NON La pornographie n’est point un zoo humain. By MARIE JAMAR

3 05 2010

La pornographie est-elle un zoo humain ?

De nos jours, la pornographie est partout. Il y a une explosion de salons de l’érotisme, de sites internet pornographiques, de films pornographiques,…. Selon le site « Tour  du monde de la pornographie »[1], aujourd’hui, il y a entre 100 et 300 millions de sites destinés à la pornographie alors qu’en 1997, il n’y en avait que 22.000.

La pornographie serait une « représentation de choses obscènes »[2]. Cependant, suite à diverses conversations, j’ai pu remarquer que la pornographie n’a pas une définition précise. En effet, il n’y a pas de définition acceptable concernant le concept de pornographie. Selon l’âge, le sexe, la culture, les principes moraux, l’idéologie,… les différents individus ont leur propre représentation de la pornographie.

En se penchant sur l’étymologie grecque du mot pornographie, on remarque que les racines « porne » et « graphein » signifient respectivement « putain » et « écrire », donnant ainsi les « écrits de la prostituée ».

En s’intéressant au monde entier, on remarque que la pornographie est connue et utilisée depuis des siècles et des siècles. Ainsi, les Grecques ont des gravures représentants sur des vases et autres poteries des fellations, sodomies,… De plus, ils ne se cachent pas pour dire que leur mythologie rime très souvent avec libertinage et sexualité. C’est pourquoi, l’acte sexuel fait partie de l’apprentissage des jeunes garçons dans leur scolarité. En ce qui concerne l’Inde, elle peut se venter de posséder le Kama Sutra, livre universel qui indique certaines positions lors de l’acte sexuel et la pratiques du tantrisme pour mieux gérer l’atteinte de l’extase, de l’orgasme.

Pour ce qui est du « zoo humain », ce serait une attitude culturelle ayant prévalu dans les empires coloniaux jusqu’en 1940. Le zoo humain exhibe des individus « présentés comme des objets à un public chez lequel on suscite un sentiment de curiosité, de distance, de supériorité, parfois teinté d’effroi et souvent assorti de moquerie. »[3] C’est ainsi que depuis plusieurs siècles, tant les hommes que les femmes sont exploités dans les cabarets, utilisés dans des expositions et spectacles, se prostituent, donnent leur corps à la photographie, livres de charme, vidéos de charme et à la pornographique.

En ce qui me concerne, il faut relativiser cette question de « zoo humain ». De nos jours, hommes et femmes sont plus libres qu’avant tant au niveau de leur liberté de travail qu’au niveau de la liberté de penser de chacun. De plus, les mentalités ont beaucoup changés, nous sommes dans une société qui a de moins de moins de tabou.

Je pense qu’avant, la pornographie n’était pas vue de la même façon qu’aujourd’hui. En effet, même si la loi belge interdit l’accès à la pornographie et tout ce qui y touche au moins de 18 ans, on sait qu’aujourd’hui celle-ci est largement banalisée par la société. Un adolescent sur deux a généralement déjà regardé un contenu pornographique (livre, site, film), ce qui prouve que les mentalités ont bel et bien changés.

Mais la pornographie est-elle vraiment un zoo humain ? Aujourd’hui, les personnes qui regardent un quelconque contenu pornographique ne le font pas pour juger les personnes qui s’y trouvent mais bien pour prendre du plaisir, s’exciter à la vue de ses images de personnes nues qui font du sexe un spectacle plaisant pour certains et dégoutant pour d’autres. Donc, pour moi, la pornographie n’est nullement un zoo humain car ces sentiments de curiosité, de distance, de supériorité, parfois teinté d’effroi et souvent assorti de moquerie, sont, aujourd’hui, quelque chose d’oublié.

MARIE JAMAR


[1] http://porno.fluctuat.net/cinema/france/100-a-300-millions-sites-de-cul.html

[2] http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/pornographie/

[3] http://www.livrenpoche.com/livre/Le-zoo-humain/54236.html





PORNOGRAPHIE, ZOO HUMAIN, EXCITATION ET ERECTION DE LA REFLEXION.

