Kahise gategura kazoza. by Eloi Mugisha, BURUNDI.

26 11 2010

Le droit à l’histoire : Toute culture se nourrit de son histoire.

Il est évident que toute culture se nourrit de son histoire et le faite que la culture soit un ensemble de manifestations définissant un groupe ,une société par rapport à un autre (d’après le PETIT LAROUSSE ILLUSTRE de1995), implique que la culture d’un groupe quelconque s’inspire d’une manière ou d’une autre de certains traits de sa tradition, ce qui par conséquent amène à son passé et donc à son histoire.

L’histoire comme tout passé, constitue toujours un repère pour l’avenir, et le présent comme l’avenir qu’on le veuille ou non sont des conséquences de la gestion des événements qui se sont déroulés dans le passé. Ignorer le passé est certainement une erreur car le passé nous rattrape toujours. Le passé, le présent et l’avenir sont des périodes liés entre eux et interdépendant, l’avenir est le résultat de la gestion de ce qui s’est passé comme le dit si bien l’adage kirundi « Kahise gategura kazoza » signifiant « le passé prépare l’avenir ».Connaitre le passé, plus qu’un droit, s’avère donc indispensable, non pas pour en pleurer mais pour l’apprivoiser, pour le gérer en vue de construire un avenir meilleur. Il est donc important de conserver son histoire intacte afin de construire avec précision l’avenir.

L’histoire s’est conservé et se conserve de manière différente, d’un peuple à un autre, d’un groupe à un autre et d’une nation à une autre. L’Afrique a de sa part, pour la plus part des cas, conservé son histoire dans la tradition orale contrairement à bien d’autres régions européennes, asiatiques ou même américaines (plus récentes par rapport aux autres) qui connaissent pour la plus part, une tradition écrite voir même riche en écriture. Certains civilisation sont connus plus que d’autres, la civilisation occidentale étant une bonne illustration contrairement à l’Afrique qu’il est moins .Cependant cela ne signifie pas que, le continent le plus vieux n’a rien à raconter, ca serait paradoxale. Mais la tradition orale qui est certainement un des manières de conservations de l’histoire africaine, présente également des inconvénients non négligeables dans la transmission de l’histoire à savoir : l’oubli et la déformation des faits.

En plus, l’adage disant qu’en Afrique si un vieux meurt c’est une bibliothèque qui brule, démontre très bien la faille de la tradition orale comme outils de conservation et de transmission de l’histoire. Cela a donc pour conséquence, pour la plus part des pays africains une mauvaise connaissance de leur histoire. Ainsi donc, pour le Burundi, certains périodes précoloniales ou monarchique sont mal connus, voir même inconnu, suite aux inconvénients cités précédemment .Mais aussi, paradoxalement, les périodes les plus récentes de l’histoire politique sont également mal connus par le public burundais lui-même.

La déformation de l’histoire, l’oubli de certains faits constituent certainement une semence pourrie pour l’avenir car n’étant pas basé sur des bases véridiques.                                               A une époque où  le numérique occupe une grande place, l’écriture reste certainement le meilleur moyen de  communication, l’internet étant lui-même un grand livre comme dit  précédemment. L’écriture est aussi le moyen de conservation et de transmission  de l’histoire racontée le plus sûr, avec le moins de déformation possible et elle a déjà fait ses preuves : toutes les sciences si complexe soient elles, ont été conservé dans des livres et cela des siècles durant, c’est ainsi que même au vingt une nième siècle, les cours académiques sont entièrement dispensés sur base de livres écrits autrefois. L’écriture garde l’interprétation de l’auteur dans son intégralité, plusieurs théorie scientifique, littéraire ont été gardé intacte malgré la disparition des auteurs, ce qui prouve l’efficacité de l’écriture.

Pour plus d’exemples, on peut citer la Bible qui possède déjà plus de 2000ans ayant été écrit sur un espace d’environ 4000ans, a impacté l’histoire de plusieurs sociétés des années durant dont  les Etats-Unis et la Nouvelles Zélande. En plus, certaines notions politiques ont été inspiré de la Bible comme la démocratie par exemple .ce qui est une bonne illustration de la puissance des mots.

L’écriture est un moyen de communication redoutable, certains qui réclamaient des droits l’ont utilisé alors que d’autres ont choisi des fusils mais cependant ceux qui ont utilisé les balles ont touché la chaire alors que ceux qui ont utilisé les mots ont touché le cœur. Hors, celui qui a gagné par la violence, c’est simplement fait des ennemis et celui qui as gagné par les mots, a conquis des cœurs et se fait des disciples. L’un gagne une victoire et l’autre triomphe. Ce qui fait une grande différence et tout cela explique parfaitement ce que « Fela Kuti a toujours dit » que « le stylo est plus fort que le fusil », celui donc qui veut réellement gagner une guerre, qu’il prend un stylo et sa victoire restera pour longtemps, cela est une leçon pour ceux qui investissent lourdement dans l’armement.

Toutes les sociétés puissantes sont bâties sur des principes très anciens qui constituent leur fondement matérialisés dans des mots, ou des symboles illustrant un savoir ou des connaissances particulières gardées soigneusement. Il est aussi à noter que chaque société puissante éprouve un besoin d’écriture c’est le cas de l’Egypte qui, dans sa puissance, a adopté des symboles constituant leur écriture « les hiérographies ».Les sociétés Romaines et Grecs qui, autrefois étaient puissantes, étaient avant tout des sociétés d’écritures. Ces sociétés avaient compris que pour préserver leur patrimoine, il fallait écrire, d’où même l’existence d’une classe particulière, « les scribes », chargé de ce travail.

