Le texte de la Semaine

14 05 2008

 

D’un trait de diamant

 L’abeille a fêlé la rêverie du vieil homme en son désert

A présent il la suit des yeux

jusqu’à ce buisson d’abeilles ardentes

Qui sans se détruire

Déploie de dards et de miel son incandescence

 

Marche pieds nus car tu foules ici

Une terre dont la poussière n’a pas de prix

l’or du temps à l’or du sable confondu

 

Alors

ce qui se tient dans le buisson

répand alentour un silence

Qui couvre les bruits du monde.

 

 

Auteur anonyme

(In Leçon 3 : MOBUTU, la tragédie d’un peuple et d’un continent)