SA MAJESTE LA REINE.

18 06 2010

La Voix des Hommes

« Les mots, les sons, le pouvoir, sont les symboles de l’Homme.
C’est ce que nous utilisons pour l’expression.
On ne se sert ni de bâtons, ni de pierres, ni de fusils.
Un de nos messages pour la planète dit :
Rassemblons-nous, sœurs et frères,
Le Temps nous échappe.
Ecoutez la Voix des Hommes, Elle appelle tout le monde.
Cette Voix est pour tous ceux qui l’accepteront… »

SHASHAMANI





Steve Biko et l’apartheid. by Alice BIREHA

17 06 2010

Steve Biko et l’apartheid

On ne peut pas parler de Steve Biko sans parler de l’apartheid en Afrique du sud.

Pour les jeunes noirs africains, qu’est ce que ça leur évoque « l’apartheid » ou « Steve Biko » ? Ont-ils idée de ce qu’il a fait ?
Non je ne pense pas ! Et je ne les blâmerais pas car on est tous dans le même cas !
En Afrique ou partout ailleurs, on est tellement envahie par le style/mode de vie des américains, que tout jeune noir veut leur ressembler tout en oubliant d’où il vient. Cela est grave… !!

Qu’évoque alors « l’apartheid » & « le personnage de Steve Biko »?
Pour ceux qui ne le savaient pas, l’apartheid est un mot afrikaans qui signifie « séparation ». C’est un système qui organisait la hiérarchie des droits pour chaque catégorie raciale. Il y a à préciser que le pouvoir politique appartenait à la minorité blanche.

Qu’a fait Steve Biko ?
Steve Biko était un leader du « Mouvement de la Conscience Noire » ; mouvement créé en 1969 comme premier syndicat étudiant exclusivement noir pour lutter contre l’apartheid. Sa philosophie de la « conscience noire » prônait que les noirs retrouvent leur fierté et se libèrent eux-mêmes, en rejetant toute aide des blancs. Sa lutte devait commencer au niveau psychologique : « l’homme noir devait prendre conscience de la nécessité de faire front commun avec ses frères contre l’oppression ».

« Faire front commun avec ses frères… » ?
Est-ce que nous jeunes noirs africains savons ce que cela signifie ?
Avons-nous idée de la portée de cette phrase ?? Je ne le pense pas… !
Si c’est le cas, il est temps qu’on s’intéresse à notre histoire ; pas seulement à celle qui concerne notre pays d’origine (comme tout le monde le pense), mais à l’histoire de l’Afrique toute entière. C’est ce qui fera notre force
Que l’on vient du sud, du Nord, de l’Ouest ou de l’Est de l’Afrique, on est tous les mêmes. On vient du même continent et on a la peau noire !!
Même dans les pays étrangers où l’on vit, les autochtones ne nous différencient pas, on est des noirs, sans plus !!
Pourquoi alors entre nous, on continue à se diviser, à se différencier !!??
Prenons exemple sur nos leaders, ne les oublions pas !!!
Ils nous ont laissé une richesse, exploitons là !

« L’union fait la force ».

Alice BIREHA





L’HOMME ET L’APARTHEID. BY INARUKUNDO Clémentine alias MAGIGI BIREHA

17 06 2010

Comme je l’ai longtemps entendu, l’apartheid fut un système qui permis de conserver le pouvoir, les ressources minières et les richesses de l’Afrique du Sud a une minorité blanche de la population sud africaine. Il a représente la plus grande ségrégation raciale vécue en Afrique marquant une séparation ethnique tant au point de vue géographique, social et culturel que politique. Pour ma part, l’apartheid me prouve à quel point l’homme est si égoïste et cruel. Comment l’homme peut il être ainsi ? Tout simplement parce que l’homme met toujours son propre intérêt et l’intérêt de ses proches avant celui de tous les autres. Des lors qu’il met à l’ écart toute personne qui n’est pas son semblable, son acte est typiquement conforme au sens littéral de la signification de l apartheid : « une séparation ». Pourquoi est ce si dur d’appliquer la vision idéaliste de l’égalité des hommes peu importe leurs origines et donc leurs différents ? Juste parce que l homme reste un homme et qu’il est de sa nature d être égoïste ? Tant de questions auxquelles je n arrive pas a trouver une réponse exacte.

