment alors dans de telles conditions de vie le livre serait-il aimé ? Quelle serait l’influence de la politique du livre dans une société où le livre ne parvient pas encore à se faire une place et que les rares journaux qui puissent paraître sont moins lus. Faut-il continuer dans la même logique ? Le président NYERERE disait « Le changement est la définition de l’Afrique ».Pourquoi continuer de vivre dans l’oralité alors que les rayons des bibliothèques foisonnent des livres variés? Quand les nouveaux outils de communication servent une information abondante ? L’oralité a caractérisé bon nombre de pays africains pendant une longue période ne disparaîtrait en un seul jour. Des sociétés qui ne connaissaient pas l’écriture avaient une façon à eux de sauver sa mémoire .Comment saurions-nous l’histoire du royaume du Rwanda si ce n’était pas grâce aux Biru, comment saurions-nous l’histoire des certains pays ouest africains si le griot n’existait pas ? Pourquoi se convaincre toujours que l’Afrique, berceau de l’Humanité , restera toujours le repaire de tous les maux ? Guerres civiles interminables, sécheresse, famines cycliques, extrême pauvreté, niveau de vie moins élevé,… N’a-t’on pas qualifié des sociétés sans écriture de sociétés sans Histoire ? Faudrait-il encore aujourd’hui continuer dans la même logique au moment où les traditions orales constituent une source de l’Histoire ? A partir de quelles références les explorateurs du 20è siècle allaient-ils se baser pour écrire ? Le changement tel qu’il a été souhaité par NYERERE n’est pas le fruit du hasard ou le résultat d’un simple coup d’une baguette magique .Ce n’est pas un phénomène brusque mais le résultat d’un long processus. « Les progrès de la scolarisation sont encore insuffisants. En Afrique noire, deux tiers des enfants sont inscrits à l’école mais ce chiffre cache une sous représentation des filles et une fréquentation irrégulière pour de nombreux élèves. Il faut dire que la gratuité, souhaitée par plusieurs dirigeants à l’indépendance n’est toujours pas réalisée.Et bien que le coût de l’école soit modique, il souvent excessif pour les familles pauvres, d’autant qu’il faut y ajouter le matériel scolaire, et parfois celui d’un uniforme. Quant à l’enseignement secondaire, il reste l’apanage des classes moyennes …» Certains pays africains ont initié une scolarisation gratuite dans les écoles primaires. Le BURUNDI en est l’un. Les enfants qui commencent l’école primaire à sept ans laissent derrière eux ,à la maison leurs frères qui n’ont pas eu cette chance. Le programme d’éducation pour tous est mis en application alors qu’ils dépassaient déjà l’âge recommandé pour être reçu en première année de l’école primaire . L’alphabétisation des adultes est aussi le programme du gouvernement. Dans les milieux ruraux, les adultes ne répondent pas massivement à l’enseignement. Une des causes c’est le complexe. Un parent dont tous ses enfants sont tous à l’école se trouve mal à l’aise quand il supplie ses enfants de lui rappeler les lettres de l’alphabet et les chiffres qu’il appris la veille mais qu’il a déjà oublié . Quand il s’agit de lire où d’écrire une lettre il doit faire recours à ses enfants. Malgré les problèmes liés à l’analphabétisme ,au manque d’intérêt à la lecture ou la créativité ,il naît petit à petit au Burundi une génération d’écrivains. Des concours sont organisés et des prix sont décernés aux lauréats. Un espace pour les jeunes écrivains est également ouvert. Ce qui a permis la naissance du CAFE-SAMANDARI .Une littérature typiquement burundaise naît petit à petit . En évoquant les handicaps du développement ,Je me suis beaucoup intéressé au BURUNDI . Le milieu rural où je suis né et où grandi .Ce n’est point parce que d’autres pays ne connaissent pas de tels problèmes .Il y a certes des problèmes généraux pour tous les pays et des problèmes particuliers à chaque pays .

BITANGIMANA Lazare





TOMBER A TOUT VENT. By Désiré Tuyishemeze

19 12 2010

TOMBER A TOUT VENT

Quand il n’ya plus d’ « autour du feu », papiers restant tout blancs que devient ma société ? Le monde évolue, la science progresse à tout allure et ne cesse de mettre la lumière sur des zones jusque là obscures apportant ainsi solutions aux divers défis auxquels l’humanité fait face. Les nouvelles technologies, jour et nuit rapprochent les locataires des cinq continents et rendent plus facile la vie de l’homme, la planète terre étant transformée en une sorte de village ; c’est la mondialisation, une mondialisation qui profite beaucoup à l’humanité et de nul ne peut se passer. Mais, fils d’un éleveur agriculteur originaire des hauts plateaux du Burundi qui a eu la chance de vivre quelques années avec son grand père, je me demande avec rancune ce que cette mondialisation ferra de ma culture.

