L’ABUS DE POUVOIR. By MONTESQUIEU

3 12 2013

l'abus de pouvoir

« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser »
« Il faut donc que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »
Montesquieu – L’esprit des lois





FRED HAMPTON MORT A 21 ANS

18 11 2013

FRED HAMPTON MORT A 21 ANS

Fred Hampton (30 août 1948 à Monroe – 4 décembre 1969 à Chicago) est un activiste afro-américain américain, membre du Black Panther Party.
En prison, il rencontre Jose « Cha Cha » Jimenez, membre d’un gang chicano de Chicago qu’il transforme à sa libération, en 1969, en groupe des Young Lords. Hampton deviendra l’un des initiateurs de la Rainbow Coalition avec les Young Lords et d’autres collectifs.
Leader du Black Panther Party dans l’Illinois, il travaille à une alliance avec le gang Blackstone Rangers. Dans le cadre de COINTELPRO, le dirigeant du FBI Edgar Hoover autorisa personnellement des opérations de déstabilisation de cette coordination.
Fred Hampton fut assassiné dans son appartement, pendant son sommeil, lors d’un assaut mené par le FBI et des policiers du Chicago Police Department dans le cadre de l’opération COINTELPRO. L’assaut avait été préparé par l’agent infiltré O’Neil, qui avait réussi à devenir garde du corps d’Hampton. Mark Clark, qui dirigeait la section de Peoria (Illinois) du BPP, fut également tué lors de l’assaut, et plusieurs autres membres blessés, dont Ronald « Doc » Satchell, Blair Anderson et Verlina Brewer. Les survivants, dont la fiancée d’Hampton enceinte de huit mois, Deborah Johnson, ainsi que Brenda Harris, Louis Truelock et Harold Bell, furent tous inculpés de « tentative de meurtre » sur les policiers – bien qu’aucune balle n’ait été tirée – et la caution demandée fixée à 100 000 dollars. Quatre jours après l’assaut, Geronimo Pratt fut la cible d’un raid analogue à Los Angeles.
Un documentaire produit par Mike Gray et sorti en 1971, intitulé The Murder of Fred Hampton, rend compte de cet événement. La manipulation du FBI fut tellement explicite qu’elle mena à des inculpations pour obstruction d’enquête contre le procureur général Hanrahan et une douzaine d’officiers de la police de Chicago. Toutefois, les charges furent abandonnées après un arrangement avec les survivants du raid en 1972, selon lequel eux aussi bénéficieraient de la suspension des poursuites. Les survivants se joignirent toutefois aux mères des victimes pour demander réparation, et en 1982 le juge fédéral John Grady accorda 1,85 million de dollars en dédommagements aux familles, soulignant la présence d’une « conspiration pour exclure de leurs droits civiques les Black Panthers » .





NANNY REINE DES MAROONS JAMAIKKAINS

10 08 2013

NANNY REINE DES MAROONS JAMAIKKAINS

Figure de résistance des esclaves de la Jamaïque.
L’histoire de l’une des plus grandes figures emblématiques de la résistance jamaïcaine ne peut se raconter sans dépeindre au préalable le portrait des nègres marrons de la Jamaïque. Les marrons étaient des esclaves qui avaient fui de leurs plantations pour former leurs propres communautés dans les régions montagneuses de l’île. Ils étaient d’excellents combattants et, pour les colons, les battre n’était pas chose facile .

C’est sous la couronne espagnole, aux environs de 1650, que les premiers esclaves ont pu fuir. Et plus tard, lorsque les Britanniques sont arrivés sur l’île, une deuxième partie d’esclaves s’enfuira pour se rallier aux premiers marrons. Les nègres marrons de la Jamaïque étaient des esclaves déportés d’Afrique de l’Ouest, de la région d’Akan, d’où étaient originaires le peuple du Royaume d’Asante (ou d’Ashanti, qui donnera le Ghana actuel). Les nègres marrons aidèrent les esclaves à fuir de leur plantation pendant plus de 150 ans, menant la vie dure aux propriétaires et dévastant leurs terrains. Parmi ces esclaves récalcitrants se trouvait donc une femme que l’on avait affectueusement surnommé Nanny, voici son histoire:

Nanny est née aux environs de 1686 au Ghana. Elle venait de la tribu d’Ashanti, l’une des plus puissante d’Afrique de l’Ouest, et fut emmenée sur l’île de la Jamaïque en tant qu’esclave alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Plusieurs membres de sa famille faisaient parti du voyage et tous furent vendus sur l’ île et dispersés selon les régions. Nanny aurait été vendue à Saint Thomas Parish, une région située aux abords de Port Royal où les esclaves travaillaient jour et nuit, dans des conditions inhumaines, sur les plantations de canne à sucre. Ses trois frères et elle avaient été placés chez un même maitre. Mais pour Accompong, Cudjoe, Johnny et Quao, obéir aux maitres et fournir un aussi dur labeur pour le restant de leur vie étaient absolument inconcevable. Ils décidèrent de partir en marroange et fuirent de leur plantation en prenant le soin d’emporter leur soeur Nanny.