Il est donc très important pour nos sociétés insuffisantes en œuvre écrite, de s’inspirer de ces sociétés et prendre le stylo afin de préserver notre patrimoine et laisser un héritage aux générations futurs si bonne soit elle pour s’en inspirer, si mauvaise soit elle pour en tirer des leçons et construire un avenir meilleur .Comprendre que l’Histoire se réalise quoiqu’il en soit, doit pousser chacun à réfléchir sur la place qu’il doit occuper dans la réalisation de cette dernière et l’une des actes les plus vitaux est celle de raconter le présent pour constituer un repère et une fondation pour l’avenir. Comme le temps, la gestion de notre Histoire nous appartiens et écrire est l’acte  de gestion la plus importante pour nous envers les générations futurs. L’analphabétisme est une plaie pour le présent et un fléau pour l’avenir, l’éradiquer c’est un travail qui commence aujourd’hui. Pour cela, la responsabilité appartient à chacun et c’est une dette envers nos cadets et eux envers les leurs et ainsi de suite.

Quant à la tradition orale si merveilleusement ancré dans la culture burundaise, dans son art musical et poétique, ne pourrait faire que bon ménage avec la tradition écrite qui la protégerait et la renforcerait en même temps. Elles évolueraient tout deux harmonieusement et l’écriture s’en trouverait très vite enrichie par les multiples apports de la tradition orale. Il ne s’agit pas vraiment de passer d’une tradition orale à une tradition écrite car le Burundi comme l’Afrique en général riche en art oratoire, se trouverait perdant. Il s’agit plutôt d’enrichir la tradition au travers la fusion que constituerait l’art oratoire et l’écriture, tout deux présentant des avantages certaines.                                                                                                                                         L’écrit n’est pas fait pour concurrencer l’oral mais plutôt pour le soutenir et vice-versa car nous racontons ce que nous avons lu .ce que transmet l’oral  dans toute son art c’est le savoir et ce que nous cherchons dans les dessins de l’écriture c’est également le savoir et après l’avoir reçu, on en parle. Les deux sont des instruments, riche est celui qui les a préservé en entièreté, ils sont complémentaires.

L’écriture parle et parle aux générations futures, l’écriture enseigne et enseigne le passé d’un peuple. Toutes les grandes nations ont su bâtir  sur le passé et la solidité d’une maison dépend de la qualité de sa fondation. L’écriture donne des leçons sur le passé et comme le dit si bien le texte cité précédemment «  un homme sans passé est plus pauvre qu’un homme sans avenir ».

Nous apprenons de ce que nous n’avons pas vécu, nous perfectionnons ce que nous n’avons pas initiés, nous savons ce qu’on a pas connu, nous assimilons facilement ce que les autres ont souffert pour découvrir ,nous vivons victorieusement ce que les autres ont vécu douloureusement, nous profitons de l’expérience des autres, comme le dit la Bible « Nous moissonnons là où on a pas semé » car nous vivons ce que les autres ont vécu car comme Salomon l’a dit, tout ce qui existe sur terre a déjà existé et tout cela pour dire :

Nous marchons sur les pas des autres et l’écriture est le pond qui nous relit avec nos prédécesseur et la connaissance se trouve dans les mots. Heureux celui qui la détient

 

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LES ARCHIVES NATIONALES DU BURUNDI. by GIRUM SIMIENS

25 11 2010

-les archives sont collées au présent : il n’y a pas un seul jour où vous ne lisez pas, visionnez pas, n’écoutez pas de l’information issue des archives même si elle n’est pas présentée telle quelle.

Les archives nourrissent la créativité des écrivains, des cinéastes, des musiciens, des journalistes, etc. Sans archives, pas de rayonnement culturel à l’international ou même local. Elles alimentent les nouvelles, les débats de société, les documentaires riches en contenu, le discours des philosophes… et des politiques, eh oui.

– les archives servent l’avenir : que devient la recherche universitaire sans archives ?

Les archives ne sont pas que la matière première pour les historiens, mais aussi pour les sociologues, les psychologues et psychiatres, les chercheurs en médecine (avec la médecine généalogique mais aussi pour retracer les épidémies), les chercheurs scientifiques et les économistes (des chiffres hors contexte ne veulent rien dire), etc. N’a-t-on pas dernièrement soulevé le manque de compétitivité des universités africaines à l’international : comment voulez-vous qu’elles se positionnent sans corpus de recherche dûment accumulé ?

– les archives aident à l’efficacité administrative, que ce soit au niveau des entreprises privées que pour les organismes publics. Combien coûte un document qui n’est pas trouvé à temps en recherches vaines ? Combien de contrats manqués pour cause de manque de documentation ? ou de non respect des échéanciers ?

– les archives ou plutôt les réflexions sur le contenu des archives permettent de jeter les bases d’une cohésion sociale et de définir une identité. Les archives ne permettent pas seulement de contrôler la bonne gouvernance mais aussi à nourrir les semences de l’identité de demain.

– les archivistes peuvent apporter des réponses face aux nouvelles problématiques techniques et sociétales que posent les documents numériques. Les professionnels du document étudient depuis longtemps l’évolution des inscriptions du savoir et sont donc des vecteurs pour aider à définir une certaine stabilité dans ce tourbillon d’informations et de nouvelles technologies qui changent nos manières de voir et de faire.





La culture burundaise tend à disparaître. By Nimubona Egide

24 11 2010

Toute culture se nourrit de son histoire. L’étude de l’histoire a besoin d’un outil facilitateur qui set d’intermediaire et qui serait plus efficace à cette étude. De plus, la culture a aussi l’intérêt de se servir de cet outil qui comme l’histoire lui permettrait de persister. Quel serait cet outil qui faciliterait l’étude de l’histoire, sa persistance ainsi que celle de la culture ? C’est outil c’est l’écriture. L’écriture est l’un des moyens qui permettent à l’histoire et à la culture de persister de garder la saveur au cours du temps. Qu’est ce que l’histoire ?