A chaque occasion quand je n’étais pas allé apprendre la langue du blanc comme disait mon grand père, j’avais le plaisir de l’accompagner pour garder les vaches. Pendant tout le cours du soleil, il me racontait des belles histoires, des faits historiques, des mythes légendaires, des proverbes et me prodiguait des conseils de toute nature de sorte que je ne me rendais compte quelques fois de la disparition du soleil pour faire place à l’obscurité. C’était une école pour moi, une occasion d’apprendre ma culture et de mon histoire de la part de mon grand  père, véritable bibliothèque comme disait l’ancien président sénégalais Léopold Cedar  Senghor. J’étais très ravi d’apprendre ma culture et de prendre conscience des normes, des règles, des valeurs, des interdits et des pratiques diverses de la société, je passais de véritables séances académique en faculté d’histoire et de culture de la société de mon père dont le professeur était mon grand père. A  la tombée de la nuit, direction vers l’enclos, moi et mon grand père derrière les vaches nous tous contents d’avoir passé la journée ensemble. Arrivés dans l’enclos, voilà que de nouvelles séances d’apprentissage commencent cette fois-ci avec de nouveaux étudiants à mon côté ; mes frères, attendant que le repas soit prêt. On l’écoutait très attentivement, on lui posait des questions, on riait, on chantait ; que c’était agréable. Ainsi était transmise depuis belle lurettes la culture et l’histoire de ma société, une transmission orale du père au fils et de génération en génération.

Nos ancêtres ignoraient l’écriture pour perpétuer leur culture et leur histoire mais rien n’a été perdu, ils l’ont assuré par leur art oral, un art qui s’est montré efficace jusqu’à un certain moment pour pérenniser leur culture. Ils ont beaucoup tâché à ce que leur culture reste debout au milieu des autres cultures du monde entier. Adopter ces cultures pourrait faire souffrir notre culture à l’instar d’un jeune homme qui, à l’occasion du mariage de son ami préfère aller emprunter les chaussures laissant derrière les siennes pourtant en bon état. Oui, les chaussures de son voisin étaient neuves et brillantes,  mais elles  ne lui convenaient pas.

Assis au milieu des autres invités, les chaussures empruntées lui faisaient beaucoup souffrir qu’il a fini par vider les lieux. Entendez-moi bien. Ce n’est pas la phobie de la culture étrangère que je suis entrain de prêcher, loin de là. Mais voyez. Même le jeune homme ci-haut cité s’il avait été attentif à trouver une autre paire de chaussures chez n’importe qui de ses voisins,  mais à condition qu’elle lui plaise, il n’aurait pas enduré de telles souffrances et vivrait la fête de son ami en toute quiétude.

