POMPE-A-FRIQUE. By Nicolas A.R. MELONI

28 08 2010


POMPE-A-FRIQUE
Nicolas A.R. MELONI

Durban SOUTH AFRICA

Mes chers amis, je me suis levé ce matin avec la décision de vous parler de quelque chose qui me tient a cœur : L’Afrique. Il est tout d’abord très important de définir ce qu’est l’Afrique. L’Afrique ce n’est pas seulement ces clichés de maladies, de pauvreté, de corruption, de guerres, que l’on essaye sans cesse de lui attribuer. L’Afrique, ce n’est pas non plus un safari à 20000 dollars en Afrique du Sud, ou l’on tue des ‘springbok’ pour avoir le plaisir de les manger dans de luxueux loges au milieu de la savane. L’Afrique mes amis, et avec un grand A, c’est le plus vieux continent du monde, oui, notre mère à tous, le berceau de l’humanité.

Seulement, il y a 565 ans de cela, ce que l’histoire qualifie de la ‘traite des nègres’ débuta, lorsque des individus ramenèrent dans leur pays les premiers esclaves noirs. Les puissances impériales de l’époque, se sont donc empressées d’utiliser les ‘négroïdes’ en tant que main d’œuvre ou encore pour guérir certaines maladies tel que la syphilis ou la malaria. Ces hommes, femmes et enfants noirs partirent de l’Afrique de l’Ouest (qu’ils ne revirent plus jamais) pour être acheminé aux quatre coins du globe, c’est ainsi que la diaspora africaine débuta.
S’en suivie alors la colonisation, elle s’étend de la Conférence de Berlin (1885), qui avait pour but d’établir les règles du jeu pour la conquête de l’Afrique afin de désamorcer les conflits entre les colonisateurs, aux « indépendances » des années 1960 qui constituent l’acte fondateur des actuels 57 États africains.

La précarité en Afrique est bien souvent mise en relation avec le néo-colonialisme. Durant longtemps le mot d’ordre des empires coloniaux, qui est d’ailleurs toujours d’actualité fut de diviser pour mieux régner. Mais dans quel but, pourquoi avait-il si peur de l’Afrique ? Peut-être avait-il vu en l’Afrique unie un danger réel pour leur hégémonie.
Mais néo-colonialisme, qu’est ce que cela veut dire ? Le néo-colonialisme, c’est tout simplement s’arranger, par des moyens très différents, pour que les guerres, les famines, et la haine perdurent en Afrique. Tout cela dans le but d’exploiter les ressources du sous-sol Africain et de freiner ce qui est ou pourrait devenir la croissance Africaine.

Depuis que je suis tout petit, je me suis toujours demandé ce qui différenciait l’homme de l’animal, et un beau jour, voici ce que l’homme lui même m’a répondu : L’homme s’est toujours différencié de l’animal par sa pensée, sa parole, son intelligence, etc…. Cependant, aussi loin que mes yeux ont pus le constaté, l’animal, lui, n’est pas raciste. J’en conclus donc que le racisme est un fléau qui ramène l’homme à un stade que l’on ne connaît même pas, ou peut-être plus que cela : qui n’existe même pas ! Le racisme aurait en fait était inventé de toute pièce dans le but de se renfermer sur soi-même, de ne pas accepter l’autre, de refuser la biodiversité. Cela me rappel d’ailleurs une histoire similaire, celle des frontières, qui sont imaginaires et non réelles, probablement à l’image des fondements du racisme. Frontière et racisme ne sont que des mots, ce ne sont pas des choses physiques, dès lors comment peut-on oser me faire croire que cela existe. Il est tout à fait vrai que les postes frontières ainsi que la ségrégation existent, mais ils n’ont été construits que sur des concepts fondés de mensonges, d’autodestruction.

La conscientisation du défi Africain, ça ne date pas d’hier, elle commença dans les années 60 avec l’apparition de nouveaux mouvements, de nouvelles philosophies et donc de nouveaux philosophes Africain à travers l’Afrique et les Amériques. Ce fut les années du « Black Power », un ensemble regroupant différents mouvements militant pour les droits civiques des noirs.
Parmi eux, le Panafrican s’est définit comme étant le mouvement politique et culturel qui considérait l’Afrique, les Africains et les descendants d’Africains à l’étranger comme un seul ensemble visant à régénérer et unifier l’Afrique ainsi qu’à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain. Parmi les panafricanistes on peut citer Marcus Garvey, W.E.B. DuBois, Kwame Nkrumah, Fela Kuti, Malcolm X, Steve Biko, Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop, Bob Marley… Combien de ces personnes sont mortes assassinées ou encore piégées ?
Et la ruse de certains esprits mal tournés a une fois de plus été de réduire les nouvelles idées du Panafrican à la criminalité en les attribuant aux noirs.

Mais une fois de plus, nous sommes très loin de la réalité. De plus en plus de personne se rendent compte qu’être Africain c’est tout d’abord s’accepter tel que l’on est et pour ce que l’on est.
L’Afrique donc mes amis, c’est ce continent qui souffre et qui, dans sa souffrance fait souffrir les Africains sur son sol mais aussi outre mer. La question fondamentale qui vient à se poser est au fond de savoir et de comprendre pourquoi l’Afrique endure-t-elle une souffrance aussi atroce…

« Un peuple ignorant de son Histoire est comme un arbre sans racines ».
Marcus Garvey

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