LE METIS. By JOHAN BAGGIO BEMBE

31 08 2010


Je suis métis de père camerounais et de mère française avec des origines italiennes.
Ma vision sur l’Afrique et ses problèmes en général est qu’il y a tellement de problèmes africains qu’il ne faut plus trop raisonner en termes de problèmes parce que le mot problème réduit tout à un côté trop négatif.
Il faut maintenant voir les choses qu’on peut apporter. On connaît les problèmes que ce soit la corruption, le pillage de toutes les ressources par de grandes entreprises occidentales et des gouvernements africains mêmes qui sont en grande partie à blâmer.
Il faudrait laisser les problèmes de côté et voir ce qu’est l’Afrique aujourd’hui.
Mais le gros problème, c’est pour moi l’éducation, la conscientisation, un mouvement vers la démocratisation du savoir et de l’enseignement et surtout de la conscientisation. Un peu comme Cheik Anta Diop comme ce qu’il a commencé.
Je trouve que c’est présent dans les diasporas africaines, c’est-à-dire les communautés qui sont en Occident, aux Usa, mais pas en Afrique même…

LA SUITE SUR https://afrochild.wordpress.com/les-revues/lecon-4/

JOHAN BAGGIO BEMBE

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L’AFRIQUE OUBLIEE. By Pamela Francesca Samantha MELONI

28 08 2010


Afrique. Mais quelles sont donc les images associées à ce mot ? Afrique. Images d’un continent noir, peuplé de gens aux croyances mystiques et d’animaux sauvages. Images d’un continent noir aux maladies tropicales potentiellement mortelles, ravagé par les famines et la malnutrition. Images d’un continent noir décimé par des guerres ‘tribales’ et de mères pleurant leurs fils partis au combat. Images d’un continent noir de réfugiés, incapable de se moderniser. Oublié, Cheik Anta Diop. Oubliée, la florissante civilisation des Swahili en Afrique de l’Est. Oubliée, celle du Grand Zimbabwe. Certains vont même jusqu’à affirmer que ces civilisations n’étaient pas africaines (comment des ‘Nègres’ auraient-ils pu être à la base de sociétés si raffinées ?) mais importées sur le continent par les Arabes et les Perses. Ces idées d’une Afrique dangereuse, primitive et sauvage ont été, et sont toujours, utilisées afin de justifié l’esclavage, le pillage systématique et massif des ressources africaines et les profondes inégalités (actuellement désigné par le terme ‘divisions nord-sud’) politiques, économiques et technologiques entre le continent africain et européen. Depuis des siècles, les Africains pourvoient au développement d’autres continents : en hommes avec les esclaves et les intellectuels, en minéraux et matières premières avec l’or, les diamants, le cobalt, le mercure… Et à qui profitent ces bénéfices ? Que reste-t-il pour mère Afrique ? Guerres, génocide, famines, corruption… Il est de notre devoir, en tant qu’Africains mais aussi en tant que citoyens du monde, de corriger ces images et de réparer ces injustices… Pour un monde juste, équitable, où il fait bon vivre pour tous ses habitants.

Pamela MELONI
Durban SOUTH AFRICA





POMPE-A-FRIQUE. By Nicolas A.R. MELONI

28 08 2010


POMPE-A-FRIQUE
Nicolas A.R. MELONI

Durban SOUTH AFRICA

Mes chers amis, je me suis levé ce matin avec la décision de vous parler de quelque chose qui me tient a cœur : L’Afrique. Il est tout d’abord très important de définir ce qu’est l’Afrique. L’Afrique ce n’est pas seulement ces clichés de maladies, de pauvreté, de corruption, de guerres, que l’on essaye sans cesse de lui attribuer. L’Afrique, ce n’est pas non plus un safari à 20000 dollars en Afrique du Sud, ou l’on tue des ‘springbok’ pour avoir le plaisir de les manger dans de luxueux loges au milieu de la savane. L’Afrique mes amis, et avec un grand A, c’est le plus vieux continent du monde, oui, notre mère à tous, le berceau de l’humanité.

Seulement, il y a 565 ans de cela, ce que l’histoire qualifie de la ‘traite des nègres’ débuta, lorsque des individus ramenèrent dans leur pays les premiers esclaves noirs. Les puissances impériales de l’époque, se sont donc empressées d’utiliser les ‘négroïdes’ en tant que main d’œuvre ou encore pour guérir certaines maladies tel que la syphilis ou la malaria. Ces hommes, femmes et enfants noirs partirent de l’Afrique de l’Ouest (qu’ils ne revirent plus jamais) pour être acheminé aux quatre coins du globe, c’est ainsi que la diaspora africaine débuta.
S’en suivie alors la colonisation, elle s’étend de la Conférence de Berlin (1885), qui avait pour but d’établir les règles du jeu pour la conquête de l’Afrique afin de désamorcer les conflits entre les colonisateurs, aux « indépendances » des années 1960 qui constituent l’acte fondateur des actuels 57 États africains.