Il est vrai, l apartheid est une partie de l histoire de l Afrique du Sud qui touche profondément chaque jeune adolescent africain mais malheureusement dont nous avons juste cet aperçu global de ce que ça a était. Tant de choses sont a dire comme le combat pour la liberté de Steve Biko, leader de la communauté noire d Afrique du Sud pour la lutte contre l apartheid mais je ne peux le faire aisément pour l unique raison que je n ai jamais eu cette utilité d approfondir mes connaissances en histoire, ces dernières se limitant a celles données au secondaire. Dois je être critique ou être montré du doigts ? Certes, je pense que oui. Pourquoi nous, la majorité d jeunes africains, sommes nous si désintéressés à l histoire de nos ancêtres ? L histoire de notre Afrique ? Nous rendons nous compte que ceci nous rendrait sans passe donc sans histoire ? Malheureusement je pense qu au moment même, il est difficile de s en persuader. Tant de belles choses sur l Afrique sont à découvrir, connaître et à faire partager à tout notre entourage mais aussi à faire sujet de réflexion.

INARUKUNDO Clémentine





APARTHEID EN BELGIQUE? By Julien Pening

12 06 2010

L’apartheid et ses formes actuelles : Existe-t-il encore des formes d apartheid modernes ?
Sans toutefois avoir beaucoup de renseignements en ce qui concerne ce phénomène, pour ma part, l’existence de l’apartheid est, à ce jour, beaucoup moins définie et, a perdue toute son officialité. Néanmoins, il n’en reste pas moins perceptible pour les personnes susceptibles d’y être confrontées. Actuellement, le phénomène est mondial seuls diffèrent les acteurs et le milieu. Le principe et les préjudices bien que plus subtils sont bel et bien présents et partout. Les exemples que nous pouvons retenir sont la difficulté pour un groupe de personnes étrangères à un pays et, secrètement non désirées par ce dernier, à trouver un emploi même étant qualifié. Retenons aussi l’organisation des villes de ces même « pays d’accueil » qui consiste généralement à placer les êtres défavorisés en périphérie

(ex: citées…).
La relation entre ces deux illustrations me parait dès lors évidente.

Pour quelles raisons ce phénomène prônant l’inégalité a-t-il évolué ?
Je pense qu’il a changé par l’influence de la mondialisation et j’entends par là, la présence plus qu’importante d’organisations humanitaires dans les pays dits en voie de développement et ou les droits de l’homme ne sont, nous le savons bien, peu respecté, a mon plus grand regret. Un facteur important est la vulgarisation des médias qui donne à tout un chacun la possibilité d’être renseigné sur ce qu’il se passe dans notre monde. Il y a donc, à ce jour, une opposition virulente a l’encontre des systèmes qui se disent officiellement inégalitaires. La tendance politique actuelle étant le « politiquement correct », tout pays, territoires ou autre qui à la volonté de développer un tel gouvernement se doit d’être subtil et donc plus discret.
Le mépris, pour sévir, se doit, de nos jours d’allier finesse et discrétion.

Lors de l’atelier d’écriture, nous nous sommes interrogé sur le statut de martyr et donc à partir de quand une personne est amenée à être considérée comme tel.
A cette question je répondrai que le martyr est un être qui meurt pour ses idées en contradiction totale à la politique du pays et de ses relations étrangères, à son système économique, et surtout, aux intérêts économiques que le pays entretient avec les pays du monde (pour le cas de l’occident, il est triste de remarquer que le profit n’est que leur).
A ceci nous pouvons rajouter que le martyr à su rassembler des foules et faire parler de lui le cas échéant, peut-être n’aurions-nous jamais entendu parlé de lui.
Enfin, pour ma part, ce statut est souvent attribué et ce, par l’occident (sans amalgame abusif).
Il y a donc manipulation. Qu’est donc un réel martyr ? Cela relève du domaine de la subjectivité.

