RAPPORT DE 8 ANS DE MISSION AU BENIN. BY LA SAINTE FAMILLE JAH

29 03 2010

RAPPORT DE 8 ANS DE MISSION AU BENIN

JAH ELIEJAH ADANJAH
Aumônier et Pionnier Ambassadeur de la Diaspora Panafricaine et du Peuple de JAH, pour La Sainte Famille JAH

 

Royaume Théocratique et Messianique d’Israël en Ethiopie-Abyssinie
Par le Règne de Son Impérial Majesté Hailé SELASSIE 225è descendant du Roi David par le Roi Salomon et la Reine de Saba
Représentée par L’Organisation Internationale The Ethiopian World Federation Inc.
Etablie et dotée d’une Constitution suivant les ordonnances et la bénédiction de S.I.M Hailé SELASSIE I
Par le Dr .Malaku Emmanuel BAYEN le 25 Août 1937
Capitale : Concession territoriale de Shashamane Abyssinie ETHIOPIE
Acte de donation 1955
Gloire, Louanges soit rendu au Très-Haut Dieu le Tout-Puissant Créateur du Ciel et de la Terre par le Règne de Son Impérial Majesté Haile SELASSIE I
Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Vainqueur de la Tribu de Juda
Oint Consolateur annoncé dans les écrits Biblique
et par le Prophète Marcus Mosiah Garvey

Nous, de nom d’usage JAH ELIEJAH ADANJAH, né le 1er octobre 1944 à Ste Anne Guadeloupe et inscrit à l’état civil français sous nom d’esclave donné à nos parents et grands-parents REMUS prénoms Jérôme ARY, avons l’honneur en notre qualité de représentant du «Peuple de JAH», Africains de la Diaspora descendants des générations déportés, et volontaires ce jour au Retour en Afrique, de soumettre à votre bienveillante attention ce qui suit :

Vu l’Histoire de la Traite Négrière ( au départ des côtes de l’Afrique et des principaux ports de l’époque comme Ouidah) et de la déportation des Africains dans les territoires des Amérique et Caraïbes pour y êtres réduits à l’esclavage, en notre qualité de descendant de ces Africains déportés hors d’Afrique pour êtres réduits à l’esclavage en Amérique et dans les îles de la Caraïbe où nous sommes né le 1er octobre 1944 en Guadeloupe, nous avons l’honneur et la bénédiction de porter ce témoignage.

Très jeune, vers le début des années 1950, nous avons du quitter la Guadeloupe notre île natale pour un second exil avec nos parents vers la France en Europe.

Après quelques années de vie à Paris, notre rencontre et nos nombreux contacts avec des Aînés Noirs venus d’Afrique, la plupart pour étudier, nous donnait l’envie d’aller un jour vivre sur la terre d’origine de tout Nègre : Le Continent Africain .

C’est au cours de l’année 1976 que nous allons rencontrer Edima N’GOUMOU ( qui deviendra plus tard la Mère JAH, notre épouse). Cette première rencontre eut comme motif la création du premier Hebdomadaire de la communauté noire à Paris « Black Hebdo » dont elle fût l’initiatrice et nous un des fondateurs ainsi que le directeur administratif. Suite à la création de ce journal, notre vie va prendre une dimension militante par notre adhésion au Mouvement PANAFRICAIN (la renaissance de l’identité culturelle et spirituelle de l’homme noir) ce qui nous permettra d’envisager avec certitude le Retour à la Terre Patrie.

A cette époque, les travaux en Egyptologie de notre illustre Aîné Cheik ANTA-DIOP oblige tout Homme Noir conscient à se replonger dans des études Panafricaines pour y approfondir l’histoire des civilisations Africaines et force nous est de constater que la Bible elle aussi confirme l’antériorité du Peuple Noir et de son existence dès l’origine de l’Humanité en Eden Afrique.

Nous découvrons alors que la majorité des Noirs nés dans les terres étrangères des Amériques et des Iles de la Caraïbe et qui vivent dans la dispersion ou « Diaspora » sont des déportés de la Traite négrière et appartiennent à la grande Diaspora Africaine dont certains se reconnaissent de la postérité d’Abraham à qui Dieu avait prédit comme cela est relaté dans la bible au livre de la genèse au Chapitre 15 versets 13 à 16 « que sa descendance irait dans les temps de la fin en esclavage, loin, dans des terres étrangères et que cela durerait 400 ans ».

Voilà pourquoi, un certain nombre d’entre nous, vont de façon sincère et profond faire le vœux biblique du Naziréat et nous nous consacrerons à vivre de nouveau comme des Africains originels en laissant croître librement notre chevelure et notre barbe. (vœux de naziréat « Bible.Liv.Nombres chp. 6 ).

De façon simultanée notre adhésion au Mouvement Rastafari se fera de manière très naturelle par la rencontre avec les Chantres du Reggae, véritables Messagers de la prophétie biblique du Retour à la terre Ancestrale Afrique.
Ceux ci annoncent par des chants, cantiques et messages le règne de Haile SELASSIE I né sous l’appellation de Ras Tafari MAKONEN, rejeton de David, le Consolateur du temps de la fin annoncé dans les écrits bibliques. Il, SIM Haile SELASSIE I est Oint sur le Trône de David sis en Ethiopie où sont préservés en «terre sacrée » du berceau de l’Humanité les insignes de la royauté Israélite « le Trône de David, l’Arche de l’Alliance, les Tables de la loi qui ont étés remis à Moïse ainsi que les reliques du temple de Jérusalem » le tout ayant été emporté par Ménélik 1er, petit -fils de David né des Amours du Roi Salomon et de la Reine de Saba souveraine de toute l’Ethiopie, lors du voyage que celui-ci fit à l’age de 20 ans à Jérusalem pour y recevoir les insignes de la royauté Salomonienne et Davidienne.

Notre premier voyage sur le continent Ancestral Afrique en juillet 1977 se fera au Cameroun et sera pour nous un véritable pèlerinage aux sources et de plus nous permettra d ‘évaluer l’ampleur de la préparation pour un Retour définitif.

C’est en mai 1979 qu’à l’invitation du Panafrican Congress Movement nous participons aux célébrations d’ «African liberation Day » (Journées pour la libération de l’Afrique) qui se tiennent à Nottingham en Grande Bretagne, accompagnés par trois éminents artistes Messagers chanteurs de Gro-Ka de la Guadeloupe ( Patrick TULIPE, René DAMBURY et KAVA) tous représentants de la communauté des Africains Francophones. La Mère JAH et nous même y seront désignés par le Panafrican Congress Movement pour organiser de façon concrète le Rapatriement : Retour à la Patrie Mère des volontaires Panafricains désirants se réimplanter en terre Africaine.

C’est ainsi qu’en 1981, à la naissance de notre première enfant, nous quitterons Paris et retournerons vivre en Guadeloupe car il nous avait été indiqué de façon précise que c’est de cette île ancien réservoir d’esclaves, restée département français d’outre-mer, devenue depuis la création de l’Union Européenne « île vacances soleil toute l’année » pour les touristes Européens, que nous devrions organiser ce Retour prophétique.

Pendant 7 années de vie dans les montagnes de la Guadeloupe où, nous accueillerons 3 autres enfants, nous mènerons mon épouse, moi-même et un jeune compagnon une vie en totale autarcie pour préparer notre spirituel et physique Retour. Nous descendrons de la montagne en 1989 pour demander aux autorités de la Guadeloupe que soit prise dorénavant en compte notre volonté de rentrée en Afrique car nous étions conscient qu’à l’abolition de l’esclavage les noirs ont étés gardés captifs sous des identités occidentales (le nom du Maître Blanc) et des nationalités étrangères ( et dans notre cas «Française») au lieu d’être libérés et rapatriés vers leur continent d’origine d’où ils avaient été arrachés de force. Nous savons aussi qu’il fut fait obstruction en Guadeloupe à 100 postulants au retour en Août 1851. Faute de moyens et de soutien leur demande resta «lettre morte». Voilà pourquoi nous exigerons des Autorités en place qu’un bateau soit mis à notre disposition pour notre retour.

Tous ces évènements vont bouleverser le contexte géopolitique de la Guadeloupe où l’aliénation est telle que le Maire de la ville où nous nous trouvons Gérard Lauriette un « mulâtre » (c’est ainsi que s’appellent les métis qui font de leur peau clair un lignage et une suprématie sur les peaux plus foncées) nous fera enfermer chez les fous car notre requête lui semble incroyable.