3 05 2010

LA PORNOGRAPHIE EST-ELLE UN ZOO HUMAIN.

 
by GREGORY ABERI-MOSKA
 
 Zoo, diminutif de parc zoologique est un lieu où sont réunis plusieurs espèces animales. En état de semi-liberté, libre car ils ne sont soumis a aucune contrainte à part celle d’être en captivité, on peut voir le quotidien de chaque espèce animale.

Ici le terme zoo humain, apparu dans les années 2000, définit une attitude culturelle qui a prévalu dans les empires coloniaux jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, d’après Wikipedia. On pouvait voir les habitants de chaque colonie dans leur vie de tout les jours, dans leur lieu de tout les jours tels que « Yourte d’Asie centrale » reconstituées. Cette exposition se faisait par contrat et avait lieu à des rémunérations douteuse. Les exposés étaient la contre leur gré et certains finissaient même leur vie dans ce zoo(par exemple les Indiens Galibi). On remarque ainsi que les visiteurs du zoo entraient dans la profonde intimité des peuples colonisés, dénaturant ainsi leur humanité. Mais nous n’allons pas nous attarder sur ce sujet et dans le vif du sujet. On se demande ici si la pornographie peut être aussi comparé a un zoo humain.

Selon le site Wikipedia, la pornographie est la « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique ».

Nous allons ainsi montrer les points communs entre ces deux définitions, qui sont celles de la pornographie et du zoo humain.

Tout d’abord, prenant l’exemple des vidéos à caractère pornographique, communément appelé « Film X », on remarque que l’on entre dans l’intimité des protagonistes. En effet, les actes sexuels sont, souvent aux yeux de tous, des actes personnels, alors qu’ici toute la population a accès à ces images. C’est la même chose dans les zoo humain où les peuples colonisés étaient contraint de renoncer à leur pudeur. De même, pour d’autres personnes les films X sont assez honteux voire bestial. Honteux car les protagonistes font abstraction de leur pudeur et bestial car tout comme des animaux excité dans la rue aux yeux de tous. Le mot bestial montre bien la dimension animale des vidéos tout comme les zoos.

De plus, la pornographie a au cours des années pris de l’ampleur. Maintenant on ne regarde plus mais on agit aussi. La pornographie conduit ici à la prostitution. On pourrait de cette manière citer le Moulins Rouges à Paris au début du XXème siècle et récemment les vitrines en Belgique. Dans ces lieux la prostitution et la pornographie se confondent. Dans les zoos, tout comme dans les zoos humains a l’époque, les gens y vont pour explorer ce pour lequel ils sont venu, les autres espèces dans l’un, et les autres civilisation pour l’autre. Tandis que pour la pornographie les visiteurs font en sorte de « lèches vitrines ». Le point commun ici est le plaisir des yeux. Bien que dans cette pornographie là le client peut aussi aller plus loin. On remarque une atteinte a la dignité.

Nous allons finir par le point qui me semblerai être le plus important, le plus profond, celui de la perte d’une sensation. En effet, tout d’abord dans le cas de la pornographie, l’acte sexuel entre deux personnes est provoqué par un désir amoureux. De nos jours la pornographie met en scène le désir de l’organe génital et plus de la personne elle-même. La notion du désir est désormais absente, la personne devient un objet de consommation, au lieu d’être un être a désirer. La pornographie est partout, télévision, magazines, et consort. Les opposants à la pornographie dénoncent une banalisation de la sexualité dans la société actuelle. Cette sensation de désirer quelqu’un va se perdre par ces images qui ventent les performances et la génitalité.

Par comparaison à la pornographie, il y l’absence de compassion pour le zoo humain.

Le visiteur trouve tout à fait normal de venir voir un autre être humain en captivité. Le malheur des uns fait le bonheur des autres«. La misère du monde est ici banalisée et les autres observent. Il y a atteinte à la dignité et nous en sommes les complices par le simple fait de regarder.

Les élément que revenaient souvent tel que l’atteinte à la dignité, l’atteinte a la pudeur, la banalisation des faits, l’immersion dans l’intimité, font que la pornographie est un véritable zoo humain.

