L’amour des gens réels. Kathleen Jacquemin. JAH LOVE

13 03 2010

L’amour des gens réels

« Pas besoin de prêt à porter, de slogans, de phrases toutes faites
Tous ces passe-partout, prêts à l’emploi qu’on se répète
Les mots d’amour c’est pas ça
C’est bien plus compliqué crois-moi
Les déclarations les plus belles
Ne figurent pas dans les manuels
C’est banal mais les quelques mots que je te destine
Je les préfère aimantés sur le frigo dans la cuisine » Bénabar

A l’heure où les divorces sont de plus en plus nombreux, de plus en plus rapides ;

A l’heure où les couples se font et se défont à une vitesse VV prime ;

J’ai la chance d’avoir, tout près de moi, un modèle d’amour. L’amour simple, beau, en deux mots : « le vrai » ! Il est rare, et donc, très précieux. Car je ne me leurre pas : ce qu’ils vivent, peu de gens peuvent se vanter de l’avoir connu. Il s’agit d’un mélange de tendresse, de passion et de souvenirs d’une vie passée ensemble. Ce couple, c’est mes grands-parents.

Un jour, alors que je cherche une vieille photo avec mamy, j’aperçois papy, en noir et blanc, avec un air de « poseur » que je ne lui aurais jamais soupçonné jusque là. Mamy m’explique qu’il la lui avait envoyée avec une de ses lettres. Elle me raconte l’ambiance des bals de l’époque, le déroulement des relations amoureuses,…

 « Dans le temps », on allait au bal avec ses parents, ça commençait vers 19 heures. Devant l’entrée, on vendait des bonbons. Sortir avec quelqu’un, c’était surtout lui envoyer des lettres, parfois avec une photo de soi.

De nos jours, il parait inimaginable de sortir dans un bal accompagné de ses parents. Ce qui se vend en grandes quantités, c’est l’alcool. Rares sont les gens qui s’écrivent encore des lettres. Pourtant, c’est de cette façon que mes grands-parents sont tombés amoureux .Et, près de cinquante ans plus tard, il y a toujours ces petites étoiles qui brillent dans leurs yeux quand ils parlent l’un de l’autre, quand ils se regardent.

Lorsque ma grand-mère à été hospitalisée, mon grand-père ne mangeait plus et ne dormait plus. Elle le savait, et à chaque repas à l’hôpital, elle gardait le dessert pour le lui faire manger quand il viendrait la voir. Pour moi, l’amour est dans tous ces petits gestes, cette manière de prendre soin l’un de l’autre. L’important n’est pas d’offrir de grands cadeaux très chers ou très tape-à-l’œil, mais d’être là quand l’autre en a besoin. De prendre le relais, quand il est fatigué, de savoir ce dont il a besoin, de le comprendre, de le respecter sans qu’il ait besoin de demander.

Ce n’est pas une histoire rocambolesque, comme dans les romans ou au cinéma, mais c’est l’histoire de gens réels. Et leur amour aussi est bien réel.

Grâce à mes grands-parents, je crois au « grand amour » même si je pense qu’il est rare de trouver quelqu’un avec qui passer une vie entière sans que la flamme s’éteigne.

Merci, mamy et papy, de me donner cet espoir .Vous avez 77 ans et vous êtes tellement mignons tous les deux !

Kathleen Jacquemin

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