L’histoire c’est la connaissance, récit, compte rendu des faits, des événements passés concernant la vie d’une société, de l’humanité, d’une personne ainsi que leur évolution. L’histoire est aussi une science qui étudie le passé de l’humanité, son évolution.

Qu’est-ce-que la culture ? La culture est ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent et distinguent un groupe, une société.

Qu’est-ce que l’écriture ? Concernant l’écriture, c’est la représentation de la garde et de la pensée par des signes graphiques conventionnels destinés à durer. Pourquoi faut-il de l’écriture ? Pourquoi faut-il étudier l’histoire ? Comme le souligne bien la définition de l’écriture et de l’histoire, d’un côté l’écriture permet de garder dans une durée considérable les paroles et la pensée. La conservation de la parole par cette manœuvre est plus efficace car elle empêche toute modification de celle-ci. Pourquoi ne pas se contenter de la tradition orale, de l’oralité dans la transmission. On l’affirme plus souvent que les paroles s’envolent mais les écrits restent. La tradition orale est moins efficace du fait qu’elle est facilement modifiable. Quant à l’écriture, elle garde la même saveur sans changement sans aucune autre modification. Quel est avantage de l’étude de l’histoire ? On étudie l’histoire d’un pays quelconque dans le but de reconnaître son passé. C’est de l’histoire que nous tirons des exemples des faits ; des échecs, des réussites permettant de prendre conscience en vue de corriger les erreurs à ne plus reconnaître comme dans le passé. Nous ne pouvons entreprendre aucun projet de progrès dans le présent ou dans le futur ignorant le passé. Pourquoi l’histoire a-t-elle besoin de l’écriture ? La nécessité de l’écriture dans l’étude de l’histoire est plus remarquable. Elle fournit des informations plus exhaustives d’où on a toujours reconnu la suprémation de l’écriture face à l’oralité. Cette dernière est moins efficace dans la mesure où elle se modifie d’un locuteur à l’autre. C’est ainsi qu’on a longtemps préjugé les peuples. Sans l’écriture comme des peuples sans histoire, sans culture breuf sans passé comme des primitifs, ce qui était faux. Même si la tradition orale n’est pas efficace dans la transmission de l’histoire, elle a longtemps servi en Afrique en générale et en particulier en  Afrique noire dans la diffusion de l’histoire et des valeurs culturelles noires. Pourtant on assiste à des lacunes dans cette première du fait qu’elle se réctifie de temps eà autre. C’est ce qui a été le cas du Burundi. Dans l’élaboration de son histoire on n’a pas pu préciser certaines dates correspondant aux grands moments historiques du Burundi. On ne parvient pas à préciser ni la date de la fondation de ce dernier ni l’origine du roi fondateur. C’est ainsi que concernant l’origine du fondateur, on assiste à des sources qui divergent. Les uns affirment qu’ili seraient venu de Bushi et les autres affirment qu’il serait venu de Buha et les autres disent qu’il serait descendu du ciel. Dans l’histoire du Burundi comme dans tant d’autres pays Africains à tradition orale, cette lacune est plus remarquable. De plus en ne peut pas préciser nombre des rois qui auraient regné sur le royaume, là aussi on observe des divergences les un affirment qu’ils seraient au nombre de seize, les partisants du cycle long et d’autres qu’ils seraient au nombre de neuf les partisants du cycle court, c’est ce qui provoque des ambiguités dans l’étude de l’histoire du Burundi. Le Burundi  a vu disparaître, oublier les grandes dates de son histoire par suite de sa transmission par l’oralité. Parfois, les vieillards oubliaient ces dates, les changeaient ou mouraient avant qu’ils les aient dites à personne. D’où l’affirmation d’Ousmane  Sembene est vraie que un vieillard qui meurt en Afrque c’est une bibliothéque qui est brûlée en Europe.  Cette citation vient souligner l’importance des vieillards en Afrique et affirme l’existance d’une civilisation presque exclusivement orale en Afrique.

Du côté de la culture, elle aussi a besoin de l’écriture pour persister, donc résister au temps et  à la modification. Dans la plupart des pays où il n’y avait pas de l’écriture, certains aspects de la culture disparaissent progressivement. C’est le même cas pour le Burundi. La jeunesse d’aujourd’hui ne connaît plus bien le passé culturel du pays. Comment cela peut-il arriver ? L’écriture est un soutient incontestable dans la durété d’une culture. C’est à cause de l’ignorance de l’écriture regnant dans les esprits des jeunes burundais que la culture burundaise tend à disparaître. Les jeunes ne s’interessent plus à leur culture, ils ont toujours tendance à s’assimiler aux modèles, aux apports étrangers.