« L’Homme est une ordure, il s’habitue à tout »
Fédor Dostoïevski
 

 

 





La pornographie est-elle un zoo humain? by Gentiane Dupriez

3 05 2010

La pornographie est-elle un zoo humain ?

La pornographie existe depuis des siècles et des siècles, les civilisations grecques ornaient certaines assiettes de dessins représentants les ébats sexuels de couples hétérosexuels et homosexuels, on retrouve parmi les reliques de la chine ancienne des statuettes illustrant les positions qu’ils aimaient à pratiquer.

Aujourd’hui, les moyens de communications ont bien évolué !  Plutôt que des dessins, gravures et sculptures nous avons la possibilité de nous exprimer à travers la photographie et la vidéo, ces avancées technologiques, si elles nous permettent de communiquer de plus en plus facilement, si elle nous donne un accès à la communication de plus en plus aisé ; elles donnent également à la pornographie une autre dimension. Les corps sont exposés, explorés, sans pudeur, sans dimension artistique. La pornographie devient crue, elle Sali ses acteurs, les humilie parfois.

La dimension qu’elles donnent de la sexualité est également tronquée. Faite de brutalité, de pratique extrêmes, elle donne accès à un large public à des expressions de la sexualité d’une brutalité parfois extrême. Les acteurs jouent avec leurs excréments, s’urinent dessus, se frappent. L’humiliation est de mise afin de satisfaire la perversité du public ! On peut voir une femme entourée de soixante-cinq hommes qui devra faire une fellation à chacun d’eux. Des vidéos de professeurs avec leurs élèves en petite jupe à pli. De vieilles femmes avec des hommes à peine pubères.  Que reste-t-il, dès lors, de la dignité humaine ? Les hommes et femmes qui sont exposés dans ces vidéos n’ont plus rien de l’Homme. Ils ne sont plus que chaire, corps exposés et utilisés. Des animaux que l’ont observe, sur lesquels des individus se masturbent.

Et parlons-en, de l’utilisation qui est faite de ces vidéos ! Seul le sexe compte, des corps qui s’entrechoquent des pratiques qui existent certains individus mais qu’importe l’acteur !? Il n’est là que pour baiser ou se faire baiser, pour satisfaire au plaisir de l’autre, il ne compte. Il n’est rien, seul le film compte et le l’excitation qui pourra en venir…

Certains opposeront à ces arguments que les acteurs prennent plaisir dans la pornographie, qu’elle est une manière d’expression comme une autre, que les acteurs choisissent et sont payés. Ne prennent-ils pas un certain plaisir d’ailleurs à être exposé de la sorte, à jouer avec leurs corps, à les utiliser selon leurs grès sans avoir à se soucier du jugement des gens « biens pensants » ? P

Peut-être, peut-être….Mais reste que l’utilisation qui sera faite de leurs film n’est absolument pas contrôlée. Internent donne un accès au porno de plus en plus libre. Les vidéos sont disponible gratuitement, à tout utilisateur. Quelque soit son âge, son sexe, son équilibre mental. Pas de droit de d’auteur, pas de droit sur l’image. Pas de droit du tout. Une exploitation sans merci.

La pornographie fait-elle office de nouveaux zoos humains ? Si l’on considère les zoos humains comme des lieux de perdition de l’Homme, des lieux de non-droit où un semblant de consentement s’est installé afin de faire fermer les yeux au monde entier, des lieux dans lesquels le respect n’est plus de mise mais l’humiliation est devenue la norme, alors oui, la pornographie est un zoo humain. Un zoo dans lequel sont exposés des hommes pour la distraction d’autres hommes, un zoo dans lequel hommes et femmes ne sont plus rien que l’expression de leur sexualité dans ce qu’elle a de plus bas.

Outre cela, la pornographie biaise la sexualité, elle en donne une image salissante pour l’homme et la femme, lui enlève ce qu’elle a de plus beau. La sexualité n’est plus dès lors l’expression de l’amour mais un jeu de sexe dans lequel rien ne compte, que l’excitation du spectateur. Et surtout pas la dignité humaine.

Gentiane Dupriez