Après une sérieuse confrontation avec les Médecins Français blancs et le personnel soignant de l’Hôpital notre requête sera enfin reconnue et notre Famille et nous allons recouvrer la liberté.

Libre de nos mouvements et opinions, nous allons avec notre Famille et quelques jeunes qui nous ont rejoint mettre sur pied en Guadeloupe dès 1990 une Association légalement constituée, intitulée «Association Nouvelle Création » ayant une « Ambassade pour le Retour » ainsi qu’un « Corps de Service de Jeunes Volontaires au Retour » appelé « JAH MIL FA JAH » « Mille Mains à la Terre Mille Mains Pour Bien Faire » ; des jeunes que nous formons en une Véritable unité pluridisciplinaire (Agriculture biologique, Artisanat utilitaire, Environnement, Dressage des Animaux, Mécanique-auto,…) et pour lequel nous obtiendrons plusieurs accréditations dont l’une de Jacques CHIRAC alors candidat aux élections Présidentielles Françaises de 1993. Ces jeunes devront être chargés sous nos directives, de l’encadrement, de la logistique et de la mise en place des structures de développement et des opérations « Mille Mains à la Terre, Mille Mains pour Bien Faire » en terre africaine.

En 1995, nous avons pu obtenir que le tribunal de la Guadeloupe fasse mention sur nos états civils de nos appellations JAH ceci pour commencer à remplacer les noms et prénoms occidentaux qui nous ont été donnés pour tenter d’effacer pendant l’esclavage et même lors de son abolition, nos identités Africaines et Ethiopiennes.( En nom d’usage il sera donné JAH ELIEJAH ADANJAH pour remplacer REMUS Jérôme Ary, JAH O JAH 1er enfant féminin, JAH FAJAH 2ème enfant féminin, JAH WA JAH 3ème enfant masculin, JAH COM JAH 4ème enfant masculin).

Nos qualités et responsabilités d’Aînés étant désormais reconnues par tous, nous aurons la charge de mettre en place le premier local de The Ethiopian World Federation Inc en Guadeloupe. La Mère JAH en sa qualité de Première Présidente du local créera un Comité International « Reine du Midi » dont elle assume depuis, la Présidence d’Honneur.

Quant à nous, JAH ELIEJAH ADANJAH nous serons nommé Aumônier, officier responsable de la tenue morale et spirituelle du Local Guadeloupe « Serviteurs de L’Agneau 24+1 » poste que nous assumons jusqu’à ce jour au sein du Bureau Spécial pour le « REPATRIATION » de The Ethiopian World Federation Inc.

En effet, pour répondre aux impératifs les plus immédiats, dès 1992 nous avons établi une Ambassade du Peuple de JAH, un « Bureau Spécial de The Ethiopian World Federation Inc. Pour le Repatriation » chargé de gérer l’organisation du Retour en Terre Ancestrale d’une partie des Volontaires et Familles de la Diaspora Panafricaine descendants des générations déportées, se reconnaissant postérité d’Abraham et prêts à se réimplanter dans le secteur rural « Zion » où sur les collines et les Montagnes du Continent Africain Ethiopie « Holy Mount Zion ».

Le Bureau Spécial pour le « REPATRIATION » est un Comité créé sous l’égide de la Sainte Famille JAH du local de The Ethiopian World Federation Inc. pour la réalisation par étapes de « la Sainte Traversée » des « Pionniers et des Volontaires du Corps de Service » des îles de la Caraïbe aux Côtes de l’Afrique et des côtes jusqu’en Ethiopie, à Shashamane notre principale et première concession sur la terre Africaine, don de Son Majesté Impérial Haïlé SELASSIE I à tous les Noirs de la Diaspora Historique voulant se réimplanter dans le secteur rural de l’Afrique).

Sur recommandation du Professeur Dany BEBEL GEISLER Chercheur à l’Université Antilles Guyane, venue en 1994 à la Conférence sur la « Route de l’Esclave » à Ouidah, nous JAH ELIEJAH et JAH EVEJAH répondrons présent à une invitation du Conseil Mondial des Organisations Panafricaines «PANAFRICA» basé au Bénin et dirigé par le Vizir OLOFINJI AKANDE.

Nous nous rendrons au CAMEROUN à une réunion internationale des organisations Panafricaines qu’il avait organisée en prélude du sommet des Chefs d’Etats de l’O.U.A qui se tenait dans la capitale du pays YAOUNDE.

Lors de cette rencontre avec les Organisations Panafricaines présentes, nous exprimons notre volonté de retour au titre de la Prophétie Biblique, ainsi que celle des membres de notre organisation, de quelques personnes privées de la Guadeloupe et aussi la demande d’autres organisations Panafricaines ou religieuses des îles de la Caraïbe que nous représentons et qui elles aussi se préoccupent de la question du Retour en terre ancestrale Afrique.

En effet, 149 ans après que l’esclavage ait été aboli dans les territoires français, jamais personne n’avait pu sortir de façon légale de cette captivité, même après plusieurs demandes de rapatriement vers l’Afrique, alors que du Brésil, des Etats-Unis de la Caraïbe et de l’Angleterre des Noirs Africains descendants des rachetés de l’esclavage ont été rapatriés et réinstallés au Dahomey (actuel Bénin), au Libéria et au Sierra – Léone. ( une pétition pour une demande de retour en Afrique et de rapprochement familial a été déposée auprès du gouverneur en Guadeloupe le 23 août 1851 par 100 noirs affranchis par l’abolition de l’esclavage du 27 mai 1848. La pétition restée sans suite, est retrouvée classée aux archives Nationales. Néanmoins une sanction sévère à été prise à l’encontre du blanc Octave de CHICOURT qui avait aidé à la rédaction de la pétition).

Nous faisons part aussi lors de cette réunion au Cameroun que depuis 1992 la Sainte Famille JAH représentée alors par l’Association Nouvelle Création avait demandé par voie officielle que soit tenu en Guadeloupe un tribunal de la Réparation et qu’un processus est en cours pour que l’esclavage soit reconnu et condamné comme crime contre l’Humanité.

Ainsi à l’occasion de cette réunion à Yaoundé, nous serons la Mère JAH et moi-même nommés Président et vice-Président des droits de l’homme par l’OCDLC (Organisation Camerounaise des Droits et des Libertés du Citoyen) pour la région Caraïbe. Il nous est aussi demandé par un collectif d’organisations panafricaines la mise en service du corps de volontaires agricoles et humanitaires : « Mille Mains à la terre, Mille Mains pour Bien Faire » sur le Continent AFRICAIN et ceci au plus tôt.

Le Président de cette réunion le Vizir Olofinji AKANDE de nationalité Béninoise insistera pour que nous puissions visiter le Bénin car dit-il son pays est bien plus au fait de l’esclavage que le Cameroun qui est un pays n’ayant pas de passé esclavagiste.

Il est vrai qu’en 1994, la manifestation U.N.E.S.C.O « la Route de l’Esclave » va signaler l’actuel BENIN où se trouve Ouidah ville de la côte ouest Africaine comme un des hauts lieux de la traite négrière transatlantique une des activités du royaume d’Abomey de l’ancien DAHOMEY.

Aussi, nous ferons une visite de 10 jours au Bénin, notre visite du pays allant du sud jusqu’au Nord profond, nous rassurera quant à l’hospitalité et à la bienveillance de la population béninoise. A chaque étape nous promettons d’informer nos frères et sœurs de la Guadeloupe de la chaleur et de la volonté de coopération des populations béninoises avec la Diaspora.

En finalité, pour le Bénin, deux (2) projets seront retenus:

1- Participation pour le Corps de Volontaires à la création de la Cité de l’Humanisme initiée par Africa Cultures Institute du ViZIR OLOFINJI, projet qui devait surtout servir de chantier école pour la Jeunesse Pionnière volontaire au Retour en Afrique, descendants des générations déportés, ceci leur permettant après ce complément de formation de se rendre ensuite sur les différents territoires octroyés à la Diaspora pour leur Réinstallation ou de continuer sur d’autres chantiers-écoles.
o Exemple : chantier de reconstruction pour Ecole de Nouma au CAMEROUN ; La concession de Shashemane en ETHIOPIE, «Terre-Promise» don du Roi des Rois S.I.M Hailé SELASSIE à la Diaspora descendants des générations déportés, reste la destination finale à atteindre).