C’est dans cette vue que les jeunes burundais négligent d’écriture voire même la lecture des écrits dans leur langue, le kirundi. Ils tentent d’écrire en langues étrangères même si là aussi ils ne le fêtent pas souvent. Suite à cette ignorance dûe au kirundi, cette langue tend à disparaître  même si elle est parlée par la majorité des burundais. L’écriture est l’outil le plus éfficace dans la concervation de la culture. Une culture sans écriture est considérée comme une voiture sans moteur qui n’est là tel un symbole. Cette culture s’affaiblie, sachant que la tradition orale se modifie d’un transmetteur à l’autre. Aucune société n’est sans culture. Pourtant certaines sociétés négligeant l’écriture se retrouvent devant la diparition progressive de leur culture au frofit des autres avec écriture. Les écrits durent longtemps gardant leur saveur que les paroles rapportées oralement. On a longtemps considéré le Burundi comme un pays sans culture même certains disent qu’i n’y aurait une poésie en kirundi. Cependant, il y en a et mêm elle fait le patrimoine culturel du Burundi grâce à sa qualité esthétique et sa richesse morale. Pourtant on considère que le kirundi n’a pas une poésie écrite à cause de l’ignorance des jeunes qui ne se donnent pas la peine de la transcrire. La culture est un trésor qu’il faut conserver car elle est l’identité d’une société. Un peuple, une société sans culture est considérée comme une société mourue, sans identité. Certains aspects de la culture burundaise tendent à s’éclipser. Parmi eux on notera, les contes qui étaient si riche esthétiquement et moralement, les chants, les fabres communement appelés en kirundi « ibitito ou ibitiko ou encore ibifuruguto » qui sont des contes avec une partie chantée. La poésie qui représentait plusieurs sortes ; la poésie past orale, la poésie de victoire, la poésie de louange et autres. Cette disparition est due au fait qu’ils étaient transmis oralement.  Concernant les contes, on les contait pendant la nuit assis autour du feu en attendant que le repas soit prêt. Ils étaient contés oralement, la cause de leur modification et de leur disparution  facile. Par là on constate que la poésie burundaise en kirundi existe même si elle est souvent orale. Par ce cas du Burundais, c’est évident que la culture a besoin de l’écriture dans sa persistence. Même si la parole a une grande valeur, transmis oralement ne peut pas durer et ne garde pas la même saveur que lorsqu’elle est écrite. Toujours dans l’illustration de l’efficacité de l’écriture, les contes écrits sont plus durables et plus acceptables. Dans la culture burundaise encore les contes se faisaient oralement que se soit de n’importe quoi,  C’est ainsi qu’ils étaient parfois enfreints car même les témoins pouvaient changer leurs avis dépendamment de la corruption.  L’écriture est l’outil le plus efficace dans la perpétuité de la culture. De nombrables cas prouvent cette exactitude. Vu l’intérêt de l’écriture dans la reconnaissance du passé d’une société. Du fait qu’elle permet de mieux identifier, situer les actions dans le temps.  C’est grâce à l’écriture qu’un peuple reconnaît l’évolution de sa société car celle-ci le décrit précisément.  Sachant que les événements rapportés oralement subissent des changements d’une personne à l’autre, ce qui n’est pas le cas pour les écrits. Les écrits gardent le même goût la même valeur voire la même interprétation. L’histoire d’un peuple sans écriture se modifie, s’oublie et subit quelque fois des controverses. Le Burundi a vu son histoire incertaine, certains de ses grands moments oubliés. Ne pouvant pas bien situer étymologiquement les rois, les débuts, les durées ainsi que les fins de leurs règnes. On ne connaît pas exactement les nombre de rois qui ont régné sur le Burundi. Les noms de quelques uns sont incertains, l’origine du fondateur de même que la date de fondation du royaume sont inconnus. Tout cela prouve la suprématie de l’écriture et de son efficacité dans la reconnaissance de l’histoire. Donc une société sans é&écriture est considéré dans certains cas comme une société sans culture, sans histoire. Quand  un vieillard disparaît, meurt même si il aurait raconté son vécu, certaines événements à sa descendance, il y a une partie qui lui reste ou qui est rectifiée. On constate qu’ils subissent  des innovations, les uns sont modifiés. Compte tenu de l’influence de l’écriture vis-à-vis de l’histoire d’un peuple et face à la persistance de sa culture, nous sommes invités à la diffuser, de lutter contre la non scolarisation.  Ça serait plus avantageux de soutenir tant matériellement que moralement les écrivains qui seraient comme on vient de le constater des soutiens de l’histoire donc des historiens par excellence, et des soutiens de la culture. Par là, l’affirmation de l’écriture comme moteur culturel et historique ne serait pas erronée. Donc l’écriture fait revivre l’histoire et la culture en plus vu la définition de la culture, de l’histoire et de l’écriture, on conclu que toutes les trois sont interdépendantes donc la culture s’enrichit par l’histoire par l’intermédiaire de l’écriture d’où il faut renforcer l’écriture.

Nimubona Egide

 





UNE NOUVELLE HUMANITE. By Theophile Ntirindibirori

23 11 2010

UNE NOUVELLE HUMANITE


Dans une société, l’écrivain dans ses articles essaie de refléter des faits et courants sociaux. Il est miroir de la société et il trace des lignes directrices pouvant éclairer la population dans sa vie quotidienne. Cela donc montre que l’historien contribue fort à des maintes réfonnes pour que des faits néfastes qui auraient eu lieu ne reviennent plus. Donc des courants intellectuels ou culturels sans doutes ont de grandes répercussions à la vie d’aujourd’hui car jadis, les idéologies socio-politiques et économiques avaient souvent influencé les modes de vie qu’on peut constater même maintenant.
Les grandes figures qui ont marqué l’histoire des différentes nations nous révèlent des valeurs laudatives de notre tradition qui n’est pas moindre en ce qui est du respect de la nature humaine pour la construction de notre humanité. C’est donc la conjugaison des forces juvéniles et séniles pour le bien de la génération future. Nos chers grands parents sont l’orchestre du modèle d’un bon comportement pour la conservation de notre riche culture, l’inexprimable trésor. Alors, sciemment, prenons conscience et cherchons l’ardent zèle de combattre contre la haine pour bâtir une cité nouvelle. Le monde regorge de tant de choses qui sont génératrices de beaucoup d’inspirations à l’homme aux différentes écritures littéraires.

