La question ethnique : c’est la CORDE SENSIBLE!

9 07 2009

La question ethnique : c’est la corde sensible!

La solution c’est comprendre et définir la démocratie.

Par Irambona Raymond.

Il y a des Burundais qui ne veulent pas être exposés sur la question ethnique Hutu tutsi twa, ils ont des visas étudiants et ont peur qu’on les accuse de faire de la politique ou des actions sociales au lieu de poursuivre leurs études. Dès lors ils craignent qu’on peut leur retirer leur bourse car il traite de questions identitaires burundaises. Ce n’est pas à nous de leur faire prendre le risque de perdre leur bourse donc nous comprenons que le sujet est sensible et que certains n’osent pas témoigner. C’est mieux d’avoir la nationalité d’un pays occidental pour faire ce genre de témoignage dans mon cas je suis entre deux feux. Si les Norvégiens voient que je parle du conflit ethnique ça pourrait les déranger. Même au Burundi si je critique sans avoir une porte de sortie sûr ça, peut me créer des problèmes. Tu peux dire la vérité et ça blesse des gens. Surtout vu la sensibilité du sujet c’est sûr que certaines personnes seront choquées voire blesser. Si j’ai la nationalité norvégienne je compte bien me lancer dans la politique car j’aurais alors une certaine protection. Au Burundi les choses peuvent tourner mal très vite il faut être très prévoyant. Quand c’est chaud je me retire. Je sais que ce n’est pas facile car faire de la politique, c’est être un leader, être suivi par des gens et c’est justement dans les temps difficiles qu’il faut rester mais dans le cas actuel des choses, je préfère attendre ma nationalité norvégienne. Il ne faut pas ignorer la situation du Burundi. Cette discussion est déjà intéressante car elle représente un certain pan des Burundais de l’immigration. Ils pourront se voir dans cette discussion. Je suis toujours Burundais et le Burundi tout le monde a envie de l’aider à se lever, à se construire, à aller de l’avant, à ce que ça devienne un pays où il fait bon vivre. Mais c’est vraiment pas facile et il faut tenir en compte que ça peut mal tourner à chaque instant. Quand tu vois même des gens comme Rwagasore ou Sankara ils sont sortis pour étudier ailleurs, Rwagasore en Belgique et Sankara à Madagascar, avant de rentrer chez eux et de faire des choses chez eux. C’est pas dit que quand je retournerai au Burundi je compte faire comme Rwagasore ou Sankara ou créer même mon propre parti, peut-être que je vais utiliser les structures et les partis politiques existants.

 

Ce qu’il faut savoir avec les partis politiques au Burundi, c’est qu’ils ont une couleur ethnique. …

 

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