Ecrire revient à préserver notre histoire. By Kabeya Djuma. Buja, Burundi

20 11 2010

Avec les progrès scientifiques, les européens ont pu conquérir le monde. Les voyageurs explorateurs sont éparpillés en peu partout en Afrique. Leurs premiers objectifs c’était d’explorer le continent et prendre connaissance de ce qui est au cœur de l’Afrique. Après ces derniers, ce sont les missionnaires et enfin les colonisateurs. Connaissant déjà l’importance de savoir lire et écrire, ils notent tout ce qu’ils rencontrent de leur passage dans leurs carnets de voyage et constituent des articles qu’ils publieront auprès de leurs chefs. Ce qui a facilité l’arrivée des colonisateurs en Afrique. Il est a noté que les êtres humains communiquent entre eux par un ensemble de signes conventionnels. Le langage qui, sous sa forme première est un langage parlé mêlé d’un langage de geste dans certaines conditions liées aux structures sociales, aux circonstances. Le monde d’intercommunication s’est fixé pour devenir un langage écrit. Que sa forme soit orale ou écrite, le langage peut servir à véhiculer des informations de types variés. Il devient la matière première d’un art lorsqu’on s’en sert dans un but différente du langage utilitaire affectif liés aux désirs aux craintes aux répulsions et plus encore aux langages magique qui, en plus que les mots et les gestes ont un contenu informatique, il a une puissance efficace. La littérature est donc l’ensemble des productions littéraires de l’humanité qui constitue la culture de tout en peuple. Les colons ont considéré le peuple africain comme un peuple sans histoire ni écriture ni culture. C’est à cause de l’absence des documents écrits. L’écriture à une importance capitale dans la vie d’une notion. On ne peut pas parler d’un Etat si son peuple ne save pas d’où elle vient d’où elle va car un peuple sans histoire est un peuple sans avenir. Considérant que le peuple noir est un peuple perdu, les colons ont dû embarquer sur le continent en se justifiant qu’ils viennent pour nous civiliser. En réalité, le peuple africain a son histoire très important à travers le monde. Il a fallu des grands chercheurs pour découvrir que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Nous l’apprenons grâce aux recherches des experts en la matière qu’ils ont consigné leurs résultats dans les différents articles de l’époque, ou dans leurs œuvres conservés dans des bibliothèques internationaux. Les différentes catastrophes naturelles, les grandes guerres (premières et deuxièmes guerres mondiales qu’a comme le monde, ont joué un rôle important dans le changement de culture des hommes à travers le monde. Les savants, les écrivains, se sont beaucoup donné pour nous reconstituer ce que nous avons aujourd’hui. C’est ça la culture. C’est ça le travail que tout intellectuel doit s’en charger pour connaître l’histoire d’un peuple et pour sauvegarder sa culture. Le retour à l’écriture est indispensable car disait-il Sheikh Anta-Diop : « un vieux qui meurt, c’est tout un bibliothèque qui brûle ». Conscient de retrouver leur identité ; les premières générations de nos élites intellectuelles, se sont organisés pour reconstituer notre histoire. Ils ont eu pas mal de difficultés pour arriver à leur objectif. Ils ont faut recours aux trois sources existants à l’époque. Ce sont les sources orales, les documents écrits, et les documents muets. C’est donc le retour du passé qui reflète la préoccupation qu’ont ressenti les premiers intellectuels noirs. Si l’Afrique à la suite du choc colonial est entrée dans l’ère de modernité, elle n’a cependant pas renoncé aux valeurs ancestrales de la qualité traditionnelle. Le retour au passé est donc pour eux une recherche d’identité en célébrant le passé à travers ce qu’ils avaient de glorieux. Ils espéraient trouver la dignité et la fierté pour croire à leur avenir. Leur démarche s’attache tantôt à restituer les contes et les mythes cueillies auprès des habituels de la parole : les griots et les vieillards détenteurs de sagesse, tantôt à exalter, glorifier les grandes figures épiques du passé comme par exemple celle de Tchaka, de Maconco, Soundjata,.. La tradition orale est l’une des sources très importante dans l’histoire de notre pays le Burundi. Nous retrouvons la façon de vie de nos ancêtres, leur degré de réflexion et autres à travers des récits plus ou moins court d’aventures imaginaires ou vécues c’est notamment les contes de Inarunyonga, tout ou tour du feu de bois. Nous reconnaissons leur bravour et les héroisme d’exploits et d’aventures plus légendaires qu’historiques à travers les épopées (ibitito) et les poèmes (kuvuga amazina)….. Plus les années passent, plus les vieux détenteurs de l’histoire du passé, disparaissent. La transmission de l’information de bouche à oreille a déjà perdu sa saveur. Il faut éviter toute catastrophe qui pourrait se reproduire. Nous sommes déjà au vingtième millénaire, il faut sauver notre culture. Nous ne pouvons pas y arriver si toute personne lettrée ne prenne pas en main sa part de responsabilité. Il est grand temps de reprendre nos outils du travail dont le papier et le stylo est faire travailler notre réflexion. Notre culture est envoi de disparution car le modernisme court à une très grande vitesse. La protection de notre culture demeurera vulnérable si on continue à ignorer l’importance de la rédaction. C’est un clin d’œil pour nos sociétés dont la grande partie de la population ne save pas ni leur coutume ni leur histoire en générale. C’est très malheureux qu’il y ait encore des gens qui ne parviennent pas à relater les exploits réalisé par un grand conquérant burundais du temps de la monarchie burundaise le Roi NTARE RUGAMBA, comment il a pu organiser et agrandir notre pays, comment était organisé la société burundaise. Si nous somme taxés d’un peuple sans histoire, d’un peuple primitif, c’est parce qu’il n’y avait pas des écrits pour se servir comme référence. La domination ne se réalise pas seulement par les armes ; la culture est aussi l’une des moyens de domination ; l’exemple typique c’est les USA qui culturellement a déjà réussi : tous les jeunes veulent vivre à l’Américaine « American way of life » et à travers leur langue « l’anglais », tout les conférences internationales et les exposés scientifiques se font en anglais,… Si la médecine moderne gagne du terrain c’est parce que les premiers chercheurs ont laissé une base de référence aux futures chercheurs. Les formules utilisés n’ont pas été transmis de génération en génération de bouche à oreille ; on les a écrit dans des grands ouvrages et on les a conservés dans des lieux sur et bien protéger. Aujourd’hui, nous apprenons ses grands hommes de l’humanité à travers leurs œuvres et les ouvrages historiques car un écrivain ne meurt pas. Il est toujours vivant à travers ses œuvres. Rédiger revient à forger notre culture. C’est par là qu’on découvre l’identité d’une société et qu’on parvient à comprendre les mentalités de telle ou telle société. Un homme cultivé, est celui qui se bat corps et âme pour rendre le monde le plus meilleur qu’il a trouvé. C’est le moment opportun pour tout un chacun parmi les intellectuels de présenter l’histoire de son pays sur la scène internationale à travers les différents ouvrages qui présentent notre culture africaine. Ecrire revient donc à préserver notre histoire.

KABEYA Djuma

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