L’amour de la beauté et les théories scientifiques nécessitent une certaine expression. En d’autres termes, l’art et les sciences ont besoin d’être exprimés. Beaucoup de pays surtout d’Afrique, d’aucuns de leurs composants ignorent l’écriture. Or, cette dernière se révèle on ne peut plus essentiel pour l’expression des talents ou du moins pour l’acquisition des connaissances. Une personne peut avoir une faculté en plusieurs domaines comme en matière théâtrale, poétique, etc. mais le cadre spatio-temporel peut paraître une barricade au développement ou à la fortification de ses potentialités. C’est donc dans cette optique que savoir écrire revêt un caractère cardinal pour dresser soit des poésies, des pièces de théâtre, des romans ou d’autres articles vu que d’ailleurs ces types de genres littéraires sont porteurs d’informations transformatrices.

Selon le climat prévalant, que ce soit le climat d’insécurité ou de belles circonstances, un écrit approprié à ces différents moments est nécessaire pour mettre au courant les gens concernés de l’état de choses. Cela revient à ce que les gens puissent connaître écrire du fait que beaucoup de vérités historiques sont décodés via des documents écrits. Or, ceux-ci impliquent une certaine capacité de connaissances sous forme d’une efficience éclairée par des expériences, des compétences et des démonstrations des grands savants. Dans une société quelconque, tout le monde est à la quête du bonheur. Cela se matérialise dans une vie saine. Or, cette dernière suppose des hautes technologies; tels le machinisme, télécommunications,. . . Tout cela ne peut pas être réalisé au moment où on ne peut même pas construire une simple écriture d’une phrase. C’est-à-dire que l’analphabétisme est un
paramètre négateur qui plonge une nation dans un lac de faiblesse intellectuelle où nagent les fainéants et des vauriens.
L’alphabétisation n’admet aucune chambre de contradictions en ce qui est de l’amélioration des conditions de vie. Quand on sait écrire et savoir faire écrire, on peut rédiger un texte pouvant redresser la situation quand bien même on serait dans un état critique ou chaotique on peut aussi élaborer des lois régissant une loi dépendamment des cas quand même. C’est-à-dire qu’à chaque moment, on a besoin des esprits clairvoyants qui illuminent l’atmosphère conflictuelle ou pouvant trouver des solutions à des maintes problématiques qui peuvent surgir.

Des chocs, des échecs et des chutes existent; mais le désespoir comme suite choque fort. Dans ce cas, on voit que le monde a besoin des mécanismes de tranquillité ou autres comportements sédatifs. C’est pourquoi ‘ il est bon que personne ne traîne dans la recherche d’une unité fraternelle confortablement dans laquelle chaque personne peut retrouver sa place. La politesse et la gentillesse nous soient-elles une certaine adresse pour redresser des situations dramatiques si bien que nous redressions des progrès littéraires socio-politiques, économiques et culturels de façon exemplaire afin que l’angoisse et la détresse ne mettent plus les gens dans des charades et que des pouvoirs autoritaires cessent d’être fades pour que nos subalternes ne connaissent plus des panades qui les plongent dans des remords dans des larmes et des cris d’alarme à la chaîne des doléances et condoléances.

L’être humain capable d’être frappé par d’innombrable stimuli différents est toujours préoccupé de son sort, bien sûr car est souvent fripé  son corps par des phénomènes divers. Il est donc un élément dans l’univers qui entre dans l’hiver et lorsqu’il en sort, l’été arrive; et cet élément doit adopter un autre mode de vie suivant cette période estivale. Suivant donc un cadre historique, l’être humain est un élément qui danse, mais pas dans la cadence puisque pas mal d’événements prétendent épingler le mouvement de sa vie. Donc, tous les humains y compris le burundais ont toujours tendances à la recherche d’une vie meilleure) pour dire qu’il est à chaque moment préoccupé de sa vie. Il cherche comment satisfaire ses envies.
L’homme est un être vivant, social et ayant besoin de satisfaire en premier lieu ses aspirations élémentaires. Pour y parvenir donc, il doit former des groupes de coopération. Ces groupes sont formés à partir de la culture considérée par MAL1NOWSKY comme un milieu secondaire. A chaque moment, surviennent de nouveaux besoins avec un nouveau mode de vie manifesté par l’individu social en question. Donc, l’homme est une créature n’ayant aucune comparaison parmi d’autres faute de leur raison. Il doit alors raisonner de façon intelligible à la différence des animaux sans cervelle de distinguer le bien du mal.


A chaque instant, nous sommes appelés à discerner l’orientation de notre vie car le monde n’est pas tout parfait. Les faits passés sont là donc pour nous tracer une leçon pour maintenir l’équilibre du présente l’avenir. Les événements du passé sont souvent une condition nécessaire pour connaître ce que nous étions, ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir même si souvent ils sont contraignants. Il faut qu’on sache que le monde n’était pas ainsi et qu’il ne sera pas comme il est aujourd’hui. Puisque tout le monde souhaite un progrès meilleur, soyons donc des partisans de paix

nourrie de l’art et de la science dans le but d’enseigner la responsabilité de chaque personne dans tout ce qui lui est confié car toute chose a son temps; et cela pour l’évolution bénéfique et non pour une régression inutile. Même si des différents moments peuvent être des périodes de dures épreuves, ils sont des occasions propices pour la méditation du mystère de la vie en témoigne la volonté d’entraide mutuelle au Burundi par exemple ratifiée par le travail en commun facilitant la rapidité des activités au rythme du proverbe « L’union fait la force »en kirundi « ibigiye marna bigira tmana» ou «ubugirigiri bugira babiri ». Il faut que tout cela éveille en toute personne un esprit de créativité pour se cultiver des connaissances florissantes à travers tous les horizons; ce ne sont pas des inspirations qui manquent. Développons donc une vive volonté de voir les choses dans l’angle positif et chanter des belles natures par exemple si ça paraît nécessaire. Illustrativement au Burundi, Nkoma est une région monumentale de l’humanité entourée par des rivières et failles de Nyakazu par exemple. Elle paraît béatement un milieu touristique et objet d’inspiration. Tiens, pour le Burundi, elle est inoubliable pour les cérémonies rituelles aux temps des monarques. Tout cela a une certaine forte pression d’influencer les gens à écrire ou à produire beaucoup soit sur «NKOMA YA BANEGE» soit sur «NKOMA YA MUGANZA » pour quiconque intéressé de son importance historique.

