27 09 2007

abeille.JPGSalut tout le monde,

un petit mot pour vous signaler que la Revue Leçon 7 vous attend impatiemment

Elle traite du thème du ‘Cheveu crépu’

Nous vous signalons à ce sujet l’excellent ouvrage du docteur Juliette SMERALDA

les Editions JASOR, Guadeloupe – Régine JASOR - 46 rue Schoelcher 97110 Pointe-à-Pitre - Tél. 0590 91 18 48 – Fax : 0590 21 07 01

Pour vous mettre l’eau à la bouche, en voici des extraits assez croustillants!!!

«Notre intention n’est pas de chercher à ancrer les phénomènes de dénaturation de leur cheveu et de leur peau observés chez certaines populations, dans un discours de la sélection naturelle teinté de darwinisme social. Il s’agit plutôt de considérer ces phénomènes en tant qu’aberrations engendrées par une déstructuration du rapport de ces populations à leurs propre corps.» («Peau noire, cheveu crépu» – p. 40)

* le cheveu crépu/frisé: «Il donnerait spontanément le sentiment d’être hirsute, non domestiqué et «sale». Il semble donc faire désordre lorsqu’il est porté dans son état naturel, et par les femmes. Il est alors l’objet de moqueries et d’exclusion auxquelles les porteurs ne sont pas toujours en mesure de faire face, surtout lorsqu’il s’agit de s’intégrer à un groupe de pairs et de se sentir exister parmi ceux-ci. Se défaire du cheveu-stigmate serait donc devenu un leitmotiv auquel peu de femmes opposent une réelle résistance.» (p. 62) – «une (sur)représentation négative du cheveu crépu» (p. 69) – «l’histoire douloureuse et irréversible» (p. 103) du cheveu crépu – «se défriser c’est faire la preuve de son aptitude à devenir un sujet socialement «adapté» à un environnement désormais travaillé en profondeur par le modèle occidental» (p. 151) – «par la pratique du défrisage, il s’agit de soustraire les cheveux à la tyrannie du regard qui pénalise socialement. Crépu étant synonyme de disgrâce, d’imperfection, de ruralité, de manque de raffinement, etc., ce cheveu-là doit disparaître derrière un lissage». (p. 153)

* la peau noire: «une rigoureuse instrumentalisation de la couleur de l’épiderme» (p. 85) – «pour cadrer avec l’idéal en vigueur, aucun sacrifice n’est trop grand, aucune douleur insupportable» (p. 90) – la peau «soumise à des formes d’agression caractérisée» (p. 131) – «les personnes qui se défont de ce capital attaquent la couche cornée (de l’épiderme), qui les protège de l’action des ultraviolets et s’exposent ainsi à des pathologies qui peuvent entraîner la mort». (p. 131)

* le corps: la Rhinoplastie pour «dompter le nez épaté et le bout rond qu’il affiche, afin de doter le porteur malheureux d’un «vrai» nez, digne de ce nom: un nez pointu» (p. 170) – le «désépaississement» (p. 170) des lèvres.

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7 09 2007

abeille.jpgQue connaissons-nous exactement de l’Afrique ? A longueur de temps, les médias ne cessent de nous servir des clichés tous faits : c’est noir ou blanc ! C’est soit les ‘boat people’ et les guerres endémiques, soit les safaris et les paysages idylliques ! Mais, l’Afrique est nettement plus complexe que ça. C’est un continent avec un vécu, une Histoire. Et tant que nous n’arriverons pas à faire un lien entre l’Histoire africaine et l’actualité de l’Afrique, ce continent restera une terre lointaine où les conflits semblent être un sport national et la pauvreté un art de vivre. Nous ne pourrons que signer quelques chèques dans l’espoir de soulager un peu notre conscience car il nous sera impossible de trouver une solution aux défis immenses qu’affronte le continent africain.

Le premier pas est, donc, de nous permettre- à nous, jeunes africains- de se réapproprier notre Histoire. Mais, comment y parviendrons-nous, alors que nous avons été privé de ce Droit à l’Histoire pendant si longtemps? Nous qui maîtrisons sur le bout des doigts la philosophie de Platon, qui savons réciter les vers de Lafontaine, de Shakespeare alors que nous connaissons à peine la prose de Chinua Achébé, de Cheick Anta Diop ou la poésie de Dikobe wa Mogale. Et ce n’est là qu’un exemple !

Ce premier pas ne peut être fait que collectivement. A celui qui ‘sait’ de partager son savoir ! Nous sommes des abeilles, volons loin ! Butinons chaque fleur de chaque arbre et revenons à la ruche pour partager le nectar ! Ce forum – d’ailleurs, ce site tout entier – est notre ruche où nous viendrons peu à peu reconstituer les morceaux éparpillés de l’Histoire africaine.

N’hésitez pas à vous exprimer !

Allez vite jeter un coup d’œil dans la rubrique ‘Revues’, des nouveautés encore fumantes vous y attendent impatiemment !