La précarité en Afrique est bien souvent mise en relation avec le néo-colonialisme. Durant longtemps le mot d’ordre des empires coloniaux, qui est d’ailleurs toujours d’actualité fut de diviser pour mieux régner. Mais dans quel but, pourquoi avait-il si peur de l’Afrique ? Peut-être avait-il vu en l’Afrique unie un danger réel pour leur hégémonie.
Mais néo-colonialisme, qu’est ce que cela veut dire ? Le néo-colonialisme, c’est tout simplement s’arranger, par des moyens très différents, pour que les guerres, les famines, et la haine perdurent en Afrique. Tout cela dans le but d’exploiter les ressources du sous-sol Africain et de freiner ce qui est ou pourrait devenir la croissance Africaine.

Depuis que je suis tout petit, je me suis toujours demandé ce qui différenciait l’homme de l’animal, et un beau jour, voici ce que l’homme lui même m’a répondu : L’homme s’est toujours différencié de l’animal par sa pensée, sa parole, son intelligence, etc…. Cependant, aussi loin que mes yeux ont pus le constaté, l’animal, lui, n’est pas raciste. J’en conclus donc que le racisme est un fléau qui ramène l’homme à un stade que l’on ne connaît même pas, ou peut-être plus que cela : qui n’existe même pas ! Le racisme aurait en fait était inventé de toute pièce dans le but de se renfermer sur soi-même, de ne pas accepter l’autre, de refuser la biodiversité. Cela me rappel d’ailleurs une histoire similaire, celle des frontières, qui sont imaginaires et non réelles, probablement à l’image des fondements du racisme. Frontière et racisme ne sont que des mots, ce ne sont pas des choses physiques, dès lors comment peut-on oser me faire croire que cela existe. Il est tout à fait vrai que les postes frontières ainsi que la ségrégation existent, mais ils n’ont été construits que sur des concepts fondés de mensonges, d’autodestruction.

La conscientisation du défi Africain, ça ne date pas d’hier, elle commença dans les années 60 avec l’apparition de nouveaux mouvements, de nouvelles philosophies et donc de nouveaux philosophes Africain à travers l’Afrique et les Amériques. Ce fut les années du « Black Power », un ensemble regroupant différents mouvements militant pour les droits civiques des noirs.
Parmi eux, le Panafrican s’est définit comme étant le mouvement politique et culturel qui considérait l’Afrique, les Africains et les descendants d’Africains à l’étranger comme un seul ensemble visant à régénérer et unifier l’Afrique ainsi qu’à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain. Parmi les panafricanistes on peut citer Marcus Garvey, W.E.B. DuBois, Kwame Nkrumah, Fela Kuti, Malcolm X, Steve Biko, Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop, Bob Marley… Combien de ces personnes sont mortes assassinées ou encore piégées ?
Et la ruse de certains esprits mal tournés a une fois de plus été de réduire les nouvelles idées du Panafrican à la criminalité en les attribuant aux noirs.

Mais une fois de plus, nous sommes très loin de la réalité. De plus en plus de personne se rendent compte qu’être Africain c’est tout d’abord s’accepter tel que l’on est et pour ce que l’on est.
L’Afrique donc mes amis, c’est ce continent qui souffre et qui, dans sa souffrance fait souffrir les Africains sur son sol mais aussi outre mer. La question fondamentale qui vient à se poser est au fond de savoir et de comprendre pourquoi l’Afrique endure-t-elle une souffrance aussi atroce…

« Un peuple ignorant de son Histoire est comme un arbre sans racines ».
Marcus Garvey





SHASHAMANE LARMES D’AFRIQUE. By JUDITH RIBARUMWANSI.

27 08 2010

SHASHAMANE,

LARMES D AFRIQUE
AFRIQUE : TERRE D ACCUEIL ET DE PARTAGE.
Judith RIBARUMWANSI

Cotonou BENIN

Ton appel au secours résonne partout dans le monde entier. Tes cris d’alarme nous interpellent tous. C est pour cette raison que nous, tes propres enfants, et nous, citoyens du monde, avons décidé de nous unir pour parler de ta beauté, de ta bonté, de tes richesses, de tes misères, de tes guerres et de ton passé. Donc, de ton Histoire. Nous sommes convaincus que c’est à partir de nous, et de nous seuls, Africains, que la reconstruction de notre continent peut et doit commencer. Chacun de nous tous doit se rappeler ce proverbe qui dit « aide -toi et le ciel t’aidera ».