L’influence du passé peut faire naître des comportements intrinsèques à un moment donné. L’homme est une race sacrée qui a un esprit de sociabilité. Cette nature incomparable lui est un mécanisme de défense de sa personnalité car face aux actes ignobles, sa conscience l’accuse. En kirundi: «AKAMI KA MUNTU NI AGATIMA KIWE ». C’est à ce stade même où certaines gens tracent des marges de tolérance et d’autres développent des esprits de comportements catégoriques. Il faut alors que l’homme connaisse son passé et le passé des autres dans le but de se cultiver davantage et de chercher un outil plus expressif et didactique par le biais des philosophies éducatrices pour la promotion d’un monde meilleur. Ainsi donc, l’homme souvent ne ménage aucun effort pour budgétiser tous ses profonds talents féconds pour se créer un environnement splendide.

Par Théophile Ntirindibirori

 

 

 

 





Combien de jeunes burundais(es) ou africain(e)s connaissent leur histoire ? By NIYONGABO Aimé

22 11 2010

Aujourd’hui, il y a une prolifération des ouvrages d’érudition ou de vulgarisation concernant l’histoire de l’Afrique.

Les pays africains sont placés souvent au cœur de l’actualité internationale. Il est donc temps que les spécialistes de la diplomatie ou de la finance mondiale et même au grand public se posent des questions à leur sujet : « Qui sont ces Africains dont on parle tant ? D’où viennent-ils ? Qu’ont-ils fait dans le passé ?»

La connaissance d’un individu ou d’une collectivité, sans profondeur et sans épaisseur historique, reste très superficielle.

Les découvertes archéologiques étonnantes qui ont marqué ces derniers temps la recherche historique, en Afrique, soulignant le rôle majeur joué par ce continent dans l’émergence de l’humanité, continuent à attirer l’intérêt. Il existe une demande considérable pour l’histoire africaine et cela constitue un défi pour les historiens d’Afrique.

« Un peuple qui ne connaît pas son histoire ne peut comprendre le présent ni bâtir son avenir », disait HELMUT Khol, ancien Chancelier Allemand.

D’autres auteurs abondent dans le même sens et admettent bien qu’il y ait une histoire africaine, mais disent-ils : « Malheureusement, cette histoire, on ne la connaît pas et on ne la connaîtra sans doute jamais », en raison de la rareté ou de l’absence de documents écrits, car point de documents écrits, donc, pas d’histoire africaine.

KIZERBO a écrit que : « La vraie difficulté réside dans l’incapacité de la plupart d’historiens à renouveler leur attitude méthodologique. Il ressemble à un chirurgien qui s’entêterait à traiter les syndromes cliniques d’aujourd’hui avec le seul scalpel de praticiens du XVIIIe siècle. »

Certes, les documents écrits sont effectivement moins nombreux sur notre continent par rapport aux autres. Mais, même si les écrits relatifs au passé de l’Afrique étaient tous connus, l’image qui en résulterait serait nécessairement tronquée car, la plupart des documents ne proviennent pas des profondeurs même des peuples africains.

Ce n’est pas juste de dire que l’Afrique n’a pas d’histoire faute de documents écrits. La parole historique est antérieure aux documents écrits. Toute l’histoire du monde a été dite avant d’être écrite. Les livres les plus importants, à commencer par la Bible et le Coran, ont fait une tradition orale avant d’être consignés par écrit.

Les adversaires de la tradition orale disent de celle-ci que l’on dispose d’aucun système chronologique, ni absolu, ni parfois même relatif. Un auteur africain dit à ce propos : « il n’y a pas d’histoire sans un agencement de données dans leur séquence réelle, sans introduction du principe d’antériorité et de causalité des événements, les uns par rapport aux autres; donc, sans un minimum de dates. Il continue en disant que vouloir remonter la route du passé, sans repères chronologiques, c’est ressembler à un automobiliste qui parcourrait les routes sans borne kilométrique, ni repères visibles, dans une voiture sans compteur. » Les risques de confusions, d’inversions, de contractions ou de dilatations des distances sont considérables.

La tradition orale utilisait toute seule est une source historique complète est incertaine. Combien de jeunes burundais ou africains connaissent leur histoire ? L’histoire faite par les peuples doit être écrite pour les peuples.

Nous, jeunes Africains, devons commencer à écrire notre propre histoire, même s’il est très difficile de travailler sur un objet d’apparence familier. Nous ne pouvons pas inventer demain  et  sans avoir fait le point sur hier et aujourd’hui. Les pays qui émergent aujourd’hui, sont ceux qui ont investi dans l’éducation des jeunes et qui ont su garder leur culture.

Nous ne pouvons pas nous développer en ignorant notre passé car, l’histoire est un perpétuel recommencement. Nous pensons qu’il nous faudrait souligner les erreurs historiques, mais surtout les acquis positifs du passé qui se sont passés chez nous pour mieux projeter l’avenir.

Nous, que les Africains, avons donc le devoir de connaître et d’assumer notre histoire socioculturelle et politique. A ce sujet, voici ce que COMMANGER nous dit : « Un peuple sans histoire ou ignorant est comme un homme sans avenir, condamné pour tous pour toujours à refaire les découvertes déjà faites dans le passé, à réinventer les mêmes techniques, à lutter avec les mêmes problèmes, à commettre les mêmes erreurs ».

