LA DROGUE AU BURUNDI. BY HUGUES NKENGURUTSE.

23 03 2010

Comme dans tous les pays du monde, la drogue est présente dans mon pays le Burundi. C’est un phénomène qui est là avant même la colonisation. Le cannabis était présent mais aucune étude n’a encore montré son usage spécifique dans les rites surtout dans la communauté des Batwa (pygmées).

 Cependant, de nos jours, tout dépend de ce que l’on appelle drogue. Il faut noter ici qu’en parlant de l’alcool, c’est un produit qui fait partie intégrante de la coutume, des mœurs des barundi. Chez nous, aucune rencontre ou activité sociale ne se fait sans alcool

Toute conversation « sérieuse » entre deux personnes ou plus se fait autour d’un verre. On ne peut pas penser un Burundi sans alcool. Mais, ça c’était un faux problème dans le temps parce que dans le Burundi ancien, l’alcool de banane ou de miel était brassé selon la tradition sans produits chimique, et relativement accessible pour tout le monde.

Dans le Burundi moderne, l’alcool est devenu un problème de société surtout avec la crise socio –économique qui dure depuis 17 ans. Seule une industrie détient le monopole de fabrication de la bière. Ses prix oscillent autour de 1 dollar la bouteille. Trop cher pour une population dont au moins 80% vit sous le seuil de la pauvreté. Il s’est créé donc d’autres alternatives avec de boissons trop fortes fabriquées clandestinement dans des conditions d’hygiène déplorables. Ces boissons qui dépassent parfois 50% en teneur d’alcool font des ravages surtout en milieu rural où les gens n’ont pas la possibilité de se procurer une bière « légale ». Cela explique la montée du diabète qui est devenu en moins de 10 ans la deuxième cause de mortalité après la malaria et avant le SIDA.

 Pire encore, même les produits alcooliques sous régionaux apparemment nocifs, ne sont pas contrôlés. Le bureau burundais de normalisation (BBN) qui devrait contrôler la qualité des produits, ne contrôle que moins de 1% des importations, touts domaines confondus. Avec le chômage et le sous emploi qui caractérisent l’économie burundaise, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur, sans politique publique spécifique en la matière.

Pour les drogues, le ganja est le plus répandu, surtout dans les centres urbains. De plus en plus jeunes fument de l’herbe mais le drame c’est qu’ils fument en buvant de l’alcool avec des extasies très bon marché. Le prix d’un joint tourne autour de 0.1 dollar ce qui est relativement accessible pour tout le monde. Quant aux drogues dures, elles sont souvent confinées dans les milieux aisés car très chères.

En bref, le problème de drogue au Burundi prend de l’ampleur et pénètre les contrées rurales. Mais si la société ne s’attaque pas aux vrais causes de sa propagation à savoir le chômage, l’acculturation, l’éducation, la guerre,… pour sûr que le problème perdurera.   

 Hugues NKENGURUTSE 

 BURUNDI

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One response

26 03 2010
Colas

Bonjour,

Dans quelques jours nous célébrerons le 127ème anniversaire de l’impératrice Menen Hailé Sélassié, qui était l’épouse de sa majesté…et j’avais une question en regard avec ma ‘dite  » communauté ou règne fornication et débauche.
quelle est la place de l’homme dans la famille, la société ?
la femme valorise t elle sa relation avec l’homme qu’elle aime.
effectivement un frère m’a dit une fois que la polygamie c’est bien, et il vit en Martinique (il a confondu) fornication et désir sexuel..car aujourd’hui il ne vit avec aucune des femmes…Donc pour appuyer votre exposé je pense que c’est un comportement bestial et c’est pour cela qu’il y des princes des rois qui eux s’adonnent au affaires de Dieu donc se doivent de respecter certaines règles (l’Egypte pharaonique n’a t elle pas perdu de notorièté lorsque les princes commencèrent à mettre en cause les valeurs et préceptes qui sied à leur rang)
Donc cette affaire de tromper sa femme et se justifier n’est qu’un vice qui mine nos sociétés, c’est vrai que beaucoup de gens pensent au sexe pas au conséquence, c’est la meme chose lorsque vous faites des enfants il faut les faire grandir… et cela peu de d’hommes sont capables de l’assumer car eux memes sont de grands enfants et ils ne sont pas a memes d’etre responsables..la grande mode maintenant on vient s’installer chez une femme et c’est ‘sa »femme…J’ai lu dans un document que la femme en Egypte ne se remariait pas lorsqu’elle divorcait (quand elle avait des biens) et je pense que les soeurs noires aussi doivent changer de comportement..Moi je refuse toute relation dont la personne ne sait pas ce qu’elle veut..car pour sur comme dis le code napoléon (code civil) le mariage est une institution et un acte solennel et rien à faire des conccubinage qui ne stabilisent pas nos sociétés.. Merci pour votre courage et enfin les grands débats sur nos sociétés afro descendantes et africaines vont surement germer pour les générations futures..pour qu’elles ne reproduisent pas les erreurs du passé.
bless

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