Nous ne pouvons pas rester inactifs devant la disparition de nos traditions et notre savoir traditionnel et devant la dégradation continue des écoles et hôpitaux amenées par d’autres. Que va devenir notre savoir ? Que nous reste-t-il de nos richesses après que tant de vautours se soient servis ? Quel est notre avenir dans ce continent et notre place dans le monde ? Allons-nous continuer à occuper cette place marginale que l’on nous attribue si facilement et que beaucoup de nos dirigeants semblent avoir acceptée comme inéluctable, eux qui sont devenus si souvent les collaborateurs d’intérêts extérieurs ?

Oh, toi frère, sœur et fils, toi qui connais les valeurs de ton continent et ses richesses peux-tu apporter une petite part de ta personnalité pour sécher les larmes de nos mères ? Toi, citoyen du monde, toi qui comprends ce que c’est que le manque de savoir, la misère et le mépris qu’engendrent ces derniers, peux-tu informer et éduquer tes frères ?

C’est en disant non à l’esclavage moderne, non à nos dirigeants corrompus qui affament nos populations, non à la traite moderne qui nous enlève nos meilleurs, non aux pays qui déversent leurs déchets sur nos territoires, que nos enfants connaîtront des jours meilleurs.

Des peuples entiers sur tout le continent cherchent désespérément à prendre en main leur destin. A n’importe quel prix bien sûr. La dégradation de la situation économique envoie chaque jour nos enfants à la mort. Nos mères prient tous les jours pour le départ de son dernier fils qui n’arrive pas à atteindre l’eldorado comme les autres déjà partis.

Et c’est dans toute son ignorance qu elle accorde sa bénédiction à celui qui quitte sa famille et son Pays. Enfant du pays, n’aie plus honte de parler de tes origines, de ton histoire et c’est par la connaissance et la valorisation de ce passé que tu arriveras à reconstruire ton continent. Porte l’Afrique en toi comme cette mère t’a porté avec son vieux pagne.

Ecoute la voix des sages et c’est par cette voix de l’histoire que l’Afrique trouvera exemples et forces pour évoluer.





LA DECOLONISATION EN AFRIQUE.

26 08 2010

Indépendance de l’Afrique
Pays indépendant, non colonisé
• Éthiopie (ex Abyssinie), colonisée temporairement par l’Italie de 1936 à 1941.
1847
• Liberia
1910
• Afrique du Sud obtient le statut de dominion britannique (Union sud-africaine). En 1931 obtient le statut de Westminster qui marque la véritable indépendance gouvernemental du dominion.
1922
• Égypte, mais sous contrôle militaire britannique jusqu’en 1956.
1951
• Libye, après une période de 6 années sous contrôle franco-britannique.
1956
• Maroc
• Soudan
• Tunisie
1957
• Ghana (ex Gold Coast)
1958
• Guinée
1960
• Bénin (ex Dahomey)
• Cameroun, ancien mandat de la SDN dont la partie Nord du mandat britannique a été rattaché au Nigeria en 1961.
• Centrafrique (Rép. centrafricaine, ex Oubangui-Chari)
• Congo (Brazzaville)
• Congo (Léopoldville, futur Zaïre puis Rép. dém. du Congo)
• Côte d’Ivoire
• Gabon
• Haute-Volta (Burkina-Faso)
• Madagascar
• Mali
• Mauritanie
• Niger
• Nigeria
• Tchad
• Togo, ancien mandat de la SDN dont la partie sous mandat britannique a été rattaché au Ghana en 1957.
• Sénégal
• Somalie, réunion des Somalie britannique et italienne.
1961
• Sierra Leone
• Tanganyika (association avec Zanzibar en 1964 pour former la Tanzanie), ancien mandat de la SDN.
1962
• Algérie
• Burundi, ancien mandat de la SDN de l’Urundi.
• Ouganda
• Rwanda, ancien mandat de la SDN.
1963
• Kenya
• Zanzibar et Pemba (voir Tanganyika)
1964
• Malawi (ex Nyassaland)
• Zambie (ex Rhodésie du Nord)
1965
• Gambie
• Rhodésie du Sud, état blanc dont l’indépendance n’est pas reconnu par la communauté internationale.
1966
• Botswana (ex Bechuanaland)
• Lesotho (ex Basutoland)
1968
• Guinée équatoriale (ex Rio Muni)
• Maurice (île)
• Swaziland
1974
• Guinée-Bissau (ex Guinée portugaise)
1975
• Angola
• Cap-Vert (ne figure pas sur la carte)
• Comores (sauf Mayotte qui demande à rester française)
• Mozambique
• Sahara occidental (ex Rio de Oro) partagé entre le Maroc et la Mauritanie, cette dernière y renonce en 1979 et cède sa partie au Maroc, l’annexion marocaine n’est pas reconnue par l’OUA qui accueille la République démocratique arabe sahraouie en son sein en 1984.
• São Tomé et Principe
1976
• Seychelles
1977
• Djibouti (ex Côte française des Somalis puis Territoire des Afars et des Issas)
1980
• Zimbabwe (ex Rhodésie du Sud), voir 1965.
1990
• Namibie (ex Sud-Ouest africain), ancien mandat de la SDN.
1991
• Somaliland (ex Somalie britannique) rattaché au moment de l’indépendance à la Somalie italienne pour former la Somalie, sécession et indépendance de fait mais non reconnue par la communauté internationale.
1993
• Érythrée, ancienne colonie italienne puis administration britannique sous mandat de l’ONU et intégration à l’Éthiopie en 1952.