Durant leur cavale, les frères pensèrent à se disperser pour mieux organiser leur communautés de marrons. Ainsi, Cudjoe s’installa dans la région de Saint-James Parish où il créera un village qui portera le nom de Cudjoe Town, Accompong prendra la région de Saint-Elizabeth Parish et créera Accompong Town, tandis que Nanny et Quao formeront leur communauté à Portland Parish. Nanny y rencontrera son futur époux, Adou, mais ils n’auront pas d’enfants.

Nanny et ses frères devinrent rapidement les héros du peuple. Avec un courage inouï et une fantastique organisation, ils libèreront des centaines d’esclaves. Vers 1720, Nanny et Quao parvinrent à contrôler la région des Blue Mountains et lui donnèrent le nom de Nanny Town, un territoire de 500 acres (2.4 km²) où elles fera habiter les esclaves qu’elle aura réussi à libérer. Nanny Town occupait une position stratégique car sa situation permettait de repérer les ennemis à une haute altitude, ce qui rendait toute embuscade britannique impossible. En effet, la ville était située sur une crête où à 900-pieds se trouvait un précipice, et le long du précipice, il y avait une voie étroite qui menait à la ville, c’est là que Nanny avaient installés ses gardes à des points stratégiques. Afin d’avertir ses guerriers guetteurs de tout danger imminent, Nanni faisait sonner sa fameuse corne appelée abeng.

Les marrons de Nanny, extraordinairement bien entrainés, parvenaient à combattre les soldats Anglais là où ces derniers ne pouvaient techniquement pas faire le poids, comme dans les montagnes lors des grandes pluies. Nanny ordonnaient à ses guerriers de s’habiller de façon à ressembler aux arbres et aux buissons et envoyait quelques hommes pour se montrer volontairement aux soldats britanniques. Ces hommes servaient d’appât, et une fois repérés, courraient en direction des Marrons camoufflés. Les soldats britanniques qui les avaient suivi étaient ainsi pris d’assaut par les marrons qui les tuaient. Le climat et l’environnement n’aidant pas les Anglais, beaucoup parmi leurs soldats qui s’étaient aventurés à suivre les marrons dans les montagnes sont morts de maladie.

Une communauté de marrons, Jamaïque, fin 19ème siècle

Stratège militaire hors pair, Nanny avait aussi le sens des affaires. Elle avait organisé un commerce basé sur du troc de nourriture, d’armes et de vêtements, qui permettait de faire vivre sa communauté. Les marrons de Nanny Town vivaient aussi d’élevage de bétail et d’agriculture car Nanny avait textuellement imité le mode de vie des villages africains d’Asante, le climat de l’île de la Jamaïque le permettait d’ailleurs très bien. Et puis, elle ne manquait pas d’entrainer ses marrons à récupérer les biens des maitres esclavagistes lorsqu’ils allaient libérer d’autres esclaves avant de saccager complètement leur terre. En trente ans, Nanny avait réussi à faire fuir plus de 800 esclaves!

On attribuait à Nanny des pouvoirs occultes car elle pratiquait la religion Obeah, que l’on retrouve d’ailleurs encore aujourd »hui au Suriname, en Jamaïque, à Trinidad et Tobago, en Guyanne, aux Barbades ou autres pays des Caraïbes. La religion Obeah est un mélange de mysticisme et de magie blanche et noire. On sait par exemple qu’elle s’était moquée de certains soldats britanniques en leur demandant d’utiliser leur armes à feu sur elle. A leur grand étonnement, les balles avaient simplement glissé sur les vêtements de Nanny, rendant encore plus mystérieuse cette femme qui leur menait la vie dure depuis des années et qu’ils ne parvenaient pas à capturer.

Nanny aimait rappeler qu’elle avait hérité ses pouvoirs magiques et ses connaissances en stratégie du combat d’Afrique, du Royaume d’Ashanti d’où elle était originaire. Elle possaidait également un grand savoir-faire dans le domaines des herbes curatives et des traitements traditionnels, et n’hésitait pas à en faire profiter toute la communauté. Elle était en même temps guérisseuse et médecin. Pour toutes ces raisons, sa communauté lui vouait une grande estime et l’affectionnait particulièrement. Tous, étaient les enfants de Nanny.