Julien PENING





MA TERRE. by Gaël FAYE

12 06 2010

MA TERRE
Gaël FAYE

Regardez l’Afrique c’est un revolver
Amas de peuples qui se révoltèrent
Regardez l’Afrique c’est un colt
Un vin d’espoir cuve de révolte

Regardez sa crosse taillée à même l’os de l’Afrique de l’Ouest
Elle adhère à la pomme de main, sable de feu sahélien
L’arme à temps sortie des nuées brûlante de l’harmattan
Engin de poing, fusion de terre de lignes frontières tracées à l’équerre

Regardez les rainures de son canon s’étalent le long d’un grand Rift 22 long Rifle
Au métal scintillant, confluant des rivières pourpres et des grands lacs émeraude

Regardez son viseur à la corne de l’Orient
Papier crayon, lyrics rayons de la Torah-Bible-Coran

Regardez son canon, nation arc-en-ciel, moitié apatride moitié Apartheid
A l’embout comme une langue-poudrière, évadée d’une cellule froide de Robben Island

Regardez sa gâchette, Zaïre des trésors gâchés
Turbulence vertigineuse de cette terre qui s’excuse d’être trop généreuse

Regardez ses cartouches, chemise de cuivre noyau de plomb
Ricocher, se loger dans le ventre froid du Nord et des villes de béton
Les « six coups d’un barillet », ces balles poètes combattent hors de l’arme
Dans les rues des pas perdus nous sommes projectile d’hommes et poésie d’âme

Contempler l’arme c’est ma toile
Les balles traçantes sont mes étoiles
Des fleurs craintives poussent sur ma terre
Je suis d’encre et d’exil d’un continent revolver





Gloire aux enfants de Jah ! by Philippe de Shashamane.

8 06 2010

Gloire aux enfants de Jah !

La fécondité n’est pas seulement une contrainte, mais aussi un privilège, qui peut devenir un pouvoir.

Croyez-moi ! Le secret pour récolter la plus grande fécondité, la plus grande jouissance de l’existence, consiste à vivre dangereusement !

Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps.

Philippe de Shashamane

RASTAFARI





L’ABEILLE. By Victor Hugo.

2 06 2010

L’ABEILLE. By Victor Hugo.

Seigneur, préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphant,
De jamais voir, Seigneur, l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants!…

O vous dont le travail est joie,
Vous qui n’avez pas d’autre proie
Que les parfums, souffles du ciel;
Vous qui fuyez quand vient décembre,
Vous qui dérobez aux fleurs l’ambre
Pour donner aux hommes le miel…





« LE POST-MODERNISME EST INCOMPATIBLE AVEC LE RACISME ». By Eurydice BUTOYI

2 06 2010

« LE POST-MODERNISME EST INCOMPATIBLE AVEC LE RACISME »
Eurydice BUTOYI

Liège BELGIQUE

Eurydice BUTOYI est une jeune fille originaire du Burundi et de nationalité belge. Elle poursuit des études de Fashion design à Kent en Angleterre. Dans l’interview qu’elle nous a accordée, elle nous parle du post-modernisme en mettant en évidence d’intéressants liens avec l’idéologie du racisme. (NDLR)

D’abord je voudrais vous remercier d’avoir eu l’idée de réveiller notre intérêt pour le continent africain.

Pour comprendre le post-modernisme, il faut d’abord que je vous explique le modernisme. La philosophie de la modernité considérait (c’est dans les années ’60) que pour qu’une chose soit belle, il faut qu’elle soit fonctionnelle, il ne faut pas qu’il y ait du superflu. Ça allait très loin ! Par exemple, la beauté d’un objet artistique se jugeait par rapport à sa fonction. En architecture, le modernisme est à l’origine des ‘cités HLM’, c’est-à-dire les grands blocs d’immeubles sociaux minimalisés à fonds, où tout le monde a ce qu’il faut pour vivre (un appartement, une épicerie, une école … tout ça dans un même environnement) ; mais où tout est identique pour tout le monde. En fait, l’exemple de l’architecture moderne est typique de la philosophie moderniste appliquée à la société : il faut que les progrès technologiques, scientifiques et intellectuels servent à résoudre les problèmes sociaux. En construisant es logements sociaux modernes, fonctionnels, beaux … mais tous identiques, on a pensé équilibrer les rapports sociaux ; ramener la classe ouvrière vers le rang d’une classe moyenne. Mais, en faisant ça, on a complètement ignoré l’individu. Le modernisme ne pense pas la société comme un ensemble d’individus aux désirs et aux besoins différents, mais comme un ensemble de classes sociales que le progrès va servir à équilibrer.