Territoires non indépendants dont l’OUA réclame la décolonistation :
• Canaries (îles)
• Mayotte
• Réunion (île de la)





L’HOMME EST UN LOUP POUR L’HOMME. By REMO MELONI

24 08 2010


L’HOMME EST UN LOUP POUR L’HOMME

‘Homo homini lupus’ : L’homme est un loup pour l’homme. Est-ce de là que viennent tous ces comportements qui se systématisent dans le rejet de groupes entiers sous divers prétextes religieux, ethniques, culturels, « raciaux »…et qui s’appellent racisme, xénophobie, intolérance, exploitation … ? Pourquoi ce rejet des différences dans un monde où la solidarité doit être indispensable devant les défis auxquels se trouve confrontée notre humanité ? Pourquoi les relations Nord / Sud ont-t-elles pratiquement laissé la place à une concurrence effrénée dans notre civilisation occidentale, où il faut nécessairement être meilleur que son voisin, plus performant…etc. ?
Pourquoi, dans ce même esprit rejeter d’autres groupes entiers sous prétexte d’infériorité par rapport à des critères pour le moins douteux ?
Quelle souffrance ces attitudes ont entraîné et combien elles continuent à affecter notre humanité !

Comment un adulte peut-il abuser de son pouvoir pour maltraiter et humilier un enfant désarmé, victime facile parce qu’étranger ? Combien d’exemples vécus dans notre chair ou observés autour de nous ! Ces souvenirs marquent.

Comment réagir : contre les bourreaux ou contre les injustices pour un monde riche de diversité et de respect mutuel entre des hommes, caractérisés bien sur par des différences, mais aussi essentiellement par une large majorité de traits communs ?.

Mon choix est celui de lutter contre les injustices et d’empêcher la perpétuation ou l’émergence de systèmes iniques où justement des victimes et des bourreaux se retrouvent en présence.

Plusieurs chemins, dont certains probablement non encore exploités, existent : mon choix est celui de promouvoir la dignité humaine par la participation des gens aux décisions qui les concernent, à en faire des acteurs de leur développement, à leur permettre de réaliser qu’ils peuvent prendre en main leur destinée. C’est ce que je développe de par ma vie professionnelle, que je veux continuer à faire et que je voudrais voir mes enfants continuer.
C’est ce que je veux continuer également à faire dans le cadre de ma vie privée.

Remo MELONI





LE SACRIFICE DE STEVE BIKO. By GEORGES NIMUBONA

18 08 2010

C’est pas évident d’écrire quelque chose de structurer sur Steve Biko, surtout que personnellement je ne connais pas ou plutôt je ne connaissais pas son histoire. C’est à travers « cry freedom » que je l’ai découvert et je dois dire que son histoire, sa vie, sa philosophie, m’ont beaucoup touché. J’ai appris que c’était un privilégié qui a su entreprendre des études et qui au cours de sa vie a pris conscience que son peuple, les noirs, était persécuté, exploité et méprisé par un système mis en place par une minorité de blancs, l’apartheid.

Ce qui m’a le plus touché, ce n’est pas qu’il ait pris conscience de cela, ni même qu’il ait décidé de mettre en danger sa situation de privilégié commençant sa lutte pour les noirs d’Afrique du Sud mais c’est plutôt la forme qu’il a donné à son combat. Il a choisi la non-violence. Il y a plusieurs formes de lutte mais pour moi la plus noble et la plus dure est cette dernière. Elle demande une conviction, une force et une détermination que peu de gens ont, et pour les noirs, en tant qu’africains, je suis fier que notre continent possède des lutteurs de la trempe de Biko.

Il y aurait beaucoup à dire mais je vais conclure en disant que Steve est mort pour notre liberté, pas seulement nous, les africains du sud, mais nous les noirs. Alors à notre tour, prenons conscience que le monde actuel, de façon délibéré ou non, nous ségrége. On n’a pas trouvé de mot précis comme « apartheid », mais de nouveaux mots comme « loi sur l’immigration », test ADN, dette africaine…Si on y prend pas garde, ça risque d’être les prémisses ( si ce n’est pas déjà trop tard ) d’un apartheid nouveau, les mêmes conséquences mais une forme différente.

Georges NIMUBONA