Aujourd’hui, les circonstances ont beaucoup changé. La guerre, la pauvreté, les maladies réduisent considérablement l’âge moyen de vie la population. Les diverses guerres dues parfois à la perte d’attachement à nos valeurs ont endeuillé nos sociétés, laissant des pratiques à notre culture et ont dispersé les membres de famille rendant ainsi impossible l’école culturelle d’ « autour du feu ». Mon village ne connait plus assez de gens du troisième âge détenteurs du savoir culturel comme à l’époque de mon enfance. L’impérialisme du monstre européo-nord américain, le capitalisme dévore insatiablement les valeurs qui ont depuis fort longtemps nos ancêtres  et assuré la cohésion de la structure sociale font que les parents et leur progéniture ne trouvent plus d’occasion  pour être ensemble autour du feu pour assurer la transmission. Le capitalisme nous a apporté le virus du chacun pour soi très hostile à la valeur de solidarité entre les gens qui a été une pierre angulaire pour la construction. Ainsi à l’avènement du capitalisme, la solidarité a été précipité dans un fossé et enterrée vive. Chacun a couru dans sa direction à la recherche de l’argent pour survivre et assurer la survie des siens. Les précieuses occasions autour du feu dans la famille pendant lesquelles s’assurait la transmission de la culture et l’éducation aux mœurs, coutumes et règles sociales ne sont plus possibles. Que les racines de ma société sèchent de plus en plus. Dans ces conditions, quels nouveaux comportements adopter pour sauvegarder l’honneur de nos ancêtres en pérennisant la culture qu’ils ont laissé. Le défi est là, la maison brûle et ne peut pas cacher la fumée. La culture de ma société souffre des virus qui l’envahissent de toute part des quatre coins de la planète terre. Nul n’ignore que notre pays et souvent classé par différents rapports internationaux parmi les pays pauvres de la planète terre et du système solaire en général. Mais, nos pays sont les greniers où puise pour ne pas dire où volent parce que j’ai peur de l’OTAN les pays dits riches. Le diamant en RDC, le nickel à MUSONGATI, le pétrole au NIGERIA, en ANGOLA, etc. ; partout en Afrique les richesses naturelles, partout en Afrique les guerres qu’attisent les impitoyables soi-disant civilisés Blancs pour exploiter nos richesses tranquillement. Je constate avec amertume que ce ne sont pas les potentialités qui manquent  à l’Afrique pour se développer  mas elles ne sont pas exploitées par l’ayant droit enfant de l’Afrique mais vont faire le luxe du Blanc d’autre mer. Ces richesses naturelles qu’engorge le sous sol africain au lieu de le développer le poussent dans la rue pour quémander pire encore quémandé à celui qui l’a volé. Les potentialités ne manquent pas à notre continent, elles servent aux industrielles, ils disent qu’ils ont envahi l’IRAK pour faire chute run régime dictateur, mon œil. Ils ont une folle soif du pétrole. Sans doute le lecteur ne manquera pas de se demander le pourquoi de toutes ces digressions politico- économiques dans une réflexion concernant la culture. Comprenez bien cette analogie. Il est certain, la transmission orale de génération en génération de notre culture n’est plus possible pour des raisons évoquées ci-haut citées comme à l’époque ; les conditions ne sont plus les mêmes. Mais alors, que font ceux qui ont été initiés à l’art d’articuler les mains tenant le tube  contenant l’encre ? dans les circonstances comme les présentes, ils sont les mieux indiqués pour assurer la tâche que remplissaient convenablement nos pères, celui de donner comme héritage,  leur culture et leur histoire à leurs descendants. Nous, jeunes d’aujourd’hui disposons d’un instrument pour rendre perpétuel notre histoire ; l’écriture et la lecture. Mais comme au chapitre des richesses naturelles africaines qui ne profitent jamais aux Africains même l’écriture et la lecture que nous avons acquises ne nous servent en rien en matière du devoir que nous avons envers notre culture et notre histoire, celui de la transmettre aux futures générations. Comme nos ressources ont toujours servi à autrui ça serait étonnant que le savoir de lecture et d’écriture que nous avons face exception. Nombre de jeunes gens de ma génération savent lire et écrire, mais qu’est ce que cela a servi à ma culture ? Au lieu de s’intéresser à peu d’ouvrages déjà disponibles sur l’histoire et la culture du Burundi et se déployer à enrichir davantage les bibliothèques, c’est par contre à la culture européenne à laquelle ils se sont avidement jetés fermant les yeux à la leur. J’ai le regret d’annoncer qu’à Bruxelles vient de se tenir un congrès international des différentes cultures du monde. Celle burundaise y était invitée. Elle a eu beaucoup de difficultés pour avoir du visa et autres documents pour ce voyage parce que les « civilisés »avaient honte de la voir traverser les océans et prendre place à côte des cultures étrangères. A la dernière minute, elle a pris le chemin pour Bruxelles après de longues difficultés pour trouver le ticket d’avion. Quelle mauvaise coïncidence. Un Blanc qui a été au BURUNDI dans les années 1940 et qui connait très bien la culture burundaise était au protocole. Quand la culture burundaise se présenta il la refoula disant qu’il connait bien la culture burundaise et que ce n’était pas en aucun cas celle qui se présentait. Quel malheur! Notre société sera ce que ses membres auront voulu qu’elle soit. Ce n’est pas le conservatisme mécanique que je défends mais quand on adopte des cultures étrangères, nous avons l’obligation de le faire après avoir consulté notre propre culture pour avoir son accord qu’elle peut coexister avec la nouvelle culture adoptée. Personne n’a le droit de marier quelqu’un à quelqu’une qu’il ne veut pas et même si on parvient à le faire, cette union aura des difficultés. Notre identité au milieu des autres sociétés du monde c’est notre culture. Chacun  a sa carte d’identité pour s’identifier,  la photo de sa face y est collée. Tenez.  Je n’ai jamais vu quelqu’un qui déchire sa carte d’identité argumentant que sa photo passe port n’est pas belle confrontée aux autres. Sauvegardons notre culture si non nous serons comme un arbre dont les racines sèchent et prêt à tomber à tout vent.