2- La Construction d’une Maison de la Diaspora en partenariat avec l’Association JAD Juristes Africains pour le Développement. Le but de ce projet permettre aux frères et sœurs de la Diaspora d’avoir en Afrique et au Bénin une maison en terme de domicile. L’objectif de cette Maison est d’avoir une infrastructure, une administration pour l’accueil de tout frère de la Diaspora animé d’un esprit de Retour définitif ou temporaire. Cette Maison de la Diaspora doit être un lieu de Retrouvailles un point à partir duquel peuvent se développer toutes les initiatives panafricaines de la Diaspora sur le Continent.

De retour en Guadeloupe début septembre 1996, nous faisons un rapport aux différentes Organisations The E.W.F.Inc., Conseil des Anciens, Association Reine du Midi…) de l’importance de notre passage au Bénin et de la nécessité d’y implanter la première Mission et en priorité la Création d’une petite « Cité Jardin » pour les enfants au sein de la Cité de l’Humanisme par l’intermédiaire d’un chantier école en faveur des Jeunes de la Diaspora Caraïbe.

En outre au CAMEROUN nous avons pu officialiser auprès de la Présidence de la République à laquelle nous avions fait, au préalable depuis la Guadeloupe sous le couvert de l’Association Nouvelle Création, la demande d’une « concession » de plus ou moins 25 ha loin des villes.

La Présidence de la République du Cameroun par l’intermédiaire de son Secrétaire Général nous répondra par un courrier officiel que nous devrons venir choisir l’emplacement nous même. De nombreuses localités du Sud, de l’Est, et de l’Ouest Cameroun ont souhaité un partenariat avec nos différentes organisations et offert la possibilité d’avoir des terres en concession.

Après deux mois en terre Africaine, revenu en Guadeloupe, en priorité ce sont d’abord les Anciens et Sages tous des chrétiens ayant une grande connaissance de la Bible qui comprendrons et soutiendrons notre démarche de Retour en terre d’Afrique par le Bénin, ensuite certaines organisations soutiendront à condition que le Bénin soit un terre de transit pour notre Unité via le Cameroun, et enfin d’autres tenteront de s’opposer en prétextant que le Bénin est un pays trop marqué par le Vaudou.

A partir de cet instant, pour éviter toutes polémiques avec les diverses organisations qui nous sont proches et aussi pour la bonne préparation psychologique et technique de notre Groupe nous décidons de mettre toute nos actions sous le couvert de notre appellation générique «La sainte Famille JAH» qui va piloter cette Mission spéciale avec le concours de trois Comités du Local Guadeloupe de « The Ehtiopian World Federation Inc. » qui sont : Reine du Midi, le Bureau Spécial pour le REPATRIATION et JAH MIL FA JAH « Mille Mains à la Terre, Mille Mains pour Bien Faire ».

Voilà pourquoi notre départ vers l’Afrique sera le sujet de longues discussions avec les diverses couches de la population et c’est lors d’une grande réunion qui sera retransmise sur la chaîne de télévision « Canal 10 » que le Conseil des Anciens prendra la décision de laisser partir une «Première Unité de la Famille JAH» avec leur bénédiction.

C’est donc avec l’accord du Conseil des Anciens de la Guadeloupe qui devient dès lors GWADA que nous décidons de répondre tout d’abord à l’appel du Vizir Olofinji pour notre participation à la création de la cité de l’Humanisme, avec ensuite extension sur le Cameroun et pour finir l’Ethiopie.

Pour officialiser notre Mission, il sera décidé que Pierre VALET, 88 ans Doyen du conseil des Anciens de la Guadeloupe, nous accompagnera pendant un mois pour attester de la véracité de notre démarche.

Pour couvrir et légaliser notre MISSION PROPHETIQUE, une lettre ouverte sera adressée au Autorités Internationales: Président de la République Française, au Pape Jean-Paul II, au Nations Unis, à l’U.N.E.S.C.O, le Vizir OLOFINJI se chargeant des autorisations africaines.

Voici pourquoi, le 11 avril 1997, nous avons amorcé la Sainte Traversée au départ de la Guadeloupe jusqu’au Bénin notre terre d’accueil sur la côte ouest Africaine. Arrivé sur la terre ancestrale du Bénin le 15 avril 1997, nous avons été très bien reçu, un excellent et agréable accueil nous été réservé depuis l’aéroport jusqu’à notre premier lieu de résidence le siège d’Africa Cultures Institute.

Par la suite nous avons du constater que malgré la bonne volonté et la gentillesse des uns et des autres, le Vizir OLOFINJI faute de moyens ou de connaissance réelle de nos attentes en matière d’accueil n’avait pas pu préparer une réception et une prise en compte technique pour une Unité spéciale comme la nôtre où la présence d’enfants aurait exigé de tous de plus grandes attentions et de sa part une meilleure organisation.

Pendant le mois de présence de notre doyen Pierre VALET et d’un frère architecte de la Guadeloupe qui l’accompagne, nous avons tout fait pour que la situation puisse paraître rassurante malgré l’inconfort et les pénuries d’habitat pour notre Famille dus à l’absence de moyens et de logistiques de l’organisation partenaire.

Après le départ du Doyen Pierre VALET, les évènements se sont précipités, le Vizir OLOFINJI n’ayant pas de solutions à notre situation et les chantiers prévus par Africa Culture Institute ne démarrant pas, pour notre Famille Missionnaire avec 4 enfants accompagnée de deux jeunes Volontaires, ce fut le dur choc de la solitude, mais conscients que nous étions les premiers à renouer de façon volontaire les racines de la Diaspora francophone avec les racines Ancestrales, nous avons fait face avec dignité à cette nouvelle et inconfortable situation.

Grâce à nos années de préparations intensives en Guadeloupe pour le Retour en Afrique, la détermination et la foi inébranlable de tous les membres de l’équipe, nous avons pu surmonter les premières embûches, mais devons faire face à une difficulté majeure, c’est que le reste de l’équipe ne pouvait pas nous rejoindre dans l’immédiat et que malgré cela nous devions rester opérationnel en priant JAH le Tout-Puissant qu’il nous inspire une nouvelle marche à suivre.

Avant toutes choses, nous devons témoigner que nous avons été soutenus par la gentillesse et l’hospitalité de nos frères et sœurs des populations locales ainsi que la bienveillance de plusieurs personnalités qui, comprenant le bien fondé de notre action, nous apportèrent soutien moral, affection ainsi que leur hospitalité,(Roi ONIKOYI ABESSAN de Porto Novo et de la Diaspora, l’actuel DAH AGBOTON, les Professeurs Béatrice et Honorat AGUESSY, les frères et sœurs de la Cité du Soleil)

Tout au début de notre arrivée nous avions d’abord séjourné dans le village de TAKON, puis à Porto-Novo où un des volontaires de « Mille Mains à la Terre… » va nous rejoindre. Parti de la Guadeloupe avant nous, il aura séjourné quelques 10 mois au Sénégal et au Mali pour enfin nous retrouver au Bénin.

Nous partons ensuite pour Cotonou et là, soutenus par les membres de notre organisation resté en Guadeloupe qui nous envoient une part importante de nos réserves financières nous achetons avec bien des déboires un mini-bus en bon état, l’équipons, et sur conseil d’un Aîné nous décidons pour régénérer les enfants qui dépriment et sont très déçus par toute cette situation de visiter le Bénin profond.

Notre périple va nous conduire jusqu’à Natitingou, là nous serons au nombre de 9 personnes de la Diaspora, plus notre chauffeur-guide avec sa femme et ses trois enfants ce qui fait un total de 13 personnes, nous y séjournerons une année entière pour la scolarisation de nos enfants qui le seront enfin pour la première fois.

Le fait que nos enfants n’ont pu recevoir une scolarité très tôt et ont subi un certain traumatisme, la faute en incombe aux autorités Préfectorales, Régionales, Départementales et Municipales de l’île française de la Guadeloupe qui refusent de répondre et même d’examiner pendant des années la demande de Repatriation de notre Famille posée depuis 1988, nous persécutent de manière insidieuse et surtout nous ont toujours laissé dans une situation d’instabilité et d’attente indéfinie, l’aînée de nos enfants alors âgée de 17 ans devait être scolarisée dès notre arrivé en terre Africaine.

Bien plus tard, face à notre détermination, il nous sera indiqué que nous devons trouver un pays souverain Africain qui accepte de présenter nos diverses revendications devant la Juridiction Internationale et les suites à pouvoir leur donner.