Donc, pour résumer, le modernisme a complètement nié l’individu … Et le post-modernisme est une réaction au modernisme. La postmodernité revient à l’individu et non plus seulement sur l’appartenance de celui-ci à tel ou tel groupe. L’homme se recentre sur lui-même et sur ses préoccupations propres. Si la postmodernité se (re)intéresse à la personne, quel est le rapport avec l’idéologie du racisme ?

En fait, le post-modernisme s’accompagne d’une fragmentation de l’individu ; son identité n’est plus définitivement établie par la seule apparence extérieure de la personne qu’on a devant soi. Il n’y a plus de modèles prédéfinis : une femme peut désormais être une parfaite maîtresse de maison et une chef d’entreprise compétente, un homme peut être en colle blanc le matin et en même temps aimer les boites de nuits … A côté de ça, les groupes sociaux se fragmentent et se mélangent aussi : on peut se revendiquer aujourd’hui de deux groupes sociaux qui hier étaient opposés ou au contraire refuser d’appartenir à aucun groupe. En fait, la période postmoderne, c’est celle que nous vivons aujourd’hui.

Lorsqu’on a compris la postmodernité, on comprend également que ce serait contradictoire de soutenir l’idéologie du racisme. Le raciste dit qu’il y a une hiérarchisation des races prétendument pures et donc une hiérarchisation des individus basée sur leurs races. Or, on vient de le voir, le post-modernisme a fait qu’aujourd’hui il est impossible de définir les capacités sociales d’un individu par son seul aspect extérieur (c’est-à-dire la couleur de sa peau). Par ailleurs, il est également impossible dans le post-modernisme de dire qu’une race est pure parce que les groupes sociaux se sont fragmentés et, du coup, se sont beaucoup mélangés.

Aujourd’hui, c’est vrai qu’on devient raciste par facilité pour ne pas prendre la peine d’accepter son semblable qui est devenu, avec le post-modernisme, très complexe à définir et donc à prévoir dans ses réactions. Mais, quand-même, le racisme a complètement perdu son sens et il est contradictoire à la philosophie sociale que nous vivons.

Pour finir, je dirai à tous ceux qui lisent que l’Afrique a beaucoup souffert, mais qu’elle reste un très beau continent et un continent très riche qui se relèvera. Alors, qu’ils continuent à vous soutenir. Et vous, ne vous découragez pas !





Ils craignent JAH! By Ras Girum Simiens

1 06 2010

Le centenaire de la mort de Léopold II de Belgique. 1909. 2009.

Un Empire exotique qui ne s’assume pas.

Ils craignent JAH le Dieu de l ‘Ethiopie, Seigneur de Shashamane qui punit les fils pour les fautes commises par les pères jusqu’ à la cinquième ou sixième génération.

Pourquoi le centième anniversaire de la mort de ce grand Roi belge n’est-il pas célébré?

Rien, aucune cérémonie officielle pour celui qui a donné a Bruxelles et au coeur de l’Europe toute sa puissance.

L’homme est un loup pour l’homme disait Hobbes.

Les Etats sont des crocodiles pour les Etats. Le propre du crocodile c’est qu’il tue même quand il n’a pas faim.

Conquérant, bâtisseur, criminel, guerrier, génie, l’action de Léopold 2 et son règne s’étudiera d’un point de vue africain et d’un point de vue européen, au regard des condition de vie réelles des habitants de ces deux parties du monde très largement influencées par ce Roi belge.

Stratégiquement en effet, la Belgique est le coeur de l’Europe, Bruxelles étant sa capitale officielle.