L’histoire peut contribuer à dé-aliéner les Africains dans leur mentalité et dans le comportement et à résoudre certains maux dont l’Afrique souffre aujourd’hui.

Avant de clore ce sujet, il serait utile de terminer en rappelant ces mots du sage Amadou HAMPHÂTE BÂ s’adressant aux jeunes Africains en ces termes : « … qu’ils sachent (les africains) ce qu’ils sont et ne laissent pas aux autres le soin de leur expliquer leur propre culture car, quand une chèvre est présente, il est ridicule de bêler à sa place ».

Le fait de ne pas avoir eu d’écriture a pas privé l’Afrique d’avoir un passé, une histoire et une culture. Hâtons-nous donc de sauver, grâce à l’enseignement et à l’écriture, ce qui peut être sauvé de la tradition orale.

L’éducation et la sauvegarde de la culture africaine permettront d’inventer une Afrique bouillonnante d’idées car, l’éducation est le donneur universel de tous les secteurs. Et, J. KIZERBO dans « Eduquer ou Périr », de relever qu’une « société qui renonce à prendre en charge sa jeunesse et à la doter des outils de promotion optimale, enterre son propre avenir ; c’est une société suicidaire ».

L’UNESCO a déjà aidé dans la recherche sur la tradition orale en Afrique, en général et au Burundi, en particulier. Dans notre pays, elle a contribué à inventorier tous les patrimoines culturels, en collaboration avec les chercheurs burundais.

L’UNESCO opte pour une coopération avec les chercheurs dans divers domaines et elle est consciente que la richesse de la tradition orale ne sera épuisée que lorsqu’un travail interdisciplinaire aura permis d’en extraire tous les éléments utilisables sur le plan culturel et scientifique : linguistes, anthropologues, ethnologues, etc.

Ceci rendra possible la récupération immédiate de la dimension historique de la personnalité africaine et ouvrira des perspectives de promotion des langues et des cultures africaines grâce à leur emploi pour l’alphabétisation et surtout pour l’enseignement. De toutes les façons, le développement ne peut se faire en Afrique, comme ailleurs, s’il ne s’appuie sur la culture des communautés intéressées. La tradition orale semble être une des clés permettant d’appréhender la culture des peuples africains.

Concrètement, le jour où nous disposerons des archéologues, des linguistes, des historiens, des sociologues, des botanistes (…) et des autres savants de renoms, il nous sera possible d’écrire et de réinventer l’histoire de notre continent, la vraie histoire que nous rêvons tous de posséder afin de mieux gérer le présent et projeter l’avenir.