Notre souci premier a été dès notre arrivée au Bénin de chercher une école correspondant à notre vocation d’écologiste panafricain ou mieux de créer notre propre école en alliant le meilleur de la formation technique endogène, agriculture, artisanat utilitaire, et de l’enseignement général.

Voilà pourquoi en l’année scolaire 1997-1998 dans le petit village de Bérécingou où nos enfants sont scolarisés dans les classes primaires, nous mettrons en place un premier module de formation en agriculture maraîchère pour les jeunes déscolarisés du village.

Malgré tout, un découragement va gagner certains membres du groupe : les difficultés d’adaptation, l’isolement, notre logistique fait défaut au départ de la Guadeloupe et le manque de moyens inciteront deux des jeunes volontaires à repartir.

Après avoir fini notre périple au Nord Bénin nous allons rejoindre la ville de Ouidah dernière adresse présumée de nos Ancêtres déportés lors de la traite négrière transatlantique où avec l’I.D.E.E l’Institut de Développement et d’Echanges Endogènes dirigé par le professeur Honorat AGUESSY nous allons participer en qualité de Vice-Président de I.P.A.D.I. (Initiative Panafricaine pour le Développement International) à l’organisation d’une série de manifestations dont la plus importante pour laquelle nous sommes co-initiateurs sera en avril 1999, un colloque International sur le « Retour de la Diaspora » Contribution des Noirs à la Science et à la Technologie pendant la Période de l’Esclavage.

Lors de ce colloque dont l’ouverture se fera sous la Haute autorité du chef de l’état le Président de la République du Bénin, le Général Mathieu KEREKOU, s’engage à son tour à lancer un appel tous les acteurs de cette tragédie à une conférence qui devrait se dérouler en fin d’année.

Des incidents mineurs vécus avec les professeurs AGUESSY pendant la période du colloque vont par la suite prendre une importance disproportionnée, ceci va provoquer des réactions de part et d’autre et créer quelques perturbations dans nos relations ce qui sera contraignant pour tous, car tout un chacun a beaucoup investi dans ce colloque. Le colloque terminé, nos moyens financiers sont quasiment nul et nous sommes totalement dépourvus et sur le document final notre participation est minimisée.

Un des membres de notre Unité venu depuis la Guadeloupe pour nous assister et nous aider à préparer le Colloque est chargé une fois rentré de recréer la logistique et de nous envoyer des fonds, ce qui sera fait dans des conditions très difficiles et encore une fois cela créera chez les enfants une anxiété telle que nous sommes contraints de demander avec une certaine vigueur ce qui nous est dû a celui chargé du transfert. Tout cela va provoquer notre départ de la maison qui avait été mise à notre disposition par les Professeurs AGUESSY.

A la suite de ce colloque la nécessité de nous régénérer au contact du secteur rural et du Jardin où nous avons choisi et pris l’habitude de vivre devient une urgence, c’est pourquoi fidèles à notre vocation d’écologistes recherchant à promouvoir un modèle de vie en pleine nature, nous avons cherché et trouvé comment nous installer à Ahozon, au bord du lac TOHO.

Le site que nous avons découvert est un lieu rêvé pour nos enfants et pour le développement de nos activités dominées par l’agriculture maraîchère, l’artisanat, l’éco-tourisme et vu notre volonté d’œuvrer dans l’Humanitaire, un endroit idéal pour l’éducation des enfants déscolarisés, l’accueil et la formation des jeunes.

En octobre 1999 nous créerons une école humanitaire Panafricaine dénommée Ecole Endogénie Jardin de la Fraternité qui aura à charge l’éducation des enfants de la Diaspora à commencer par les nôtres et ceux déscolarisés ou orphelins du Bénin.
L’école, dirigée dans les premiers temps par la Mère JAH et Père JAH assisté d’un instituteur bénévole pendant les 2 premiers trimestres débutera avec 6 élèves dont 3 de nos enfants. Par la suite nous devrons faire appel à des volontaires, jeunes diplômés ayant une expérience de l’enseignement que nous défraierons. Avec notre équipe nous mettrons en place une pédagogie nouvelle basé sur l’Endogénie, l’Ecologie, l’Artisanat Utilitaire et la Panafricanité le tout allié à l’Enseignement Général classique.

A une demande d’aide d’urgence pour soutenir la Famille JAH qui traverse des difficultés à cause de la défection du reste de notre Unité restée en Guadeloupe, le gouvernement du Bénin accordera une subvention de 2.000.000 frs cfa. Nous utiliserons une partie des fonds alloués pour remettre les membres de la Famille sur pied et établir un jardin d’autosuffisance alimentaire sur le terrain que nous avons loué à Ahozon.

Néanmoins nous sommes préoccupés car pour bien fonctionner le reste de notre Unité devrait pouvoir nous rejoindre au plus tôt et nous n’avons pas d’infrastructures adéquates, pour remédier à cela nous décidons de passer à l’offensive culturelle et donc d’ouvrir une structure au sein de la ville de Ouidah. L’ancien bâtiment du Commandant de cercle en face de la circonscription urbaine de Ouidah est libre nous le choisissons certains de pouvoir à partir de ce lieu générer des finances, nous mettrons en place un atelier de production artisanal, une petite bibliothèque et un petit Centre Culturel lieu de rencontre des adolescents et jeunes scouts du secteur.

Par la suite pour ouvrir l’Ambassade Culturelle de la Diaspora nous y investirons près de 800.000 frs cfa pris sur les fonds qui nous été alloués, ceci en peinture, menuiserie, eau, électricité et travaux divers.

L’inauguration de l’Ambassade Culturelle de la Diaspora avec le Panthéon des Savants et inventeurs Noirs initié par un Béninois Tom NEGUS se fera le 6 février 2OO1 en présence des autorités politico-administratives, de notables de Ouidah et de personnalités nationales et internationales.

Par la suite les personnes en charge de ce lieu par manque de vision de la chose de la Diaspora, nous créerons de telles difficultés que nous serons contraints de quitter les lieux en perdant tout l’investissement.
Après tous ces tracas, enfin une période d’espoir s’ouvre, la Famille va pouvoir œuvrer, les Enfants sont heureux d’habiter au bord d’un lac, d’avoir un jardin à nouveau !, une partie du rêve commence à se réaliser.

Cela fait près de 2 ans que nous vivons au Bénin quand nous venons nous installer sur ce domaine disponible de 2 hectares 3OO. Avec le propriétaire et son représentant, nous prenons accord pour un loyer mensuel nous donnant d’abord le temps de pouvoir réunir des fonds pour l’acquisition dudit terrain en vue d’en faire « La Cité l’enfant c’est sacré » un projet initié par l’Association Enfance-Développement Partage qui en confia l’ordre de réalisation à l’Unité « Mille Mains à la Terre Mille Mains pour Bien Faire ».

La situation dudit domaine en bordure du LAC TOHO, lac protégé depuis des décennies faisait de ce site, une base appropriée pour le développement de pèlerinage écologique et culturel dans la région, un espace idéal au sud Bénin pour en faire un Site Protégé devant servir de premier havre d’accueil pour les Familles et enfants de la Diaspora associés à l’accueil et l’éducation des enfants orphelins, les déshérités du continent Africain.

Conformément aux accords pris lors de nos diverses rencontres avec les propriétaires nous aurons à demander à multiples reprises les actes légaux du terrain ou à défaut une promesse de vente de la part de Victorin DOSSOU seul représentant alors de Antoine DOSSOU son père et propriétaire car nous désirons commencer les travaux au plus tôt notre projet en faveur des Enfants ayant été agréé par l’U.N.E.S.C.O.

Par la suite Victorin DOSSOU nous déclara que le terrain était en litige et ce en plusieurs points. Depuis lors nous attendions qu’il assainisse la situation de manière à ce que nous puissions entamer les travaux pour mettre en état et en fonction la ferme « Ecole Endogénie Jardin de La Fraternité ». Aussi, nous avons été très surpris quand son attitude a changé, qu’il nous a signifié un non-renouvellement du bail et que par la suite des démarches pour notre expulsion ont été engagé de sa part.