Le Congo est lui le coeur de l’Afrique. Le président défunt Kabila père disait que tant que le Congo ne serait pas «debout», il serait impossible de construire et stabiliser l’Afrique, car le Congo la relie d’est en ouest et du nord au sud.

Pourquoi dès lors oublier cette histoire et se tourner vers l’avenir, vers l’Europe?

C’est que précisément cette histoire là est dérangeante aux vues de la réalité des conditions de vie des africains et des européens. Le pire pour l’Afrique et le mieux pour l’Europe, cela grâce a Léopold II  et toute la classe politique belge élue par le peuple belge qui s’est succédée après lui.

Et surtout parce que les intérêts économiques de l’époque sont toujours terriblement d’actualité.

Les belges préfèrent donc oublier l’oeuvre de Léopold II et conserver les avantages économiques qui en découlent dans le silence et l’illégalité.

La crainte vient aussi des descendants de Léopold II, à savoir le Roi, les princes et princesses, et la classe d’affaire de Belgique, dont la fortune actuelle vient du règne Léopoldien.

Cependant, la question aujourd’hui, comme hier, est de savoir ce que nous allons expliquer ensemble à nos enfants. Quelle histoire allons-nous leur raconter?

Africains et Européens devront s’asseoir ensemble pour reconnaître leur histoire et rééquilibrer leurs conditions de vie.





UN INCENDIE. by Juste SINDIHEBURA

1 06 2010

UN INCENDIE
Juste SINDIHEBURA

Liège BELGIQUE

Notre continent est en proie à un incendie. Une branche s’est embrasée, il y a déjà des siècles et voilà qu’aujourd’hui tout le continent brûle. Etait-il bien intentionné cet homme que nous avons accueilli bon gré mal gré ? Croyait-il nous vouloir du bien à nous, gens à la peau et mœurs bien étranges et donc bien à changer ? Un incendie ! Voilà ce qu’il nous a laissé avant de repartir. Il a foulé de ses propres pieds des millénaires d’histoire et de civilisation mais en a fait que peu de cas ! Usant de sa force et de sa ruse, il a réduit le peuple qu’il l’accueillait en esclave, en colonisé, en exploité ! Nous l’avons accueilli (ou il nous a forcés) et de nos maisons, de notre sol, il en a fait son grenier à grain, sa réserve personnelle et exclusive… Derrière son passage, le doute, les rancœurs, la misère se sont chargés du reste. Mais, ne me jugez pas mal ! Parmi ces hommes, j’ai des amis et des frères. Mais, parmi les mêmes hommes il y a également des fourbes et des tyrans.

Un incendie a été allumé par une personne que nous avons accueillie. Mais, mes frères, avant de chercher le coupable et d’exiger de lui réparation, éteignons d’abord l’incendie qui ravage notre maison. Et comme les pyromanes ne sont pas les meilleurs pompiers, n’appelons, donc, plus ce voisin, celui qui continue de nous exploiter sans regrets, celui qui continue de mettre un peu d’huile sur ce feu, pour nous aider à l’éteindre. Lorsque nous l’aurons éteint alors il sera temps de réclamer justice.

Réclamer justice ? A qui ? Cet homme qui a mis le feu à la maison de son hôte, certes, il faudra exiger de lui qu’il reconstruise ce qu’il a détruit ! Mais, ces africains farcis d’ingratitude – oui ! parmi nos propres frères noirs, certains ont oublié que l’Afrique les a aimés, nourris et logés durant des millénaires – ces ingrats d’hier mais également d’aujourd’hui (suivez mon regard) devront répondre devant les cendres de l’Afrique et les pleurs de ses enfants !

Dans le temps, les anciens aimaient discuter avec les jeunes. Ils disaient que c’est en eux qu’ils puisaient leur sagesse. Si donc, nous, la jeunesse du monde nous réunissons pour parler de notre Histoire – je devrais plutôt dire : pour confronter ce que chacun a appris de l’Histoire – alors, non seulement nous nous enrichirons, mais également ce sera une contribution aux efforts pour éteindre l’Afrique en feu.