Désiré Tuyishemeze





La force d’un stylo pour la défense de l’Afrique. by NDAYIKENGURUKIYE Dismas

10 12 2010

La force d’un stylo pour la défense de l’Afrique

Selon le Nigérien Fela Kuti, Directeur littéraire à la fondation nationale des arts, le stylo est plus fort que le Fusil. Au moment où l’écriture s’est révélée comme un moyen sûr pour assurer la perpétuation de l’Histoire et de la culture d’un peuple donné, et une arme redoutable pour changer les événements il est fort compréhensible de voir les sociétés avec écriture plus fortes que les sociétés sans écriture en occurrence les sociétés Africaines.

Pourquoi alors il s’avère nécessaire aux Africains de prendre la plume que afin d’écrire sur l’Histoire de leur continent ? Aristote a dit que l’Histoire est contenue dans une pile de documents sans explanation ni systématisation. En effet, l’adage selon lequel l’Afrique serait sans Histoire est archifaux tous les peuples ont une Histoire, au départ elle est orale avec des bases mythologiques. On peut affirme que l’Histoire commence justement avec l’apparition de l’écriture, ce n’est pas alors étonnant d’avoir l’Afrique longtemps marquée par une tradition orale car la grande majorité du peuple Africain a connu l’écriture un peu tardivement. Actuellement on ne peut pas nier catégoriquement l’existence des écrits sur l’Histoire de l’Afrique seulement beaucoup d’entre-eux  ont été écrits par les Blancs colonisateurs avec plus ou moins de subjectivité puisqu’il voulaient protéger leur intérêts et ne disposaient pas de connaissance larges du continent Africain. De plus, un petit nombre d’intellectuels Africains qui ont essayé de rassembler les données afin d’écrire sur l’Histoire de l’Histoire de l’Afrique ont rencontré certains obstacles dus à la tradition orale. Cette dernière consiste en une transmission des informations et de connaissances de génération en génération par voie orale, a posé de la confusion, la dégradation des événements, manque de crédibilité vis-à-vis de la constitution de l’Histoire de l’Afrique. Il s’impose alors une impérieuse nécessite aux Africains de constituer la tradition orale un une tradition écrite (Histoire).Quelle la place de l’Histoire dans la vie d’un peuple ? Le Secrétaire de la congrégation pour l’Education  catholique, Monseigneur Jean-Louis Bruguès a souligné que le passé détient la clef de l’avenir. En effet, chaque détails de l’Histoire aussi simple puisse t-il paraître à des répercussions sur le futur d’une manière ou d’une autre. Ce-ci est prévisible dans différents pays de l’Afrique actuelle. De cette manière, suite à l’ignorance du passé, et au manque de documents écrits dignes de foi sur le passé, on assiste par exemple à des formes de vengeances entre les différentes composantes sociales. En guise d’illustration on peut citer le cas de conflits inter-éthiniques au Burundi et au Rwanda où les Hutus et les Tutsis se jettent au tort sur les crimes du passé tout en se basant sur des informations orales qui pourraient être en quelque sorte erronées. D’après l’Histoire, les sociétés d’écriture se sont manifestées fortes grâce au stylo en vue de domination. En effet pour le cas de la colonisation la force du stylo est encore plus remarquable que ce soit du côté du colonisateur et du colonisé. Les textes écrites par les Blancs colonisateurs donnaient une fausse image de l’Afrique tout en voulant justifier la nécessité de leur mission « civilisatrice » – la colonisation du peuple « primitif » noir. Heureusement par après, on a assisté à une montée des aînés écrivains noirs qui ont combattu le colonisateur non pas par le fusil mais par le stylo. Prenons l’exemple de l’œuvre de Ferdinand Oyono Le Vieux Négre et la  Médaille dans laquelle il montre les abus et la non coopération des colonisateurs. Dans cette même optique, les sociétés d’écritures notamment les sociétés Européennes ont pu sauvegarder leur Histoire en tous ses détails, elle leur sert d’expérience et de source d’inspiration pour l’avenir. Pour illustrer cela prenons le cas de la Révolution Française qui s’est étendue sur une longue période et qui a fini par marquer la France au point de vue Historique en constituant des bases pour la République Française et des références pour la plupart des Etat du monde. En définitif, dans le but de ne pas continuer à assister à un manque des documents suffisants sur Histoire de l’Afrique, de se montre fort au milieu des sociétés  qui ont connu l’écriture longtemps avant l’Afrique, les jeunes Africains sont appelés à prendre un stylo. Ils sont appelés à donner l’importance aux événements qui se passent autour d’eux, à approcher les vieillards afin de leur questionner sur le passé avec l’intention de constituer des documents écrits Historiques, riches et crédibles qui serviront les générations futures.