Nous avons cherché quelles seraient les voies et moyens de conciliation pour l’emmener à reconsidérer la situation en tenant compte que ce terrain représentait beaucoup pour nos enfants ensuite pour les enfants de l’école que nous avons initiée depuis 4 ans et qui comportait alors un effectif de 30 élèves ainsi que pour nous les Pionniers de la Diaspora Panafricaine qui avions le devoir d’apporter notre contribution au Bénin notre « terre d’accueil » et par la réalisation de ce projet montrer notre savoir faire.

Dès notre arrivée au Bénin l’objectif de notre Unité de Pionniers était d’établir une « Mission Spéciale Panafricaine » pour l’organisation de la Rentrée en Afrique du Corps de Volontaires « Mille Mains à la Terre Mille Mains pour Bien Faire ».

Pour répondre à cet impératif nous avions établi depuis la Guadeloupe un « Bureau Spécial de The Ethiopian World Federation Inc. pour le Repatriation ». Véritable Ambassade du Peuple de JAH chargé de gérer l’organisation du Retour en Terre Ancestrale d’une partie des Volontaires et Familles de la Diaspora Panafricaine descendants des générations déportées, se reconnaissant postérité d’Abraham et prêts à se réimplanter dans le secteur rural « Zion » où sur les collines et les Montagnes du Continent Africain Ethiopie « Holy Mount Zion ».

Ce «Bureau Spécial de The Ethiopian World Federation pour le Repatriation » Ambassade de la Diaspora et du Peuple de JAH présent au Bénin depuis Avril 1997 se compose de :

– JAH ELIEJAH ADANJAH Aumônier du 1er Local de The Ethiopian World Federation Inc. Guadeloupe.
Fondateur du Corps de Service « JAH MIL FA JAH » « Mille Mains à la Terre Mille Mains pour Bien Faire »
Président de la «Fondation Nouvelle Création»
Pionnier Ambassadeur de la Diaspora Panafricaine et du Peuple de JAH près le Bénin.
– Mère JAH EVEJAH Présidente du 1er local de The Ethiopian World Fédération Inc. Guadeloupe « Serviteurs de l’AGNEAU », Présidente internationale du Comité portant le nom de « Reine du Midi ».
Chargée de Mission de l’Ambassade Culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH. Porte parole de l’Unité des Pionniers de la Diaspora.
Secrétaire Générale de la Fondation Nouvelle Création
Co-Fondateur de l’Ecole Endogénie Jardin de la Fraternité

– ART-AJAH Thierry BALECHOU sergent « at armes » officier d’ordonnance chargé de la Formation des Jeunes pour la protection de l’environnement.
Professeur d’artisanat de l’Ecole Endogénie Jardin de la Fraternité
Trésorier de la Fondation Nouvelle Création.

– Quatre enfants du couple JAH dont l’aînée JAH OJAH en épousant un jeune Béninois Dieudonné BAGRI a donné naissance à un TiJAH ou petit Prince appelé ISAHJAH ce qui à permit d’agrandir la famille de deux membres.

A ce jour pour, fonctionner de façon plus autonome sur le territoire souverain de la République du Bénin La Famille JAH a créée une Fondation sous forme d’O.N.G dénommée « FONDATION NOUVELLE CREATION » qui est un Comité légal de The Ethiopian World Federation Inc.
Au sein de la Fondation Nouvelle Création existent plusieurs structures :
– L’école Endogénie Jardin de la Fraternité
– L’Ambassade Culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH
Et bientôt un Haut Commissariat pour les Volontaires au Retour en Afrique

Conclusion

Vu que l’Afrique a été victime pendant 400 ans de l’odieux commerce triangulaire au bénéfice de l’Occident , des pays européens en particulier.

Vu que les fils d’Afrique ont subi la traite négrière et l’esclavage dans sa forme la plus dégradante

Vu que nos ancêtres Africains experts de l’Agriculture, de la Charpente, des Forges etc. ont été arrachés de force à leur Continent et qui par le dur labeur ont défrichés, mis en valeur et rendus prospères ces territoires des Amériques et des Caraïbes sinistrés par un génocide perpétrés par les fils de l’Europe sur les populations des Amérindiens premiers résidents de ces régions.

En tenant compte que la Guadeloupe l’île devenue possession française dont la population noire esclave fut affranchie des chaînes de fer par la République en 1794 et remise en esclavage en 1802 par la traîtrise de Napoléon BONAPARTE

Considérant que ces vaillants fils de l’Afrique n’ont jamais pu être dédommagés même après que l’esclavage eut été aboli.

Considérant qu’en août 1851, 100 ancêtres Gwadafricains ont demandé en vain d’être rapatriés sur la terre d’Afrique par le biais d’une pétition dûment adressée au gouverneur de la Guadeloupe.

Etant entendu que l’arrivée de la Famille JAH en terre ancestrale du Bénin le 15 Avril 1997 est l’accomplissement du vœu de ces ancêtres Gwadafricains.

L’histoire du Bénin confirme que la famille JAH est la première Unité de la Diaspora francophone à s’implanter de façon définitive sur le territoire béninois. A ce titre, ils sont les Pionniers ambassadeurs de la Diaspora Panafricaine près le Bénin.

Aujourd’hui, il a 8 ans que nous sommes présents comme « tête de Pont » avec notre famille et un des Jeunes Volontaires du Corps de Service que nous avons fondé pour répondre à l’urgente question du Retour à la Terre-Mère Afrique et cela depuis les années 1990 date du dépôt légal de notre 1ere structure l’«Association Nouvelle Création» auprès des autorités Préfectorales de la Guadeloupe. De plus, nous menons ici une lutte sans répit pour l’obtention de nos droits et surtout celui de la rentrée en terre Africaine des volontaires.

Après bien des péripéties, la perte du terrain privé, nous avons obtenu de l’Etat Béninois par arrêté du MAEP « Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage » et ce, sur instruction du chef de l’Etat, le Président de la République Mathieu KEREKOU, un domaine de 4 hectares dans une forêt classée.

Le domaine attribué par arrêté Ministériel en date du 1er septembre 2003 n°1069/MAEP/D-CAB/SGM/DFRN/SA à la Famille JAH pour la construction d’un Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants est situé dans la Forêt classée d’Ahouicodji à Ahozon, Arrondissement de PAHOU, commune de Ouidah à 300 m de la route inter- état Cotonou-Lomé et est aussi accessible par la Pépinière d’Etat situé sur le chemin des Caméliens.

Avec son paysage serein, la richesse de son sol, la pureté de l’air et sa situation en pleine campagne, le site d’Ahozon laisse une sensation de bien-être et d’évasion à tous ses visiteurs.
La situation dudit domaine en bordure du Lac Toho, lac protégé depuis des décennies fait de ce site :
Une maquette d’un Eden Nouvelle Jérusalem le point de départ d’une réalisation prophétique concernant le Bénin.
– le lieu idéal pour le développement des séjours écologiques
– Un espace approprié, un site pour l’enfance en difficulté du continent.
– Un premier havre d’accueil terre-promise de transit sur la Côte ouest Africaine d’ou ils ont étés arrachés, pour ces descendants des générations déportés désireux pour la plupart de se réinstaller par la suite dans le Bénin profond, dans d’autres pays Africains ou même en Abyssinie Ethiopie où une concession extensible a été octroyé par le « Roi des Rois sa Majesté Impérial Hailé SELASSIE » devant les Nations-Unies à tous ceux de la diaspora douloureuse voulant se réimplanter dans le secteur rural.

Ainsi de jour en jour s’accomplit cette Prophétie par laquelle le Tout Puissant offre aux descendants des acteurs de la tragédie d’hier d’écrire au présent une page de vérité qui répare l’ignominie passée… voici pourquoi le Bénin écrit ce jour pour l’Afrique et l’Humanité une page d’histoire où à nouveau il doit tenir un rôle de Porte celle pour le Retour des descendants des déportés d’où «LE BENIN PORTE DU GRAND RETOUR»
.

Impact de la mission de la SAINTE FAMILLE DE JAH au BENIN
1-La présence de la Sainte Famille JAH a réveillé au sein de l’opinion publique béninoise la réalité du Retour des Africains de la Diaspora sur la terre ancestrale.

2 – Cette présence a ravivé au sein des autorités à différents niveaux la nécessité d’organiser des colloques, des séminaires, des conférences relatifs au rapprochement entre les Africains du continent et ceux de la Diaspora.
Ex :
*l’organisation d’un colloque à l’IDEE sur le Retour de la Diaspora Contribution des Noirs à la sciences et à la technologie pendant la période de l’esclavage : en avril 1999
*Conférence des leaders pour la Réconciliation et de Développement en décembre 1999, qui a donné naissance à l’ABRD
*Le festival Gospel et Racines en octobre- novembre 2002

3- La présence de la Sainte Famille JAH a suscité au Bénin, de nombreux écrits sur la question du Retour des frères de la Diaspora, et des travaux de recherches, des mémoires.

