FIN’AMOR DE PETER SEVENAT. NECTAR POUR ABEILLES

21 03 2009

 

FIN’AMOR

 

 

Il est un prince sans armure, sans terre, ni château

Paré de lumière et animé d’une folle espérance

Des étoiles sont posées au bord de ses yeux.

Il n’est né d’aucune reine pas non plus d’une fée

Le monde est son royaume, le vent son fougueux destrier

Il compose dans sa tête des villes, des campagnes, des paysages

Et son souffle déjà puissant et régulier, à chaque expiration,

Caresse les hautes cimes dorées de ses forêts imaginaires.

 

De son poing, aucun cruel gerfaut n’accompagne son regard

Car toujours sa main reste ouverte, pour accueillir les promesses

D’un jour surgi de ses rêves, à chaque aube,

Lambeaux célestes, restes sublimes d’une nuit effilochée.

Sa paume tendue en corbeille, comme celle qui consolerait

Un oiseau frêle, palpitant et blessé 

Dont il lisserait, avec précaution, les ailes froissées.

 

A ses côtés nulle douce, ni tendre aimée ne joint encore, aux siens, ses pas

Ce sage jouvenceau mais quel âge a-t-il donc ?

Ce n’est plus un enfant, pas tout à fait un homme.

Alors, il écoute longuement le temps, goutte à goutte, s’écouler

Et il attend, avec patience, celle qui, née d’un songe

Ou de l’eau pure et tiède de la prochaine ondée,

Lui ouvrira les portes d’un royaume encore inconnu.

D’elle, il sera le page à jamais fidèle, sans l’ombre d’un doute.

 

Fou d’espoir, effleurant son bras, il la conduira sur sa nef d’argent,

Naviguer sur le fleuve tumultueux  des mots qui s’aiment,

Vers ce pays fragile dont pour toujours l’amour sera le roi.

Et ils y parcourront, sans lassitude, jusqu’au bout de leurs vies,

Ces chemins, à l’odeur  fraîche et douce d’herbe mouillée,

Où tout se termine pour tout recommencer, comme au premier matin.

Emerveillés à chaque éveil et se tenant, jusqu’à l’usure, la main,

Heureux d’être là et d’avancer tous deux  jusqu’au dernier lendemain.

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AMOUR DE YAMARN DASSAO. NECTAR POUR ABEILLES

5 03 2009

 

COMME AVANT

 

 

J’ai cru te voir à chaque idylle

Bien avant les joies fragiles

Quand les lunes étaient de miel

L’allégresse toujours fidèle

 

Avant qu’elle s’éloigne de mes peines

Et que mon cœur soit mis en berne

J’ai souvent bu le mot velours

Ce qu’elles disent  même sans amour

 

Excusez moi s’il tombe une larme

Je n’ai su panser les blessures de mon âme

Et les jours qui passent n’arrangent pas les choses

 

La nuit ne pense à elles

Le jour je pense à elles

Mais elle m’oubli déjà dans les bras d’un autre.

 

Je me dis souvent que

 

Je donnerai plus mon cœur comme avant

Vivrai mes histoires autrement

Jusqu’à ce que tu me viennes

 

Nos silences sont des mots

Que j’ai bu dans ton regard

Une médecine pour mes mots

Ecris la minute à nous vouloir

 

Etre ensemble pour la vie

Mais conscient que rien n’est acquis

Je vis l’amour en stéréo

Tu tournes en boucle dans mon magnéto

 

Excusez moi s’il ne tombe plus de larme

Elle a su panser les blessures de mon âme

Les jours qui passent elle arrange toutes les choses

 

La nuit ne pense à elles

Le jour je pense à elles

Mais elle ne m’oubli pas dans les draps d’un autre.

 

Je ne me dis plus que

 

Je donnerai plus mon cœur comme avant

Vivrai mes histoires autrement

Jusqu’à ce que tu me viennes

 

J’ai du mal à dire au revoir

Car on a beau ce prévoir

Mais qui sait si demain sera

Qui sait si demain on sera

 

Prenant la vie comme elle vient

Un présent sans lendemain

 

Et je ne me dis plus que

 

Je donnerai plus mon cœur comme avant

Vivrai mes histoires autrement

Jusqu’à ce que tu me viennes