Ecrire revient à préserver notre histoire. By Kabeya Djuma. Buja, Burundi

20 11 2010

Avec les progrès scientifiques, les européens ont pu conquérir le monde. Les voyageurs explorateurs sont éparpillés en peu partout en Afrique. Leurs premiers objectifs c’était d’explorer le continent et prendre connaissance de ce qui est au cœur de l’Afrique. Après ces derniers, ce sont les missionnaires et enfin les colonisateurs. Connaissant déjà l’importance de savoir lire et écrire, ils notent tout ce qu’ils rencontrent de leur passage dans leurs carnets de voyage et constituent des articles qu’ils publieront auprès de leurs chefs. Ce qui a facilité l’arrivée des colonisateurs en Afrique. Il est a noté que les êtres humains communiquent entre eux par un ensemble de signes conventionnels. Le langage qui, sous sa forme première est un langage parlé mêlé d’un langage de geste dans certaines conditions liées aux structures sociales, aux circonstances. Le monde d’intercommunication s’est fixé pour devenir un langage écrit. Que sa forme soit orale ou écrite, le langage peut servir à véhiculer des informations de types variés. Il devient la matière première d’un art lorsqu’on s’en sert dans un but différente du langage utilitaire affectif liés aux désirs aux craintes aux répulsions et plus encore aux langages magique qui, en plus que les mots et les gestes ont un contenu informatique, il a une puissance efficace. La littérature est donc l’ensemble des productions littéraires de l’humanité qui constitue la culture de tout en peuple. Les colons ont considéré le peuple africain comme un peuple sans histoire ni écriture ni culture. C’est à cause de l’absence des documents écrits. L’écriture à une importance capitale dans la vie d’une notion. On ne peut pas parler d’un Etat si son peuple ne save pas d’où elle vient d’où elle va car un peuple sans histoire est un peuple sans avenir. Considérant que le peuple noir est un peuple perdu, les colons ont dû embarquer sur le continent en se justifiant qu’ils viennent pour nous civiliser. En réalité, le peuple africain a son histoire très important à travers le monde. Il a fallu des grands chercheurs pour découvrir que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Nous l’apprenons grâce aux recherches des experts en la matière qu’ils ont consigné leurs résultats dans les différents articles de l’époque, ou dans leurs œuvres conservés dans des bibliothèques internationaux. Les différentes catastrophes naturelles, les grandes guerres (premières et deuxièmes guerres mondiales qu’a comme le monde, ont joué un rôle important dans le changement de culture des hommes à travers le monde. Les savants, les écrivains, se sont beaucoup donné pour nous reconstituer ce que nous avons aujourd’hui. C’est ça la culture. C’est ça le travail que tout intellectuel doit s’en charger pour connaître l’histoire d’un peuple et pour sauvegarder sa culture. Le retour à l’écriture est indispensable car disait-il Sheikh Anta-Diop : « un vieux qui meurt, c’est tout un bibliothèque qui brûle ». Conscient de retrouver leur identité ; les premières générations de nos élites intellectuelles, se sont organisés pour reconstituer notre histoire. Ils ont eu pas mal de difficultés pour arriver à leur objectif. Ils ont faut recours aux trois sources existants à l’époque. Ce sont les sources orales, les documents écrits, et les documents muets. C’est donc le retour du passé qui reflète la préoccupation qu’ont ressenti les premiers intellectuels noirs. Si l’Afrique à la suite du choc colonial est entrée dans l’ère de modernité, elle n’a cependant pas renoncé aux valeurs ancestrales de la qualité traditionnelle. Le retour au passé est donc pour eux une recherche d’identité en célébrant le passé à travers ce qu’ils avaient de glorieux. Ils espéraient trouver la dignité et la fierté pour croire à leur avenir. Leur démarche s’attache tantôt à restituer les contes et les mythes cueillies auprès des habituels de la parole : les griots et les vieillards détenteurs de sagesse, tantôt à exalter, glorifier les grandes figures épiques du passé comme par exemple celle de Tchaka, de Maconco, Soundjata,.. La tradition orale est l’une des sources très importante dans l’histoire de notre pays le Burundi. Nous retrouvons la façon de vie de nos ancêtres, leur degré de réflexion et autres à travers des récits plus ou moins court d’aventures imaginaires ou vécues c’est notamment les contes de Inarunyonga, tout ou tour du feu de bois. Nous reconnaissons leur bravour et les héroisme d’exploits et d’aventures plus légendaires qu’historiques à travers les épopées (ibitito) et les poèmes (kuvuga amazina)….. Plus les années passent, plus les vieux détenteurs de l’histoire du passé, disparaissent. La transmission de l’information de bouche à oreille a déjà perdu sa saveur. Il faut éviter toute catastrophe qui pourrait se reproduire. Nous sommes déjà au vingtième millénaire, il faut sauver notre culture. Nous ne pouvons pas y arriver si toute personne lettrée ne prenne pas en main sa part de responsabilité. Il est grand temps de reprendre nos outils du travail dont le papier et le stylo est faire travailler notre réflexion. Notre culture est envoi de disparution car le modernisme court à une très grande vitesse. La protection de notre culture demeurera vulnérable si on continue à ignorer l’importance de la rédaction. C’est un clin d’œil pour nos sociétés dont la grande partie de la population ne save pas ni leur coutume ni leur histoire en générale. C’est très malheureux qu’il y ait encore des gens qui ne parviennent pas à relater les exploits réalisé par un grand conquérant burundais du temps de la monarchie burundaise le Roi NTARE RUGAMBA, comment il a pu organiser et agrandir notre pays, comment était organisé la société burundaise. Si nous somme taxés d’un peuple sans histoire, d’un peuple primitif, c’est parce qu’il n’y avait pas des écrits pour se servir comme référence. La domination ne se réalise pas seulement par les armes ; la culture est aussi l’une des moyens de domination ; l’exemple typique c’est les USA qui culturellement a déjà réussi : tous les jeunes veulent vivre à l’Américaine « American way of life » et à travers leur langue « l’anglais », tout les conférences internationales et les exposés scientifiques se font en anglais,… Si la médecine moderne gagne du terrain c’est parce que les premiers chercheurs ont laissé une base de référence aux futures chercheurs. Les formules utilisés n’ont pas été transmis de génération en génération de bouche à oreille ; on les a écrit dans des grands ouvrages et on les a conservés dans des lieux sur et bien protéger. Aujourd’hui, nous apprenons ses grands hommes de l’humanité à travers leurs œuvres et les ouvrages historiques car un écrivain ne meurt pas. Il est toujours vivant à travers ses œuvres. Rédiger revient à forger notre culture. C’est par là qu’on découvre l’identité d’une société et qu’on parvient à comprendre les mentalités de telle ou telle société. Un homme cultivé, est celui qui se bat corps et âme pour rendre le monde le plus meilleur qu’il a trouvé. C’est le moment opportun pour tout un chacun parmi les intellectuels de présenter l’histoire de son pays sur la scène internationale à travers les différents ouvrages qui présentent notre culture africaine. Ecrire revient donc à préserver notre histoire.

KABEYA Djuma





Le Racisme. by Pierre VANDERHULST

13 11 2010

Le racisme est une idéologie fondée sur une croyance en une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique. Pour identifier et classifier les races humaines, les adeptes de cette absurdité utilisent la couleur de peau et la morphologie. D’après eux, il y a trois grands groupes. La race noire venant d’Afrique ou d’Australie où elle vit médiocrement sans le moins idéal. La race jaune dont les chinois sont les plus nombreux représentants a atteint une apogée mais ils sont restés au même niveau. Enfin la race blanche qui a dominé et domine toujours la Terre entière. Le racisme se manifeste par des discriminations, le colonialisme et des génocides tels que la Shoah, les Arméniens de Turquie, les Indiens d’Amérique, les Aborigènes d’Australie, le Rwanda et maintenant le Darfour. Selon moi, nous sommes tous issus d’une union entre une femme et un homme. Nous possédons tous le même patrimoine génétique et une voix qui nous permet de nous exprimer. Il n’y a pas de race pure comme certains le pensent. Nous sommes tous le fruit du métissage. C’est ce mélange ethnique et culturel qui nous fait vivre encore. Sans cela, nous serons tous anéantis par les maladies consanguines et l’ignorance. Et donc j’estime que, qu’il n’y ait qu’une seule race, la race humaine. Le territoire est un lieu de reproduction où l’on se développe et s’émancipe. Depuis la nuit des temps, l’homme immigre d’un territoire à un autre en y puisant les richesses matérielles, culturelles et humaines. C’est ainsi que l’homme s’est développé. L’homme a le droit de se déplacer où bon lui semble tout en respectant les lois de l’endroit où il se rend. Il n’y a qu’une Terre et donc elle appartient à tout le monde.

Pierre VANDERHULST