4- Grâce à la Sainte Famille JAH au Bénin, le mouvement Rastafari a eu un nouveau souffle de respect et de considération, les jeunes Rastafari sont de mieux en mieux acceptés et tolérés au sein de la société béninoise.

5- grâce au pèlerinage « Mémorial Afrika » qui a lieu chaque année en provenance de la Guadeloupe et à l’émission de radio sur la chaîne nationale ORTB « Diasporafrica » que la Sainte Famille JAH anime, nombreux sont les Béninois qui croient à la contribution et à l’apport de la Diaspora quant à la réussite de leur pays et de l’Afrique.

 

 

Publicités




LA DROGUE : juste un raisonnement sur ce thème abordé par un frère. by KONGOMAN

26 03 2010
JAH est vivant depuis toujours
JE SUIS
JAH vivra éternellement
Bless I&I
Nous n’attendons aucun changement, nous sommes le Changement
 Que chaque pas soit ferme et déterminé,la destination est alors sûre!!
Quand JAH à là première place en nous, la fondation est ferme l’édifice ne peut tomber
nous avons accès avec la foi en sa Toute Puissance accès à toutes ses protections, toutes ses bénédictions et toutes ses richesses
Car toute richesse est à JAH et est de JAH, est JAH
De fait nous nous éloignons de la pauvreté qui est spirituelle avant tout, elle enfante la souffrance et tous les maux…
Elle se nourrit du mensonge, de l’orgueil,la vanité, de la corruption, de la violence, de l’oisiveté la méchanceté……principales drogues de l’humanité;
ce sont ces drogues spirituelles qui démolissent une partie de l’Humanité
Le péché et ses enfants sont les drogues dont doit progressivement se défaire l’Humanité afin de retrouver en elle JAH;
Spiritual Repatriation, ce rapatriement spirituel est avant tout un retour à JAH en soi!!
sinon fume et bois qui veut  et ce qu’il veut car JAH nous a donné le libre arbitre
Si Nous n’avons pas BESOIN DE FUMER, nous avons le droit d’en avoir envie et personne ne peut nous en empêcher
il y a un temps pour chaque chose
à chacun de savoir ce qui est bon pour lui et favorable à son développement individuel et collectif
Il est temps de se voir, de se regarder, de faire un bilan, et de se retrouver si l’on s’était perdu.
Le mouvement des enfants de JAH est en cours, car JAH ne dors jamais et connais tous ses enfants : ceux qui font sa volonté. Il est leur principale addiction
Pas besoin de briquet pour allumer ce Chalice intérieur, ce feu divin brûle en permanence, alimentons le à chaque instant en louanges , prières  remerciements et actions de grâce
Alors j’allume en moi pour I&I et pour l’Humanité  un feu d’Amour, de paix, d’Harmonie, de bénédiction de protection, d’inspiration, de création, d’unité, de fraternité…
aucune eau ne peut éteindre se feu!!!
JAH vit
VIVONS en lui
ONE LEVITY
HAILE SELASSIE I FOR I&I
KONGOMAN




LE MOUVEMENT RASTA COMPLETEMENT ANEANTI PAR LA DROGUE

26 03 2010

Difficile de justifier la consommation des drogues par le simple plaisir de la socialisation, du partage, de l’amusement, de l’évasion. Depuis tout petit la société nous a appris à considérer la consommation de substances stupéfiantes comme un danger pour la santé et un péril pour la société. Presse et télévision diabolisent les consommateur des marijuana, cocaïne, ecstasy etc. ainsi que le marché (producteurs et vendeurs) qui fournit tout ça. La manque de lucidité dans l’analyse de cet phénomène, je retiens, a conduit un grand nombre des jeunes et moins jeunes à vouloir « gouter la pomme ». Les substances interdites ont représenté ainsi le moyen de rébellion des plusieurs générations, un essai de s’opposer à l’image préconstituée fournie par les parents et le milieu.

Qu’est ce que il y a de vraiment profitable dans une drogue, peu importe laquelle ? L’instant de plaisir c’est certainement une des composants qui nous pousse à réessayer et réessayer à nouveau. C’est la privation de ce moment d’extase, la manque de ces secondes de jouissance qui nous donnent envie de les reproduire, parce que finalement le lendemain l’effet a disparu et ce qui reste c’est bien pire. On se sent épuisés, fatigués, le corps ne réponde pas, il est affaibli.

Mais c’est vrais aussi, que la contemporanéité à poussée les jeunes a ne pas être satisfaits d’eux même. On a donné forme à un mal de vivre qui a poussé énormément des gens à chercher une issue dans ce qui leur empêchait de réfléchir et d’avoir un regard clairvoyant sur la réalité. On les a rendu impuissante en leur enlevant le possibilité d’agir. L’inertie, le délaissement, la passivité, la croyance que de toute façon on peut rien changer.

Les états occidentaux ont construit une idée malade des drogues, au moins des celles qui ne lui sont pas profitables, sans considérer l’éventualité que on pourrait utiliser tout ces produits autrement.

Dans les sociétés shamaniques la consommation de drogue est un symbole rituel, le moyen privilégié pour accéder à l’au-delà. On condamne cela mais dans les églises catholiques on boit du vin en le faisant passer pour le sang de Christ et ils nous empoisonnent avec une quantité excessive d’encens. Vous le trouvez plus noble ? Les communautés andines utilisent les feuilles de cocaïne pour pouvoir soutenir un travail dur, fait à altitudes importantes, par contre en occident les journée de 24 heures ne suffisent pas et pour accélérer et profiter au maximum du temps qui nous est donné on sniffe. Des pays asiatique consomme la marijuana pour soigner certaines maladies, quand nous on croit que rendre un patient inconscient par le biais de la morphine est plus humain.

On a faussé tout. La nature nous a mis à disposition beaucoup et je crois qu’on peut pas s’en prendre à elle si on en à fait mauvaise utilisation dans certain cas. Même le pire des poisons a été profitable, pourquoi pas les substances stupéfiantes.

Vous savez, l’histoire de se sentir partie d’un groupe, de s’identifier à une façon de voir et vivre la vie, de dépasser ses limites…ça ne peut pas tenir longtemps. L’abus cause à l’individu un manque de lucidité sur la vie, sur ses actions, tout est finalisé à la consommation. A ce stade là, il n’y a plus d’amis, le groupe disparait. L’insensibilité, la manque d’intérêts, l’isolement, l’égoïsme s’imposent. Et voilà l’affreux mal de la société moderne.

Peut être en tout ce que je viens de dire il y a un contradictoire, mais je crois que rien n’est vraiment dangereux, où mauvais, si ce n’est pas l’homme qui décide d’en faire mauvaise utilisation. Il faudrait regarder comment nos ancêtres ont pu se servir de certaines substances et surtout réapprendre des valeurs, tels que l’amitié, l’amour, la solidarité, l’altruisme, valeurs qui sont bien loin de dépendre de la consommation de la telle au de la telle autre substance, qui naissent d’un respect profond de l’individu et qui ne sont liés à aucun intérêt sinon l’échange et la communion.

Francesca Ferragni

Liege, Belgium





Campagne anti drogues dans La Communauté Rastafari. By Girum Simiens

25 03 2010

Bonjour a vous et bienvenue dans la première édition de la Revue Miroir. Nous sommes désireux de créer un media dans lequel seront débattues les questions essentielles de la communauté Rastafari a travers le monde.

Ce premier pas ne peut être fait que collectivement. A celui qui ‘sait’ de partager son savoir ! Nous sommes des abeilles, volons loin ! Butinons chaque fleur de chaque arbre et revenons à la ruche pour partager le nectar ! N’hésitez pas à vous exprimer .

C’est dans le prolongement de cette première initiative que va germer l’idée d’ouvrir un espace de dialogue et d’enrichissement mutuel sous la forme d’une Revue, dont voici le tout premier numéro. Le but principal de notre projet est de conscientiser, informer, responsabiliser les Rastafaris en leur démontrant que l’Histoire est le fondement de tous les immenses défis auxquels est confronté aujourd’hui la communauté Rastafari. Cette tâche exigera de nous une honnêteté et un courage sans relâche afin de dénoncer toutes les formes actuelles de dérives et d’ignorance auxquelles nous sommes confrontés.