Dans le Journal of the Assembly of Jamaica du 29 et 30 Mars 1733, un esclave noir qui aurait combattu dans la première guerre contre les marrons, le Capitaine Sambo, aussi connu sous le nom de William Cuffee, étaitt cité dans la rubrique de « l’esclave loyal » en ces termes : car ce très bon Nègre a tué Nanny, la femme rebelle Obeah. En effet, entre 1728 et 1734, Nanny Town et d’autres communautés des marrons furent sévèrement attaquées par les forces britanniques, c’est à ce moment là, en 1733, qu’elle sera tuée.

Que retenir de cette résistante africaine? Prennons simplement la définition du terme anglais que les marrons jamaïcains avaient choisi pour appeler affectueusement cette femme extraordinaire. Dans la langue anglaise, « nanny » est utilisé pour désigner toute personne qui prend soin d’un enfant en l’absence de ses parents. Cette définition devrait suffir à nous permettre de retenir le plus important de ce personnage historique, qui, certainement, aura marqué la mémoire collective de la Nation Nègre. A coup sûr, elle était celle qu’on peut aisément et pertinemment appeler une Reine et une Héroïne d’Afrique.

Le portrait de Nanny sur ce billet de 500$ témoigne de l’affection que les Jamaïcains éprouvent encore pour leur « Grandy Nanny » (Nanny of the Maroons)





RWAGASORE vie, combat, espoir. By SHASHAMANE

11 04 2013

Louis-Rwagasore

Rwagasore: vie, combat, espoir

En 2012, le Burundi fête ses 50 ans d’indépendance. Une personne, figure emblématique de la lutte anticoloniale, est étroitement liée à cette indépendance. On parle, bien sûr, du Prince Louis Rwagasore, fils du roi Mwambutsa IV Bangiricenge.

Dans sa courte vie politique, il parvient à rassembler une grande foule de militants autour d’une vision : se libérer du joug colonial. Et, lors des élections libres organisées en 1961, son parti sort vainqueur et il devient premier ministre. Toutefois, quelques jours seulement après la formation de son Gouvernement, il est assassiné le 13 Octobre 1961. Le 1er juillet 1962 le Burundi acquiert l’indépendance en l’absence de celui qui s’est donné corps et âme pour arriver à ce grand jour.

Ce documentaire s’appuie sur ce que racontent des témoins directs et sur des sources historiques vérifiées. Rwagasore, l’héros de l’Indépendance, est bien connu de nom par tout le monde mais beaucoup ignorent qui il était vraiment et qu’elle était sa vision pour le pays. Ce film ouvre le rideau sur sa vie et sa lutte politique.

Il nous illustre l’homme derrière le mythe et justifie l’interprétation de l’apparente défaite en sa mort comme un espoir restant pour le Burundi d’aujourd’hui et de demain.





LES BIENS MAL ACQUIS. By LA FRANCE

9 04 2013

z3342

 

Colonisation, esclavage, Francafrique….ont-ils été rentable à la France?

Les richesse de la France ont-elles été bien acquises?

Sans innocenter ces voleurs africains, l’affaire des biens mals acquis soulignent une fois de plus le néocolonialisme, cette justice à deux vitesse et cette volonté de ne pas voir des noirs puissants.

Un documentaire époustouflant

 





LES DREAD LOCKS. By MORTIMO PLANNO

27 01 2013

LES DREAD LOCKS. By MORTIMO PLANNO

Mortimer Planno
Mortimer Kumi Planno (Cuba, 6 septembre 1929 – 5 mars 2006, Kingston) est considéré comme un personnage essentiel de l’histoire du mouvement rasta. Arrivé dès son jeune âge en Jamaïque, avec sa mère, May Parks, et son père, Miguel Planno, brother Kumi a grandi dans les quartiers de l’ouest de Kingston, des bidonvilles.
Un fondateur du mouvement rastafari
Dans les années 1950, il se fait connaître par son engagement dans les premiers mouvements rastafari et apparaît comme un des pionniers du port des dreadlocks comme signe d’appartenance à Rasta. Il participa également à la fondation de la Rastafari Movement Association, en relation avec l’Ethiopian World Federation fondée en 1937 à l’initiative de S.M.I. Hailé Sélassié Ier pour soutenir l’Éthiopie contre le fascisme mussolinien et dont les structures avaient subsisté afin de favoriser le retour des Noirs vers l’Afrique.
En mai 1958, il participe, avec Prince Emmanuel à l’organisation de la première Grounation unitaire des Rastas à Back-o-Wall, un quartier de Kingston.





L’OR DU KIVU ET LA CHUTE DE GOMA. By LES MAÏ MAÏ

22 11 2012

L’or de Kamituga décisif pour la chute de Goma.

La flambée des cours de l’or a été déterminante.

Un documentaire très bien fait qui retrace cette histoire.