FAIRE ECRIRE IMPLIQUE NECESSAIREMENT UN RETOUR. By PHILIPPE MELONI

7 09 2010


LE DROIT A L’HISTOIRE.
FAIRE ECRIRE IMPLIQUE NECESSAIREMENT UN RETOUR.
SHASHAMANE.

Philippe MELONI.

Faire écrire implique par essence un retour. C’est une responsabilité des parents envers les enfants, qu’ils doivent mettre en œuvre dès le plus jeune âge, et aussi une responsabilité des grands frères et grandes sœurs vis à vis des petits frères et petites sœurs.

Faire écrire permettra aussi une alphabétisation rapide du continent africain, qui a trop souvent été présenté comme titulaire d’une tradition orale et sans Histoire.
L’Histoire se fait avec des documents écrits, sans doute. Quand il y en a. Mais elle peut se faire, elle doit se faire, sans documents écrits s’il n’en existe pas.
Nous ne percevons pratiquement que par le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir.
Et l’Histoire n’est faite que de victoires ou de défaites momentanées, elle n’est jamais figée pour toujours.
L’Histoire est aussi une projection dans le passé, de l’avenir que s’est choisi l’homme.
Un Homme sans passé est plus pauvre qu’un Homme sans avenir.
Un historien est nécessairement un écrivain.
Au temps de la mondialisation, la communication et la toute puissance qu’elle dégage impose l’écrit. Qu’est ce qu’Internet sinon un grand livre?
Prenez donc vos responsabilités, vous qui savez écrire, faites écrire et apprenez à faire écrire, à faire produire du nectar sur notre histoire et notre culture.
La culture est le fonds de savoir d’où les participants à la communication tirent leur interprétation lorsqu’ils s’efforcent de s’entendre sur quelque chose. L’interprétation se conçoit comme une pratique interne à un ensemble d’individus qui partagent un mode de vie et des valeurs communes.
Toute culture se nourrit de son histoire.

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