La Revue Miroir est éditée par SHASHAMANE association.

1er sujet : LA DROGUE.

Fumer de la ganja, fumer des cigarettes, manger de khat, boire de l’alcool, sniffer de la cocaïne, s’injecter de l’héroïne, boire du café, fumer du crack, extasie, mdma, lsd… et la liste n’est pas finie.

Qu’est ce qu’une drogue ? Qu’est qu’un stupéfiant ?

Une drogue est une substance capable d’altérer et perturber le cerveau et le corps humain.

Depuis la nuit des temps, l’humanité consomme de la drogue.

Aujourd’hui encore il y a des drogues légales qui peuvent être commercialisées et d’autres illégales qui sont interdites. Le caractère légal ou illégal des stupéfiants varie dans l’espace et le temps.

Dans l’Ethiopie impériale, le code pénal élaboré par SMI Hailé Sélassié 1er avec l’aide du Royaume Uni prévoyait la peine de mort pour la consommation et la vente de tous stupéfiants illégaux, ganja incluse.

Aux Pays-Bas, la consommation de drogues est largement tolérée et sa vente est contrôlée par le gouvernement.

On oppose généralement les drogues dures aux drogues douces, les drogues de synthèse aux drogues naturelles et l’usage récréatif a la consommation problématique.

Pourquoi se droguer ?

Pour fuir la réalité, pour s’évader, pour se déresponsabiliser, pour s’amuser, pour se détendre. Les raisons ne manquent pas.

Cependant un usage abondant et constant transforme la recréation en maladie. Le consommateur devient un toxicomane, un drogué et il faut le soigner.

Drogues et communautés.

Une communauté ou une société sans drogues, cela n’existe pas mais toute communauté qui veut perdurer et se développer s’engage a lutter contre la toxicomanie. Cela évidemment car la consommation abusive de drogues détruit la communauté.

A partir de quand la consommation d’une drogue devient-elle pathologique ? A partir de quand devient-on un toxicomane ?

Voici des questions auxquelles il est très difficile de répondre.

Notre question est maintenant :

Comment réellement profiter d’une drogue ? Comment en tirer du positif ?

A vous d’écrire la suite du texte.

N’oubliez pas de signer votre texte avec vos noms administratifs, ceux qui sont sur votre carte d’identité en ordre de validité.

GIRUM SIMIENS





LA DROGUE AU BURUNDI. BY HUGUES NKENGURUTSE.

23 03 2010

Comme dans tous les pays du monde, la drogue est présente dans mon pays le Burundi. C’est un phénomène qui est là avant même la colonisation. Le cannabis était présent mais aucune étude n’a encore montré son usage spécifique dans les rites surtout dans la communauté des Batwa (pygmées).

 Cependant, de nos jours, tout dépend de ce que l’on appelle drogue. Il faut noter ici qu’en parlant de l’alcool, c’est un produit qui fait partie intégrante de la coutume, des mœurs des barundi. Chez nous, aucune rencontre ou activité sociale ne se fait sans alcool

Toute conversation « sérieuse » entre deux personnes ou plus se fait autour d’un verre. On ne peut pas penser un Burundi sans alcool. Mais, ça c’était un faux problème dans le temps parce que dans le Burundi ancien, l’alcool de banane ou de miel était brassé selon la tradition sans produits chimique, et relativement accessible pour tout le monde.

Dans le Burundi moderne, l’alcool est devenu un problème de société surtout avec la crise socio –économique qui dure depuis 17 ans. Seule une industrie détient le monopole de fabrication de la bière. Ses prix oscillent autour de 1 dollar la bouteille. Trop cher pour une population dont au moins 80% vit sous le seuil de la pauvreté. Il s’est créé donc d’autres alternatives avec de boissons trop fortes fabriquées clandestinement dans des conditions d’hygiène déplorables. Ces boissons qui dépassent parfois 50% en teneur d’alcool font des ravages surtout en milieu rural où les gens n’ont pas la possibilité de se procurer une bière « légale ». Cela explique la montée du diabète qui est devenu en moins de 10 ans la deuxième cause de mortalité après la malaria et avant le SIDA.

 Pire encore, même les produits alcooliques sous régionaux apparemment nocifs, ne sont pas contrôlés. Le bureau burundais de normalisation (BBN) qui devrait contrôler la qualité des produits, ne contrôle que moins de 1% des importations, touts domaines confondus. Avec le chômage et le sous emploi qui caractérisent l’économie burundaise, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur, sans politique publique spécifique en la matière.

Pour les drogues, le ganja est le plus répandu, surtout dans les centres urbains. De plus en plus jeunes fument de l’herbe mais le drame c’est qu’ils fument en buvant de l’alcool avec des extasies très bon marché. Le prix d’un joint tourne autour de 0.1 dollar ce qui est relativement accessible pour tout le monde. Quant aux drogues dures, elles sont souvent confinées dans les milieux aisés car très chères.

En bref, le problème de drogue au Burundi prend de l’ampleur et pénètre les contrées rurales. Mais si la société ne s’attaque pas aux vrais causes de sa propagation à savoir le chômage, l’acculturation, l’éducation, la guerre,… pour sûr que le problème perdurera.   

 Hugues NKENGURUTSE 

 BURUNDI





UNE MONOGAMIE CLAIRE ET NETTE. by Cedric Kambundu. IMPERIAL RASTA.

23 03 2010

Bonjour, je suis Congolais, né au Congo et je suis arrivé ici il y a 15 ans. Je connais bien la famille polygame car mon père a deux femmes et entre temps il a aussi beaucoup d’autres aventures et d’enfants.
Donc moi-même je suis baigné dans la polygamie et mon avis sera donc très subjectif.
Aussi le fait que je suis chrétien, j’ai un point de vue biblique là-dessus, donc c’est un mélange des deux qui va ressortir.

D’abord, la Bible nous dit que, et je partage cet avis, l’amour ne tend que vers une seule personne. Le mariage, c’est bien l’union de deux personnes par amour, que seule la mort pourra nous séparer. Quand tu as une deuxième femme, quelle est valeur de la parole que tu donnes ? Moi je pense alors que la première parole est une fausse parole.

Par exemple au Congo, concernant la polyandrie, il n’y a qu’une seule région où la femme peut avoir plusieurs maris et encore, elle doit avoir des amants et ce n’est pas reconnu par la société mais dans leur région, ils doivent faire ça.

Mais pourtant l’homme peut officiellement avoir plusieurs femmes. Où est la justice là dedans ?

Je pense que nous avons été crée, hommes et femmes égaux. Bien sur il y a des différences qu’on ne peut pas renier mais sur les points fondamentaux de la vie, on est égaux. On ne peut pas m’expliquer que les hommes peuvent avoir autant de femmes qu’ils veulent et pas les femmes.

Et pour moi, la situation que l’Afrique est en train de vivre maintenant, c’est la débauche parce que c’est tellement ancré dans la réalité et dans les mentalités. Un homme a une femme, il en prend une autre, les femmes vont à gauche à droite, les enfants n’ont pas de suivi, c’est n’importe quoi.

En Afrique, on pense souvent que lorsque l’enfant est né et qu’il a de quoi manger c’est suffisant. Je suis d’accord mais l’enfant a besoin de plus que ça, notamment la présence de son père.
Comment un enfant peut-il expliquer que tantôt son père va dormir là bas, tantôt là bas…
Quelle vision aura-t-il du mariage ?
Et en Afrique on est en train de se pourrir comme ça.

Vis-à-vis d’un enfant, je dirais que c’est difficile parce que tu places une barrière et que tu te dis : « c’est la vie des parents » mais quelque part tu es affecté et ça perturbe ta vision du mariage.
Tu te demandes, c’est quoi l’amour finalement, c’est d’avoir des femmes à gauche à droite, ta notion de l’amour est perturbée.

Il peut y avoir des gens qui sont malheureux dans leur couple, du mariage jusqu’au décès, vivre dans le malheur. Ils peuvent être riches mais dans le cœur il y a une souffrance et ça c’est surtout les femmes qui vivent ça et moi je trouve ça aberrant.

Moi je souhaite donc pour la famille africaine de demain une monogamie claire et nette.
Sinon ça crée des déchirements incroyables.
Il y a des enfants de mères différentes dans les familles polygames qui développent une certaine haine à l’égard des autres du fait que le père passe plus de temps avec telle ou telle femmes. Et la notion de l’amour est pervertie.