Toutes fois, on ne peut pas parler de l’Histoire d’un peuple sans faire appel à la sa culture car toutes les deux forment un tout cohérent. Pour Boas, comprendre une culture exige d’entendre le passé. Avant d’aller plus loin, voyons d’abord la définition de la culture proposée par l’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et effectifs, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». Partant de cette définition, il y a lieu d’affirmer que l’Afrique a toujours souffert d’un impérialisme culturel des sociétés d’écriture. De nos jours il y a des Africains qui sont des Africains seulement de leur peau noire, mais avec des idées et des modes de vie propres aux Blancs. Le stylo a la puissance de sauvegarder et diffuser la culture d’un peuple. En effet, les sociétés d’écriture ont toujours produits des textes qui ont la tendance de glorifier leurs cultures et dénigrer les cultures de l’Afrique. Par l’exemple le roman intitulé Heart of Darkness produit par un Anglais du nom de Joseph Conrad, dans lequel il monte que les Africains sont des peuples primitifs et leur culture primitive. Néanmoins, des patriotes intellectuels Africains ont pris le stylo pour contrecarrer cette tendance de dénigrer la culture de l’Afrique. Citons à titre d’exemple la naissance de la Négritude qui est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre Histoire et de notre culture. Cette définition est tiré d’une Revue L’Etudiant Noir créée par Léopord Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Damas. Pourquoi les jeunes Africains ont l’habitude de croiser leur bras devant leur culture qui est envahie alors qu’ils ont les aînés qui ont allumé la première lampe notamment Léopord Sédar S. et Aimé Césaire ?

Comment un stylo peut servir comme une arme redoutable pour changer les choses positivement ? Au lieu de prendre les armes pour s’attaquer aux gouvernements tyrans de certains pays Africains il faudrait que les Africains s’habituent au combat pour dénoncer les abus en s’armant  d’un stylo. Un patriote Algérien du nom de Ammi Said nous donne les exemples en montrant que l’instauration de II ème république ne se fera pas sans sacrifice il déclare : «  Oui, il faudra écrire Histoire de ce peuple respectable avec une autre plume que seule des traîtres, des violeur des menteurs, des voleurs des usurpateur,…qui n’ont pas eu honte d’avoir transformé un pays fier et fort en est pays sans avenir ni repères ».               Dans cette même optique d’utiliser les écrits pour attaquer les institutions, des sociétés qui ont connu l’écriture longtemps avant les sociétés Africaines ont montré la place importante des écrits. Par exemple, quand Victor Hugo s’est violemment opposé au coup d’Etat du 20 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III a signé un décret d’expulsion de Victor Hugo. Réfugié à Bruxelles Victor Hugo a écrit un texte combat Napoléon le Petit, un des plus brillant pamphlets politique jamais écrit contre le despote. Ces deux  exemples l’un d’Ammi Said et l’autre de Napoléon cités ci –dessus suffisent pour éveiller les Africains à pointer du doigt aux abus des gouvernements par des écrits au lieu de faire la course aux armes pour corriger les dirigeants.

 

Pour conclure, dans la mesure où le peuple sans Histoire est un peuple sans avenir, le stylo occupe une place prépondérante dans le passage de la tradition orale à la tradition écrite (Histoire). De plus le stylo sert à sauvegarder et diffuser des valeurs culturelles d’un peuple à travers le monde. Finalement, il est une arme redoutable dans le combat pour la révolution et le changement positif- combat contre les abus des gouvernements. Un appel est alors lancé à tous les jeunes Africains à manifester l’amour de leur cher continent en prenant un stylo afin de contribuer à leur Histoire et leur culture.

 

NDAYIKENGURUKIYE  Dismas

Burundi, Province Gitega, Commune Giheta Colline Gisuru