Tout ça c’est du désordre. Toutes les coutumes, les valeurs, tout ça vient de la famille. Comment veux-tu avoir de l’ordre dans ta vie si dans la famille les valeurs sont désordonnées.
Quand tu vas mener des affaires avec quelqu’un et tu apprends que la personne est divorcée, tu peux arrêter parce que si il est infidèle dans la vie familiale, il risque fort de l’être aussi dans les affaires.

Je serais donc pour une monogamie claire et nette en Afrique.

Pour l’avenir, je conseillerai aux jeunes d’ouvrir leur bible et de la lire. Ce n’est pas un vieux livre, il est vraiment d’actualité et préserve de la folie.

La Bible, le Mariage et la Monogamie

La première référence du mariage dans la Bible se fait dans le contexte de la Création et définis l’institution du mariage selon Dieu donc comme cela devrait être.

Apres avoir créé l’homme , Dieu dit « : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » Donc dans le mariage on retrouve l’idée d’entre aide. Ensuite quelques lignes plus tard l’homme lui-même dit « : Voici cette fois celle qui est OS de mes OS et CHAIR de ma CHAIR ! » Et Dieu rajoute « c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une SEULE CHAIR ».

Comment peut on dans ces conditions parler de mariage si plusieurs femmes ou plusieurs hommes sont mêlés à l’union???
Certains d’entre nous peuvent soutenir que Moïse, qui au travers de ses lois, dit que l’homme peut écrire une lettre de divorce pour répudier sa femme, ou que David et son fils Salomon, des rois aimés de Dieu, ont eu plusieurs femmes, concubines et maîtresse, on peut penser que Dieu est d’accord avec tout ceci !

Mais en vérité Jésus nous enseigne , quand les pharisiens viennent lui tendre un piège en lui disant que la loi permet le divorce, que : « c’est à cause de la dureté de votre cœur […], mais moi je vous dis que celui qui répudie sa femme sauf pour infidélité et qui en épouse une autre commet une infidélité », « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a unit ». Et Il leur rappelle que au commencement il n’en était pas ainsi et explique que l’homme quittera son père et sa mère pour former une seule chair avec sa femme et non plusieurs Chairs avec ses femmes.

Donc mes amis, à vous de tirer les conclusions sur ce qu’est réellement le mariage, pour ma part je partage la vision de Jésus : une femme et un homme et se garder dans la pureté, aidé par le Saint Esprit.

Comme idée finale, je dirai que ceux qui parlent de polygamie puissent changer de verbe NE PARLER PAS DE MARIAGE, parler de CONCUBINAGE alors car même les autorités vous diront que l’institution du mariage est inspirée de la Bible alors comme Jésus le disait : Rendez à césar ce qui est à césar et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. Que ceux qui ont des oreilles entendent et que ceux qui ont des yeux voient.

Cedric K.

Bruxelles BELGIQUE





UN VOYAGE. Par Philippe MELONI

21 03 2010

Arrivé au Congo par les airs, je fus très surpris par la petite taille de l’aéroport de Njilli et par la vétusté de son équipement pour un endroit qui se veut être l’aéroport international de ce grand Congo.

Kinshasa est une ville énorme, c’est la plus grande d’Afrique. D’aucuns disent que sa population dépasse les dix millions d’habitants. Je n’ai aucun chiffre mais c’est grand, vraiment très grand.

En visitant le quartier de ‘La Gombe’ qui regroupent les ambassades et qui est considéré comme un quartier résidentiel, j’ai pu mesurer l’état de pauvreté et de délabrement de ce pays.

Des enfants, jeunes et moins jeunes, se sont lancés à ma poursuite, me demandant de l’argent. Je leur ai donné ce que j’avais. Ces enfants sont des Shéggés, ils seraient plusieurs milliers à Kinshasa. Ils naissent dans les rues, y vivent de vols et de mendicité ; ce sont des vagabonds qui évoluent en ville. C’est déjà la troisième génération de Shéggés. Dans les rues vivent mélangés pêle-mêle, grands parents, parents et enfants. En continuant ma visite, un restaurant m’interpelle. On y mange toutes sortes de viandes de brousse, brochette de croco, singe, pangolin, agouti, cibissi,…

Dans la rue, la tension est palpable, des élections sont prévues pour très bientôt. Les gens attendent beaucoup des élections, ils espèrent qu’elles vont améliorer leur niveau de vie et apaiser leur souffrance. Mais les bureaux de vote ne sont pas prêts, l’organisation et les fonds manquent encore et les élections risquent d’être reportées à l’année prochaine. Le peuple congolais a juré de tout brûler, piller et détruire si les élections n’ont pas lieu. Il prévient qu’il commencera par manifester. Les politiques ont répondu clairement et avec autorité : interdiction de manifester ! Pour être bien sûr de se faire bien comprendre, la police spéciale anti-émeute patrouille en ville, deux par deux, au volant de jeeps noires chargées de six à huit colosses aux armures noires, lunettes noires, casques et gants noirs, armés de lance-flammes et mitraillettes flambants neufs. Les ordres sont clairs : le jour des élections, interdiction formelle de circuler et de manifester ! Sans compter l’impressionnante armée de la MONUK (Mission des Nations Unies pour le Kongo). Dans les casernes, les soldats congolais, n’ayant pas touché leur solde depuis belle lurette, se rebelleraient en cas de soulèvement populaire.

La peur se diffuse de plusieurs manières, mais celle qui me choque le plus, c’est Katakata, l’égorgeur tronçonneur. Un fantôme hante les nuits kinoises, personne ne sait rien de lui sauf que l’imaginaire collectif lui attribue des meurtres en série, relatés dans la presse le matin. Il s’appelle Katakata. Les photos, en couleur, sont horribles : mains, têtes, pieds découpés, thorax comme dévoré par un fauve. Fausses rumeurs, propagandes et mensonges, photos, terrorisent cette ville à l’approche des élections. Elles célèbrent ainsi, en symphonie macabre et silencieuse, les éternelles noces de la Peur et sa plus fidèle épouse : la Haine.

Le fameux jour des élections arrive alors et elles n’ont pas lieu. Les plus courageux manifestent mais ils n’ont pas d’armes et la police anti-émeute ne badine pas. Certains n’ont pas survécu mais combien, je ne sais pas.

Kinshasa est de plus en plus grande. Chaque jour sera encore un peu plus difficile. Il faudra encore attendre de longs mois pour les prochaines élections. On a déjà commencé à enrôler et répertoriés les futurs votants. On incite ainsi tout le monde à avoir sa carte d’électeur, elle sert aussi de carte d’identité. J’hésite à m’en faire faire une. Je ne suis pas congolais mais, il suffit d’amener quatre témoins qui certifient que vous êtes bien congolais. En tout cas, le peuple veut vraiment les élections, pour lui, ce sont les élections qui vont tout arranger.

Les problèmes africains ont des racines profondes, et certains d’entre eux, -comme les continuelles divisions ethniques et tribalistes-, remontent à bien avant la colonisation. Ces politiques divisionnistes et désunionistes ont été du pain béni pour ceux qui voulaient s’enrichir, piller et conquérir l’Afrique.

Comme nous le rappelle Hannah ARENDT, il est essentiel que les citoyens s’expriment, dialoguent, puissent librement critiquer ce qui ne va pas dans la pratique du ‘discours’. ARENDT dit : « Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. […] Aussi nous est-il difficile de comprendre l’importance politique de l’amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un « parler – ensemble » constant unissait les citoyens dans une polis. Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d’elles-mêmes), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste « inhumain » en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue. Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu’elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu’au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n’est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde en nous parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains»

Au Congo, le pays se nomme officiellement ‘République Démocratique du Congo’, tout comme on parlait, déjà du temps de Léopold II, d’ « Etat Indépendant du Congo ». Le langage est ici loin, très loin de la réalité. Qu’est-ce qu’une république, une démocratie, un Etat… indépendant par rapport à quoi ? En tous cas rien ne fonctionne ici ou peu de choses, tout est faux ou presque : les frontières, l’hymne nationale, le nom, le président…

Après une discussion avec un congolais sur le fait que l’hymne national congolais soit en français, le congolais n’a cessé de ma répéter qu’il faut d’abord nourrir les gens avant de penser à l’hymne.

Philippe MELONI